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POZ n°49 Imprimer Envoyer
Lundi, 13 Juillet 2009 14:13

 


SOMMAIRE


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ÉDITO


 

« 4. Quand le soir fut venu, Jésus se mit à table avec les douze apôtres.
5. Et comme ils mangeaient, il leur annonça : « En vérité, en vérité je vous le dis, l'un de vous me trahira. »
6. Alors ils se regardèrent les uns les autres, et ils dirent : « Vous, alors, Seigneur, on peut dire que vous savez apporter la joie dans les banquets ! » Et ils rirent, mais leur rire était un étrange rire en vérité. »
François Cavanna, « Les Écritures : les aventures de Dieu, les aventures du petit Jésus », Belfond, 1982.

 

 

La zététique est née aux alentours de l'année zéro de notre ère. La controverse subsiste encore sur la date : faut-il considérer comme événement fondateur la création de l'Observatoire zététique, qui a de fait été prise comme année zéro du calendrier de l'Ère zététique vers l'an 2338 du calendrier grégorien répandu alors (soit en 334 de notre ère), par la réforme voulue du Maître Florent XVII Fabre-Martin-Michiellot ? Ou faut-il remonter plus loin, aux écrits pré-oziens qui nous sont incomplètement parvenus et dont la datation est incertaine ?

Il paraît néanmoins clair aujourd'hui que l'historicité de la légende est sujette à caution. En effet, le Codex Monvoisinus, retrouvé récemment lors des fouilles menées par le professeur Goffre dans le Dauphiné, remet en question la légende rapportée par les Archives de la POZ compilées en 213 de notre ère par la Maîtresse Géraldine VII Fabre-Martin-Michiellot. Il est également clair que cette philosophie (le terme de religion a été officiellement banni en 457 par le Guide Suprême Milo XXI Gaillard) a repris, au moins dans ses formes, certains rituels de religions antiques.

Le document que nous avons sous les yeux aujourd'hui, retrouvé dans le fonds Stanislas de la Très Grande Bibliothèque Numérique de la Cité d'OZ, est à rapprocher d'une œuvre plus ancienne, peinte sur le plafond d'une église du culte chrétien, disparue lors des bombardements de 618 mais attestée par de nombreux documents. Il s'agit d'un document pictural statique en deux dimensions de format paléo-numérique. Les données dont nous disposons l'attribuent à Florent Ier Fabre-Martin-Michiellot ou au prophète Éric Bévillard suivant les sources. Il représente le rituel du repas, en vigueur alors dans les sociétés chrétiennes, probablement lors de l'une des réunions secrètes tenues par le groupuscule ozien à ses débuts. Il date assurément de l'an 5 de notre ère. Les historiens s'accordent à dire que les personnes présentes ne sont ni plus ni moins que les Arsouilles que la légende a consacrés.

Au centre, il s'agirait de l'Éclairée Anaïs, souvent nommée la Bergère des Obscurs. Elle a été confondue parfois avec la Présidente d'alors, l'Arsouille Géraldine, cofondatrice de la dynastie des Fabre-Martin-Michiellot à la fin de sa vie. Mais on s'accorde aujourd'hui à voir l'Arsouille Géraldine dans le premier personnage situé à gauche du personnage central. L'attitude pensive, à l'écoute, tête inclinée, est conforme à la réputation de grande sagesse qui nous est parvenue. Elle semble écouter les conseils de l'Arsouille Stanislas, inspirateur de la TGB de la cité d'OZ fondée après sa mort en l'an 21 de notre ère. Devant lui, il s'agirait de l'Arsouille Nicolas I Gaillard, devenu premier Guide Suprême lors du Grand Schisme de 57.

Le personnage debout à l'extrémité gauche serait l'Arsouille Florent, cofondateur de la dynastie des Fabre-Martin-Michiellot. Il est représenté debout comme souvent, mais il est ici étrangement muet et sans la petite bouteille qui est son attribut habituel. L'Arsouille Denis, qui touche l'épaule de l'Arsouille Stanislas, a devant lui son attribut traditionnel nommé tête-de-brok, dont la signification reste mystérieuse. Levant les mains pour prendre la parole, vient ensuite l'Arsouille Fabrice, dont les nombreux écrits ont été ajoutés aux Archives de la POZ par Géraldine VII à l'issue du Concile de Manas en 218.

Le groupe qui discute à l'extrémité de droite serait composé des Arsouilles Adi, Bertrand et Éric (qui ne doit pas être confondu avec le Prophète Éric). La tradition veut que ce soit lors de cette réunion qu'est née la Controverse qui a donné lieu au Grand Schisme : y a-t-il des extraterrestres ou des yétis sous les burqas ? Les trois Arsouilles seraient en train d'en débattre. L'Arsouille Adi était le zélateur des yétis (n'oublions pas que c'est lui qui a fondé l'ordre du Poil), l'Arsouille Bertrand et l'Arsouille Éric étaient sceptiques. Par la suite, l'Arsouille Éric a fini lui aussi par rejoindre l'ordre du Poil, que l'Arsouille Bertrand a, lui, combattu avec la violence que l'on sait.

Debout, derrière l'Arsouille Éric, se tient l'Arsouille Richard, dit le Prophète du Désert de la Montagne, représenté avec un livre dans lequel on voit aujourd'hui le Codex Monvoisinus. Pensif, à droite du personnage central, se tient l'Arsouille Franck, connu pour avoir, en l'an 13, établi les règles dites de Grande Manipulation qui ont permis au groupuscule de s'étendre massivement. Derrière lui, le doigt levé, le traître Nicolas qui, on le sait, a vendu à la police du despote d'alors, pour trente bouteilles de bière, l'Éclairée Anaïs qui cultivait des légumes en secret.

La symbolique très forte de ce document exceptionnel n'est, aujourd'hui encore, pas très bien connue. La présence de la bouteille sur la table, par exemple, n'est pas expliquée. Plus généralement, l'aspect résolument mystique ne cadre pas très bien avec ce que l'on sait de l'état du groupuscule d'alors, qui était plus une association sceptique et rationaliste que la philosophie d'État qu'elle est devenue. Certains pensent que ce document représente justement un événement fondateur pour l'évolution du groupuscule. Nul doute que des études supplémentaires, notamment des fouilles dans les fonds anciens de la TGBN de la Cité d'OZ et en particulier l'étude systématique des Archives de la POZ, permettront d'en savoir plus.

Je vous remercie de votre attention.

 

Stanislas Antczak
Éditorialiste du futur

 


LES NOUVELLES DE L'OZ


 

Sea, zet and sun

Le dernier week-end de juin, l'Observatoire zététique a organisé, dans la Drôme, sa quatrième université d'été : Ultimate Z4.

Au fil des années, ce rendez-vous annuel est devenu pour nous une occasion idéale de rencontrer d'autres sceptiques que nous ne connaissons parfois qu'à travers le web. Pour cette quatrième édition, nous n'avions jamais été aussi nombreux : 30 participants dont 17 invités venus de toute la France. Nous avons eu beaucoup de plaisir à accueillir pour la première fois, Denis Caroti, président de l'association Marseille zététique ; Jean-Marc Temmos, webmaster du blog zetein-sciences ; Nicolas Gauvrit, mathématicien et grand contributeur de la revue Science et Pseudo-sciences ; et Roger Gonnet, ex-scientologue webmaster du site www.antisectes.net. Ézéquiel, Marwane, Zine et Benjamin, étudiants ou doctorants-moniteurs qui avaient suivi les formations zététiques dispensées à l'Université de Grenoble, se sont également joints à l'aventure. Cette année encore, nous étions donc finalement... 13 membres de l'OZ (ça en devient presque troublant).

La grande demeure drômoise qui nous accueille chaque année nous a offert, une nouvelle fois, un cadre parfait pour ces rencontres. Sous le soleil ou à l'ombre du tilleul, l'ambiance fut très conviviale. Malgré notre nombre, l'organisation des repas et le partage des tâches ménagères se sont improvisés efficacement.

 

Malgré un petit air de vacances, l'ambiance était studieuse, en plein air ou dans la maison, lors de l'université de l'OZ.

 

Comme toujours, le programme du week-end était chargé et diversifié, mais les horaires furent plus ou moins respectés. Durant ces 48 heures de zététique, nous avons pu discuter, tour à tour et parfois sans transition, de l'anthroposophie, de la cure Breuss, de la monoforme, de l'anti-spécisme, de la vulgarisation, du féminisme, de la scientologie, de la loi de Murphy, de nos perceptions du hasard, des séries télévisées, de manipulation et de bioéthique.

L'exposé de Nicolas Gaillard sur l'influence minoritaire a été particulièrement apprécié. Avec son talent habituel, notre spécialiste des questions de psychologie sociale nous a présenté les mécanismes par lesquels une personne à l'opinion minoritaire peut exercer une influence sur un groupe à l'opinion divergente. En s'appuyant sur les travaux menés dans les années 70 par Serge Moscovici, Nicolas nous a confortés dans notre démarche respectueuse des croyances d'autrui, démarche qui est, semble-t-il, plus efficace que la confrontation pour ouvrir le dialogue et inciter à la réflexion.

 

Expériences scientifiques (à gauche), concours de mauvaise foi (au centre) et baignades étaient également au programme. L'ovni de la psicine n'a d'ailleurs pas manqué le rendez-vous.

 

Les exposés et les débats furent entrecoupés de baignades dans la piscine et d'apéros arrOZés mais aussi d'expérimentations scientifiques. En effet, pour la première fois, nous avons profité de ce rassemblement pour réaliser deux expériences : un test en double aveugle de la Clé du Vin (ustensile œnologique censé faire « vieillir » le vin) et un test sur la sensation d'être observé (capacité de ressentir le regard d'un observateur placé derrière nous). Ces allégations n'étant pas l'apanage de sujets doués, chacun pouvait prendre part aux tests et beaucoup de volontaires ont accepté avec plaisir de jouer les cobayes. Ces deux expériences sont décrites en détails dans les articles qui suivent.

Samedi soir, nous n'avons pas échappé au traditionnel concours de mauvaise foi, organisé par son vainqueur de l'année précédente, Éric Bévillard. S’opposant dans des matchs à deux contre deux, les participants devaient défendre en utilisant le plus possible d’arguments rhétoriques de mauvaise foi des thèses pseudo-scientifiques, sous l’œil attentif d’un jury évaluant leurs prestations. L'argument d'autorité, les faux dilemmes, les attaques ad hominem, les appels à la pitié ont plu pendant deux heures. À ce jeu, Nicolas Vivant s'est montré le plus brillant même si Benjamin lui a donné du fil à retordre en finale. Quoi qu'il en soit, on ne sait toujours pas si ce sont des aliens ou des yétis qui se cachent sous les burqas (sujet de la demi-finale).

Ce week-end dense et finalement pas si reposant s'est achevé avec le très attendu Questions pour un Zampion préparé par Stanislas Antczak. Vous en trouverez un aperçu à la fin de cette newsletter dans notre quizz de l'été. Des langues de belle-mère en guise de buzzer, nous avons bataillé en solo lors de la première manche. Les trois meilleurs : Richard Monvoisin, Anaïs Goffre et Denis Caroti ont ensuite constitué leurs équipes pour répondre aux 12 questions de la deuxième manche. Le questionnaire « Les politiciens et le paranormal » aura été fatal à Anaïs et le face-à-face final a ensuite été exclusivement masculin. C'est finalement Richard qui a remporté, d'un cheveu (qu'il a fort long), le match.

 

La traditionnelle photo de groupe à la fin du week-end. Rendez-vous est pris pour l'année prochaine.

 

Après notre dernier repas (voir l'édito), tout le monde est reparti enchanté par l'ambiance particulièrement agréable de cet Ultimate Z4. Son cocktail de présentations critiques, de discussions philosophiques et de jeux zététiques semble avoir unanimement séduit les participants. Lors du bilan, certains ont malgré tout fait remarquer que nous nous étions peut-être un peu éloignés de la mission première de ce rendez-vous, à savoir la formation interne de nos membres, et de notre domaine de prédilection, le « paranormal ». Quelques suggestions ont été émises pour améliorer la formule et notamment la dimension pédagogique des différentes interventions, même les plus ludiques. Elles seront probablement exploitées l'année prochaine.  Ben oui, on vous donne déjà rendez-vous à l'été 2010 pour Ultimate Z5 !

Géraldine Fabre

 

La sensation d'être observé : tests préliminaires

Depuis plusieurs mois, je m'intéresse à la sensation d'être observé (en anglais, the feeling of being stared at). Selon certains parapsychologues, nous posséderions tous, plus ou moins, la faculté extrasensorielle de ressentir le regard d'une personne placée derrière nous.

Les recherches sur cette capacité psi remonte à la fin du XIXe siècle (Titchener, 1898) mais c'est le biologiste anglais Ruppert Sheldrake qui popularisa son étude scientifique il y a quelques années (Sheldrake, 1998, 2003), notamment grâce à des expériences qu'il réalisa en grand nombre dans les écoles et un test mis en ligne sur son site web. Ses travaux, qui furent critiqués sur le plan méthodologique, font état de nombreux résultats très significatifs (bien supérieurs au hasard). Une expérience réalisée par Richard Wiseman (sceptique) et Marilyn Schlitz (parapsychologue) donna également des résultats positifs avec Marylin Schlitz et mais négatifs avec Richard Wiseman (Wiseman & Schlitz, 1997). Pour les parapsychologues, cette expérience apportait par la même occasion une preuve de l'influence de l'adhésion d'un sujet à une croyance sur ses résultats à un test psi, influence appelée effet mouton-chèvre. Ainsi, le groupe des « moutons » qui adhèrent à la croyance est censé obtenir de meilleurs résultats que celui des « chèvres » qui n'y croit pas.

Si aujourd'hui la plupart des sceptiques estiment que les preuves avancées dans l'étude de la sensation d'être observé restent insuffisantes pour conclure à son existence, pour la plupart des parapsychologues en revanche, le phénomène est clairement avéré. Face à un enlisement du débat dans des considérations statistiques, il me semble finalement bien difficile de conclure sans de nouvelles expériences irréprochables sur le plan méthodologique.

Heureusement, l'expérimentation de cette faculté psi semble relativement simple puisqu'elle ne nécessite pas de sujet doué. De plus, l'effet est a priori perceptible même à travers une caméra de vidéosurveillance, de quoi assurer une isolation sensorielle parfaite. Stanislas Antczak et moi avons donc proposé à l'Observatoire zététique de réaliser cette expérience dans le cadre de son université d'été, afin de profiter d'un grand nombre de sujets potentiels.

Dans cette expérience, le sujet et l'observateur étaient placés dans deux pièces différentes avec chacun un expérimentateur leur servant d'assesseur (Stan et moi). Les deux pièces étaient bien séparées, situées à des étages différents de la maison. L'observateur voyait le sujet à travers un écran de télévision relié à un caméscope placé derrière le sujet. Des séries aléatoires de 20 consignes (0 : ne pas observer, 1 : observer) avaient préalablement été préparées (avec le générateur de hasard d'Excel) et cachetées. Au début de l'expérience, le sujet tirait au hasard une enveloppe de consignes qu'il remettait à l'assesseur de l'observateur. Les deux équipes se mettaient ensuite en place et ne devaient plus communiquer que par un « bip » envoyé au moyen d'un talkie-walkie par les assesseurs pour prévenir que l'observateur était en place, ou que le sujet avait donné sa réponse. Chacun (observateur, sujet, assesseur sujet) notait la consigne reçue ou la réponse donnée. À la fin du test, les deux équipes se rejoignaient pour le dépouillement.

Afin de maximiser nos chances d'observer le phénomène, nous avons tenu compte des recommandations de parapsychologues et notamment demandé à notre observateur de fixer intensément le sujet lorsqu'il devait le regarder et de détourner son regard et son attention (avec une BD) lorsqu'il ne devait pas. Les liens entre le sujet et l'observateur (famille, couple, amis, etc.) ont également été précisés, ainsi que leurs éventuelles capacités artistiques (qui seraient corrélées à leur sensibilité de ressentir la sensation d'être observé) et leur croyance en l'existence d'une telle capacité.

 

Expérience sur la sensation d’être observé. À gauche, l’observateur (de dos, en gris), se concentre sur le sujet qu’il voit à travers l’écran de télévision, lorsque l’expérimentateur (en blanc) lui en donne la consigne. Il détourne son attention en lisant une BD sinon. La série de consignes est aléatoire. À droite, dans une autre pièce, le sujet (de dos) note ses sensations.

 

Durant le week-end, neuf expériences ont été réalisées. Sur les 20 tests, un résultat supérieur ou égal à 16/20 ou inférieur ou égal à 4/20 aurait été considéré comme extraordinaire (moins de 1% de chance de se produire par hasard). Aucun couple n'y parvint ; la meilleure note fut 13/20, la moins bonne 5/20. Nous n’avons donc pas réussi à mettre en évidence l’existence de la sensation d’être observé.

Mais nous n'allons pas nous arrêter là. Prochainement (je l'espère), l'expérience sera reproduite avec un échantillon plus grand et plus diversifié de sujets. À suivre... Si vous avez envie de participer, n'hésitez pas à nous contacter.

Géraldine Fabre

 

Notes et références :

Edward B Titchener, (1898). The feeling of being stared at, Science, 8, 895-897.

Wiseman, R. & Schlitz, M. (1997). Experimenter effects and the Remote Detection of Staring, Journal Of Parapsychology, 61, 197-208.

Sheldrake R. (1998). The sense of being stared at : experiments in school, JSPR, Vol. 62, p. 311-323.

Sheldrake (2003). The sense of being stared at and other aspects of the extended mind, Ed. Hutchinson.

 

La clé du vin

Il y a quelques temps en faisant les magasins pour trouver un cadeau de Noël à mon beau-père, Géraldine Fabre et moi sommes tombés sur la Clé du vin. Dans sa jolie boite en cuir, cet ustensile œnologique nous a laissés un peu dubitatifs sur le coup : pour 90 euros, cette cuillère aplatie avec au bout de son manche une pastille ressemblant à du cuivre est censée faire vieillir de manière accélérée le vin : « La Clé du Vin est calibrée de telle sorte qu'une seconde de contact avec un verre de vin (1dl) corresponde à une année de garde. La Clé du Vin est efficace sur tous les différents types de vins : les vins blancs, rouges, rosés, moelleux, liquoreux, effervescents. » L'invention aurait obtenue la médaille d'argent du concours Lépine en 2004. ; l'alliage mystérieux ferait l'objet de brevets. Sceptiques quant aux allégations, nous ne l'avons pas achetée. Mais en racontant l'anecdote lors d'un repas de famille, mon beau-père nous avoua en avoir déjà une, qu'on lui avait offerte et qu'il n'avait jamais testée.

Parfaite occasion pour se livrer à un test rapide (et boire un coup) ! On dégaina promptement deux verres dans lesquels on versa le même vin, un rouge. Géraldine plongea la clé quelques secondes dans l'un d'eux, sans que je regarde. Poussés par la curiosité, nous ne prenons pas le temps de nous demander quels peuvent êtres les paramètres à considérer, les conditions à imposer... On veux juste se faire une idée quoi !

Et là, surprise ! Je n'ai pas eu le temps de goûter le vin que, rien qu'au nez, je faisais déjà une différence flagrante entre les deux verres... Les autres convives de confirmer. Wow...

Nous avions finalement jugé l'efficacité de la clef du vin comme vraisemblable, et fini par rationaliser son action potentielle (la pastille de cuivre serait un alliage qui servirait de catalyseur aux réactions d'oxydoréduction se produisant dans le vin lors de son vieillissement). Quelques semaines plus tard, Géraldine en offrait une à son père.

Bien conscients des nombreux biais de notre expérience préliminaire, nous avions le projet de refaire un test beaucoup plus rigoureux. Et quelle meilleure occasion que l'Ultimate Z pour faire d'une pierre deux coups : 1) soumettre le protocole à la critique affûté des zététiciens, 2) apaiser la soif de ces mêmes experts, qui ne se feront sûrement pas prier.

Notre nouveau protocole était plus strict : double aveugle, randomisation, analyse statistique, etc. Nous avions acheté quatre bouteilles de vins (deux rouges, un blanc et un rosé) avec lesquels nous avons rempli quatre séries de six verres en plastique (sans odeur et de faible inertie thermique) numérotés de 1 à 6. Un lancer de dé pour chaque vin décidait dans quel verre la clé du vin était plongée quelques secondes. Les sujets devaient ensuite retrouver le verre contenant le vin « vieilli ». L'identification se faisait d'abord au nez, ensuite au goût.

Quinze personnes ont passé le test et le résultat fut, une nouvelle fois, une surprise : alors que, à la lumière de notre test préliminaire, nous nous attendions à un succès, l'expérience fut cette fois un échec... L'échantillon étant faible, il fallait obtenir 4/4 (au test olfactif ou gustatif) pour que le test soit un succès. Les résultats finaux sont représentés ci-dessous. Dans ces conditions, l'efficacité de la clé du vin n'a  donc pas été démontrée...

 

 

À gauche, la clé du vin dans sa boîte en cuir. À droite, les résultats de notre expérience : le graphe donne, sur les 15 participants, le nombre personnes ayant identifié les verres contenant les vins prétendument vieillis par la clé du vin, lors des évaluations au nez et au goût.

 

Pourquoi une telle différence entre les deux expériences ? C'est pour essayer de répondre à cette question que Denis et moi avons exploré l'hypothèse du verre. Lors de notre première expérience, nous ne nous étions pas assurés que les deux vins avaient bien la même odeur AVANT de tremper la clef du vin, il était donc possible que la différence soit venue du contenant plutôt que du contenu. C'est dans la cuisine que Denis et moi avons pu vérifier que les verres vides avaient des odeurs différentes, même vides. Et qu'après les avoir lavés, leur température différente pouvait également changer notre perception de l'odeur. Sans parler du niveau de remplissage du verre. Bref, c'est plus subtil qu'il n'y paraît de prime abord.

Quoi qu’il en soit, cette histoire illustre parfaitement, une fois de plus,  que seule une expérience scientifique rigoureuse (double aveugle, randomisation, traitement statistique) permet d’être sûr de ce que l’on observe... Mais nous ne manquerons pas de répliquer l'expérience (à des fins purement scientifiques, cela va sans dire) afin de nous assurer du résultat et de la validité de ces nouvelles explications.

Florent Martin

 

La newsletter de l'OZ est-elle paraskévidékatriaphobique ?

En théorie, la newsletter de l'OZ est envoyée tous les 13 du mois à 13h13 depuis le 13 juin 2007. En théorie.

En pratique, vous n'y avez peut-être pas fait attention mais nous avons eu quelques ratés, en particulier les vendredis 13... Cela a commencé le 13 juillet 2007 (13h26), puis le 13 juin 2008 (13h16), le 13 avril 2009 (13h17) et enfin le 13 juin 2009 (13h15). Pire que tout, mystérieusement, la POZ n°48 a été envoyée... tronquée.

Bref, on en deviendrait presque triskaidékaphobique (= effrayé par le nombre 13). En bons zététiciens, cela ne va pas nous empêcher de nous acharner, juste pour vérifier cette hypothèse. On continue nos stats, on vous tiendra au courant. Le prochain vendredi 13, c'est au mois de novembre.

En attendant, nous nous excusons auprès de nos abonnés. Avec la nouvelle version de notre site web, il est fort probable que nous manquions de ponctualité au cours des prochains mois, le temps de rôder la procédure d'envoi.

Géraldine Fabre

 


ACTUALITÉS
Les actus du « paranormal »


 

L'évolution en France

Comme nous l'avons vu dans un article précédent (Comprenez-vous bien la sélection naturelle ? POZ n°45), l'évolution et la sélection naturelle restent mal comprises du grand public, qui semble leur préférer une version finaliste. Cette méconnaissance est imputable à différents facteurs : notre fonctionnement cérébral (recherche de causalité systématique), une mauvaise communication médiatique et probablement un enseignement partiellement défaillant.

On ne peut naturellement pas éliminer le premier problème, mais une prise de conscience de nos biais cognitifs (par l'enseignement de la zététique par exemple) permettra peut-être de limiter ses effets. Concernant le second point, il incombe aux vulgarisateurs scientifiques d'utiliser une sémantique précise (une théorie scientifique n'est pas une hypothèse, par exemple), d'abandonner les métaphores ambiguës et les coupables imprécisions (combien d'émissions de vulgarisation évoquent des espèces qui ont su « s'adapter à leur environnement » ?) . Quant au dernier problème, il peut tenir à de mauvaises méthodes pédagogiques mais aussi à une méconnaissance du sujet de la part des professeurs eux mêmes !

Afin de mieux cerner l'étendue et la nature du malaise, des Professeurs de l’Université Paris-Sud XI ont mené durant trois années (de 2005 à 2008) une enquête afin d’évaluer les connaissances sur l’évolution des étudiants de L1 en biologie à Orsay et ceux du PCEM (première année du premier cycle des études médicales). Il est important de noter que la très grande majorité des étudiants sondés avaient un baccalauréat scientifique et qu'ils ont répondu après plusieurs mois de cours durant lesquels le sujet de l'évolution a été abordé.

Les résultats (1) sont édifiants :

  • 2 % des étudiants pensent que l’évolution biologique « est une théorie qui a été réfutée ».
  • 4 % considèrent que « les espèces vivantes sont apparues une fois pour toutes ».
  • 32 % pensent que l’évolution n’est qu’une hypothèse et non pas un fait établi, 5 % étant sans opinion.
  • 6 % des étudiants en médecine réfutent l'évolution (les autres se répartissant également entre les sceptiques et ceux qui l’admettent).
  • 20 % affirment que « l’évolution se déroule selon un plan pré-établi ».
  • 36 % ne pensent pas que « l’apparition de la vie sur terre résulte uniquement de processus physico-chimique ».
  • Près de 12 % refusent de placer l’homme dans le règne animal.
  • Plus de 9 % récusent que toutes les espèces vivantes connues (« des micro-organismes à l’homme ») aient un ancêtre commun.
  • Près de 12 % ne conçoivent pas que plusieurs espèces d’hommes aient pu coexister.
  • À la question « pour respecter les standards de leur race, on modifie artificiellement l’apparence de certains chiens en leur taillant les oreilles et/ou la queue. Ces modifications vont-elles progressivement devenir héréditaires ? », plus de 16 % des étudiants ont répondu oui.

Les optimistes pourraient arguer que le même type de sondage à la fin du cycle universitaire et a fortiori chez les enseignants donnerait des résultats moins alarmistes. Malheureusement, une enquête auprès de professeurs de 19 pays a déjà été effectuée (2) et des chiffres similaires ont été obtenus : 2 à 4% d'enseignants français (y compris en biologie) ont donné des réponses créationnistes (bien moins que dans les 18 autres pays concernés par l'étude).  Parmi ceux qui déclarent « croire » en l'évolution, nombreux ont des positions finalistes et minimisent, voire nient le rôle du hasard.

Pour ajouter au pessimisme que ces chiffres engendrent chez l'homo laicus, on peut mentionner le très récent décret (J.O. n° 0092 du 19 avril 2009) sur la reconnaissance des diplômes entre le Vatican et la République française. Par son application, il semble (3) désormais possible qu'un étudiant en licence de théologie dans un institut religieux puisse enchaîner sur un master de philosophie dans une université grâce aux équivalences que permet la loi.

Pensez vous qu'un professeur de philosophie ayant un tel cursus soit apte à changer les chiffres de l'accablant sondage qui précède ?

Certes, la France est (pour combien de temps encore ?) mieux lotie que nombre de ses voisins, mais cela ne saurait constituer un satisfecit pour l'enseignement républicain.

Finalement, la seule vraie bonne nouvelle est la prise de conscience d'une grande partie des académiques et la réaction épidermique des défenseurs de la pensée critique.

De leur faculté à se rassembler et informer va dépendre la liberté intellectuelle des générations futures.

 

Jean-Marc Temmos

Notes et sources :

(1) Plus de 1000 réponses obtenues (source : www.pleinsud.u-psud.fr)

(2) Les convictions créationnistes et/ou évolutionnistes d’enseignants de biologie : une étude comparative dans dix-neuf pays, Pierre Clément (Source : www.nss-journal.org)

(3) Il faudrait qu'un spécialiste du droit précise le cadre d'application du décret et valide cette interprétation.

 

Un code de déontologie pour les kinés

Le 5 novembre 2008, un code de déontologie des masseurs-kinésithérapeutes était publié au journal officiel. Si l'information a correctement circulé dans le milieu des professionnels de santé, elle n'a reçu que peu d'écho dans la presse généraliste. Pourtant, il s'agit de doter le conseil national de l'ordre de la profession, créé en 2004, d'un outil lui permettant d'exercer pleinement la fonction qui est la sienne : « régir les rapports entre les professionnels et leurs patients, et entre les professionnels eux-mêmes ».

La lecture du code est particulièrement intéressante. Globalement basé sur le code de déontologie médicale, un article précise, par exemple :

« Art. R. 4321-81. - Le masseur-kinésithérapeute élabore toujours son diagnostic avec le plus grand soin, en s’aidant dans toute la mesure du possible des méthodes scientifiques les mieux adaptées et, s’il y a lieu, de concours appropriés. »

... ou encore :

« Art. R. 4321-87. - Le masseur-kinésithérapeute ne peut conseiller et proposer au patient ou á son entourage, comme étant salutaire ou sans danger, un produit ou un procédé, illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite. »

D'autres, au contraire, indiquent...

« Art. R. 4321-59. - Dans les limites fixées par la loi, le masseur-kinésithérapeute est libre de ses actes qui sont ceux qu’il estime les plus appropriés en la circonstance. Sans négliger son devoir d’accompagnement moral, il limite ses actes á ce qui est nécessaire á la qualité, à la sécurité et à l’efficacité des soins. Il agit de même pour ses prescriptions, conformément à l’article L. 4321-1. Il prend en compte les avantages, les inconvénients et les conséquences des différents choix possibles. »

... et semblent ainsi laisser le champ libre à des pratiques à l'efficacité contestée.

Autant dire que le chantier est vaste : à la lecture des sites web et forums dédiés à cette activité, on mesure à quel point les pratiques et outils sont variables, pour ne pas dire exotiques. Tapez « masseurs kinésithérapeutes » dans votre moteur de recherche favori et jetez un œil sur les différents annuaires proposés. Si vous n'êtes toujours pas convaincu, cherchez « kinésithérapie bio-énergie » ou « kinésithérapeute » associé une pratique pseudo-médicale quelconque (« reiki », par exemple). Espérons que le CNOMK saura, sur la base de ce nouveau code de déontologie, mettre un peu... d'ordre dans l'exercice de cette indispensable profession.

 

Nicolas Vivant

 

Sources :

Le Conseil National de l'Ordre des Masseurs Kinésithérapeutes : www.cnomk.org

Le code de déontologie : www.ordremk.fr

 


 

En bref

 

Les sceptiques envahissent Las Vegas

The Amazing Meeting 7 (TAM) a eu lieu à Las vegas du 9 au 12 juillet. Comme chaque année, cet événement international organisé par la James Randi Educational Foundation (JREF) a réuni des sceptiques du monde entier. Parmi les intervenants, on peut souligner, entre autres, la présence de l'astronome Phil Plait qui a remplacé Randi à la tête de la JREF ; de Bill Prady, scénariste et producteur de la série The Big Bang Theory ; d'Adam Savage, animateur de l'émission américaine MythBusters ; de l'investigateur sceptique Joe Nickell ; et de Michael Shermer, rédacteur en chef du Skeptic Magazine et président de la Skeptics Society.

Le DVD du TAM6 est en vente sur le site de la JREF.

 


 

Le Bazar du bizarre

 

Vous le savez sûrement - comment y échapper - Michael Jackson est mort. Pour lui rendre un dernier hommage, parce que son clip Thriller a dû faire frissonner de plaisir bien des zététiciens en herbe, nous lui consacrons notre bazar du bizarre.

 

Le Fantôme de Michael Jackson

Il n'aura pas fallu longtemps avant que le fantôme de Michael Jackson ne revienne hanter son domaine de Neverland. En tout cas, certains en sont persuadés depuis qu'une mystérieuse ombre a été filmée en direct, dans sa demeure, lors d'une émission hommage diffusée sur CNN la semaine dernière. Pourtant, il y a encore quelques jours, d'autres fans avaient vu le linceul du roi de la pop bouger lors de son transfert en hélicoptère, de quoi les convaincre qu'il est toujours vivant ! Dans un cas comme dans l'autre, et comme Elvis, Michael ne sera jamais totalement mort. (source : www.newsfrance.fr)

Si vous avez tout de même envie de savoir que le fantôme de Michael n'est que l'ombre d'un technicien, jetez on œil sur la mise au point de CNN pour calmer le buzz.

 

Michael Jackson cloné

D'après son chauffeur, Michael Jackson, accompagné de Uri Geller, aurait assisté en 2002 à une conférence sur le clonage humain organisée par la société Clonaid, dont on connait les liens avec le mouvement raëlien. En sortant, le chanteur aurait décidé : « Je veux absolument être cloné et qu'importe le prix ! ». Aujourd'hui, dans un communiqué, Raël affirme que Michael était un Guide Honoraire Raëlien : « je suis sûr qu'il est vivant aujourd'hui sur la planète des Elohim éternels. » et laisse sous-entendre qu'il figurerait ainsi parmi le peu d'êtres humains clonés qui reviendront sur Terre avec les Elohim quand l'Humanité aura finalement décidé de les accueillir.

 

Michael Jackson et le chiffre 7

Le chiffre 7 marquerait-il la vie de Michael Jackson ? Certains commencent à le croire, tant les « preuves » sont nombreuses. En effet, Michael Jackson a signé son testament le 07.07.2002 et la cérémonie lui rendant hommage s'est tenue le 07.07.2009. Il était le 7e enfant d'une famille de 9. Il y a 7 lettres dans son nom et dans son prénom et il est né en 1958 : 19+58 = 77. (source : Staragora.com)

Bon d'accord, mais 1+9+5+8 = 23 = 2 + 3 = 5. Michael Jackson a 5 voyelles dans son nom. Le groupe formé avec ses frères étaient les Jackson 5, sans oublier qu’il avait 5 doigts... Alors ne serait-ce pas plutôt le 5 qui a influencé sa vie ? Bon, en fait, quand on cherche des coïncidences numérologiques, on finit toujours par en trouver.

 

Des crop circles, des kangourous et Michael Jackson

D'étranges agroglyphes ronds sont apparus dans des champs australiens au mois de juin. Comme à chaque fois, la question de leur origine extraterrestre s'est posée, mais aujourd'hui on sait qu'ils sont l'oeuvre de... marsupiaux bien terrestres ! En effet, si l'on vous dit que le champ en question est une plantation de pavot à opium et que les kangourous après s'être rassasiés, étaient complètement drogués, vous pouvez commencer à les imaginer tourner en rond et aplatir les plants avec leurs grandes pattes.

Pour ceux qui se posent quand même la question, cela n'a rien à voir avec Michael Jacskon. (Source : reuters. com).

 

 


CULTURE ET ZÉTIQUE


 

La manipulation mentale

Sociologie des sectes en France
Arnaud Esquerre
Éditions Fayard
376 pages - 20 euros

Après avoir mené une longue enquête auprès de victimes, proches des victimes, membres de sectes, représentants de l'État, juges, etc., Arnaud Esquerre revient sur l'histoire de la lutte contre les dérives sectaires, en analysant ses mécanismes et conséquences, juridiques et politiques.

La lutte contre les sectes relevait jusqu'aux années 1960 de la seule Église catholique, soucieuse de combattre de « fausses églises ». Mais à partir des années 1970, cette lutte change de nature et de cible et s'intéresse davantage à la manipulation mentale qu'exerceraient ces groupes sectaires sur leurs adeptes, les privant de toute liberté. L'État, qui s'est fait le relais de ce combat initié par des groupes de victimes et de proches de victimes, a donc cherché à qualifier juridiquement la manipulation mentale. Dans les années 2000, cette lutte a abouti à la création d'un délit pénal punissant la sujétion psychologique. Mais comment peut-on qualifier une situation de manipulation mentale ? Qui peut l'expertiser ? Cette sujétion psychologique est-elle réservée aux sectes ou s'applique-t-elle dans d'autres situations ? Et agir par le droit a-t-il permis de faire disparaître ou de réduire les manipulations mentales ?

 

La manipulation mentale et les dérives sectaires sont des problèmes auxquels nous avons été confrontés dans notre étude des phénomènes réputés « paranormaux ». L'Observatoire zététique a eu l'occasion de collaborer avec ll’ADFI 2 Savoie-Isère (Association de défense de la famille et de l’individu) notamment en organisant une conférence conjointe intitulée « Manipulation : du quotidien à la secte ». Son compte-rendu est publié dans notre POZ n°34 (avril 2008).

De même, Jean-Léon Beauvois, co-auteur du Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens (Presses Universitaires de Grenoble) est intervenu dans le cours de Richard Monvoisin « Zététique et approche critique du paranormal » (Université Joseph Fourier de Grenoble) pour parler des techniques de manipulation au quotidien. Son intervention est disponible en vidéo sur le site de l'OZ.

 


AGENDA


 

Colloque

Le samedi 3 octobre 2009, Le GEMPPI (Groupe d'étude des mouvements de pensée en vue de la prévention de l'individu) organise un colloque national sur le thème « Médecines parallèles et risques sectaires ». Au programme de cette journée, des interventions de Georges Fenech, président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) ; de Pierre Le Coz, vice-président du Comité National d’Éthique ; du professeur Marcel Rufo, chef de service de l’unité d’adolescents « Espace Arthur » à Marseille ; et de Richard Monvoisin, membre de l'Observatoire zététique et chargé de cours à l'Université de Grenoble. En effet, Richard a été invité à parler de « L'art d'accommoder le mot quantique à toutes les sauces. Mésusage et dérives. »

De plus, en fin de journée, le GEMPPI présentera le bilan de la première année de mise en place de sa charte des praticiens et acteurs du corps et de l'esprit.

 

Médecines parallèles et risques sectaires
Samedi 3 octobre de 9h à 17h
Amphithéâtre HA1 de l’hôpital adultes de La Timone
264, rue St Pierre 13005 Marseille
Participation gratuite dans la limite des places disponibles
Inscription obligatoire au GEMPPI par téléphone : 04 91 08 72 22 ou mail : gemppi@wanadoo.fr
Le programme complet sur www.gemppi.org

 

 

Exposition

Dans le cadre de l’année Picasso à Aix-en-Provence, le muséum d'histoire naturelle présente une exposition intitulée « Monstres, mythes et métamorphoses ». En effet, Picasso s'est souvent inspiré de créatures mythologiques. Dans cette exposition, le muséum présente donc une reconstitution du labyrinthe du roi Minos, en Crête, qui servait de prison au Minotaure, mais aussi des représentations grandeur nature des monstres mi-humains, mi-animaux qui hantaient la Grêce antique (harpyes, sirènes, sphinx, satyres, Chaybde et Scylla, etc.).

 

Monstres, mythes et métamorphoses
Jusqu'au 18 octobre 2009

Muséum d'histoire naturelle d'Aix-en-Provence
6 rue Espariat 13100 Aix-en-Provence
Pour en savoir plus : www.museum-aix-en-provence.org

 


DIVERTISSEMENT


 

Insolite : la main de PSR B1509-58

La photo du mois nous a été signalée par Antoine Méler et il a raison, elle est magnifique. Il s'agit du pulsar PSR B1509-58, photographié par le télescope spatial Chandra.

Dit comme ça c'est sûr, ça ne fait pas vraiment rêver mais cette nébuleuse est située à 17 000 années-lumière et constitue les restes d'une étoile massive qui s'est effondrée sur elle-même il y a environ 1700 ans. Sa rotation extrêmement rapide et son champ magnétique très intense (estimé à 15.000 milliards de fois celui de la Terre) sont à l'origine de sa forme étrange qui s'étend en direction d'une autre nébuleuse voisine, appelée RCW 89.

Comme c'est beau... même sans aller plus loin, même sans tomber dans les travers de notre cerveau qui a la fâcheuse tendance d'identifier, dans des formes vagues, des formes qu'il connaît bien.

Pourvu que les astronomes n'aient pas la mauvaise idée de l'appeler « la main céleste » ou pire « la main de Dieu ». Les « Piliers de la création » rendus célèbres par Hubble font déjà la couverture des ouvrages des Témoins de Jéhovah.

 

 

Une illusion d'optique surprenante

On l’a découverte sur le site de du psychologue Richard Wiseman. Vous ne trouvez rien d’étrange à ces images psychédéliques ? Et si on vous dit que les rayures ou spirales qui vous apparaissent bleues et vertes sont en réalité de la même couleur ?

Vous êtes sceptiques  ? Vérifiez !

 

 


Le quizz de l'été

Pas de test « psychologique » dans la POZ, encore moins d'horoscope de vos amours de vacances. Mais pour que vous ne vous ennuyiez pas sur la plage, on vous propose un extrait du Questions pour un Zampion, concocté par Stanislas Antczak, pour notre université d'été. Toutes les réponses seront données le mois prochain.

 

 

 

1. Quel argument d'analogie compare un potentiel génie méconnu à un grand physicien du XVIIe siècle ?

2. Quelle technique de manipulation consiste à faire précéder une demande coûteuse d'une autre qui l'est moins ?

3. Quel objet permettant de simuler l'aléatoire a été remplacé par des générateurs numériques par les parapsychologues ?

4. En parapsychologie, comment appelle-t-on l'effet d'influence de l'adhésion d'un sujet à une croyance sur ses résultats à un test psi ?

5. Quels êtres agressifs ont été détruits massivement par Gilbert Bourdin par la force de la pensée ?

6. Quelle technique d'analyse de la personnalité a été développée en France par Jules Crépieux-Jamin à la fin du XIXe siècle ?

7. Quel temple situé au Liban contient un mur surnommé le Trilithon, censé avoir été construit par les extraterrestres ?

8. Quelle médium a été convaincue de fraude en 1964 à l'Institut de recherche psychoneurologique de Léningrad ?

9. Dans quel liquide Jean-Eugène Robert-Houdin raconte-t-il avoir plongé impunément les mains ?

10. En médecine, quelle technique permet, lors d'essais cliniques randomisés, de tester l'efficacité spécifique d'un médicament indépendamment de tout effet placebo ?

11. En numérologie, comment nomme-t-on la série d'additions successives permettant d'obtenir un nombre à un chiffre à partir d'un nombre à plusieurs chiffres ?

12. Quel protocole expérimental permettant d'étudier la perception extrasensorielle a été mis au point par Honorton et Morris ?

13. Dans quel film de Steven Spielberg voit-on un ufologue français, inspiré de Jacques Vallée, interprété par François Truffaut ?

 

 


 

Cette newsletter a été préparée par Stanislas Antczak, Géraldine Fabre, Florent Martin, Antoine Méler, Fabrice Neyret, Jean-Marc Temmos et Nicolas Vivant.

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