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POZ n°51 Imprimer Envoyer
Dimanche, 13 Septembre 2009 14:13

 


SOMMAIRE


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ÉDITO



« Stanislas, Depuis des années maintenant, vous luttez courageusement contre les obstacles que la vie met sur votre chemin. En effet, j'ai bien ressenti que le destin ne vous a pas gâté. Mais où puisez-vous la force de vous lever chaque matin et de sourire comme si de rien n'était ? Parfois vous vous le demandez probablement vous-mêmes. Sachez que ce que j'ai à vous dire ici vous donnera sûrement une bonne raison d'avoir le sourire aujourd'hui... Des indices précis révèlent que votre chemin de vie est sur le point de connaître un tournant sans précédant ! C'est bien la raison qui me pousse à vous écrire en toute urgence. Je n'ai pas le droit de vous cacher ce que le destin prépare pour vous. »

Je te fais grâce, ami lecteur, de la suite de cette prose insistante (et d'une correction approximative), histoire de t'éviter de t'inquiéter pour moi. Je ne te révélerai pas non plus qui l'a écrite, pour ne pas faire de publicité à l'ordinateur qui envoie ces mails à répétition sous des noms divers. Je suis en effet en contact avec tout un tas de voyantes extralucides, qui changent de nom et de visage régulièrement. Sophie, Sofia, Carla, Corinne, Blue Angel (!), Emma, Nadine, Sasha, Roselyne, Manon, Diane, Éléna, Tsaddée, Voltiane, Ève, Cassandra, Patricia, Isabella, Eléanne, Tina, Séverine, Cleya... J'allais oublier le seul homme, David, qui lui est expert en télépathie, auteur de 42 livres à succès et créateur de l'académie des sciences divinatoires. Et il a droit à un nom de famille et à une photo de beau gosse, alors que ces dames ne sont que des prénoms et des visages pas toujours très agréables à regarder.

Toutes ces personnes s'intéressent de près à mon cas depuis que l'idée saugrenue m'est venue, un soir de décembre 2008, de demander à une voyante en ligne une consultation gratuite, pour voir. Outre les renseignements concernant mon état civil, j'ai dû poser une question dont la réponse me tenait à cœur. Vu l'actualité, j'ai demandé si Xavier Darcos mènerait à bien la réforme du lycée qu'il avait entreprise. Peut-être l'ordinateur traitant ma demande n'a-t-il trouvé aucun de ses mots-clefs favoris concernant l'amour, l'argent ou la santé, peut-être les voyantes, mêmes médiums extralucides, ne sont-elles pas performantes en matière de politique scolaire, toujours est-il que je n'ai pas reçu de réponse à cette question, à mon dam finalement assez petit.

Je m'étais adressé à Eléanne, aussi ai-je reçu, pendant près de deux mois, exclusivement des courriels de sa part. Une soixantaine, soit environ un par jour en moyenne. Pour me donner d'abord les réponses attendues, puis des compléments d'informations. Cette cyber-dame, semble-t-il très dévouée, me faisait des tirages de tarots sans que je lui aie rien demandé. C'est beau d'être sincèrement au service d'autrui. Puis des mails inquiets de ne pas avoir de réponse de ma part : « je m'affole pour vous, le temps presse, le lien si spécial créé entre nous risque de se rompre », tout ça. Sans cœur et sans cervelle, je restai coi, livide au milieu des tempêtes, attendant dans l'angoisse que la fatalité abatte le fléau implacable de son courroux sur mon échine gracile.

Vinrent de nouvelles informations capitales sur mon avenir et mon passé, sur ma vie actuelle qui n'est, à l'en croire, qu'une tartine de merde ; vinrent aussi de subtiles menaces, bref, tout l'attirail. Progressivement, de nouvelles têtes firent leur apparition et Eléanne se lassa. Je te rassure tout de suite, je n'ai pas lu l'intégralité des cent cinquante messages à moi adressés par ces bonnes âmes m'offrant leurs services. Me les vendant, plutôt, mais je n'ai pas poussé le vice jusqu'à leur céder le moindre kopek, non mais sans blague.

Et voilà-t-y pas que ce matin, alors que je pestais intérieurement contre l'absence persistante de paranormal dans ma vie, Sofia m'écrit que les dés de la chance viennent de sortir une paire de 7. « Comme vous le savez, le 7 et le 11 sont des chiffres de chance au jeu de dés. », précise-t-elle, en argumentant avec force exemples édifiants (mais en oubliant que 11 n'est pas un chiffre). Du coup, c'est pour moi l'occasion ou jamais, si je lui donne quelqu'argent d'ici demain soir, de profiter de la chance qui s'offre (se vend) à moi. C'est en effet unique, je ne me rend pas bien compte, probablement.

Mais elle non plus ! Elle a oublié, toute voyante qu'elle est, que je suis né le 11/11/77, que Stanislas est fêté le 11 du mois d'avril, que 2011 arrivera l'année après mes 33 ans, que la première veste de costume que j'ai eue contenait, dans sa poche intérieure, un papier avec marqué « Contrôle 11 » en rouge dessus, et que je suis amateur de Tintin qui, comme chacun sait, habite au 22 rue du Labrador. Si elle n'a même pas vu ça, Sofia, elle est nulle comme voyante.

Conclusion, je dois aller voir ailleurs. Heureusement, Séverine aussi m'a écrit ce matin.


Stanislas Antczak
Éditorialiste visible

 


LES NOUVELLES DE L'OZ


 

La rentrée de l'Observatoire zététique

Une vingtaine de membres et quelques nouveaux étaient présents le 7 septembre 2009 aux Bas Côtés, pour la rentrée de l'OZ. En partageant bière, fromages et chips, nous avons débuté la réunion avec quelques récits de vacances : une visite au Festival de la voyance d'Aix-Les-Bains et la conférence d'Elizabeth Loftus à Genève. Les débats se sont ensuite portés sur l'ouverture de notre forum, réservé jusqu'alors à quelques volontaires pour la phase de test. Pesant le pour et le contre, nous avons finalement décidé d'ouvrir ce forum à tous, sans pour autant fermer la liste de discussion publique. Dans quelques mois, nous ferons un bilan de l'activité de ces deux lieux d'échanges afin de statuer sur leur avenir.

Gardant les autres questions de vie associative pour la fin de la réunion, nous avons ensuite écouté religieusement Nicolas Vivant nous présenter l'enquête qu'il a réalisée il y a quelques mois sur une photo de fantôme, postée sur un forum pour avis. Cette investigation lui a permis de formaliser une méthodologie simple  pour aborder ce genre de mystère. Il a donc déroulé les 12 (parce que 13, ça porte malheur) étapes de sa méthode, en les illustrant avec le cas qu'il a résolu. Il a ainsi montré l'importance de récupérer la photo originale (et même la série de photos dans laquelle la photo étrange s'inscrit) et de reconstituer la chronologie des événements en suivant indépendamment les déplacements des personnes et des objets. Ce travail sera, on l'espère, prochainement publié sur le site de l'OZ.

La réunion s'est achevée vers minuit après avoir évoqué tour à tour les projets de rentrée : notre cycle de conférences à Grenoble, une demande d'expérimentation de la part d'un radiesthésiste, la fête de la science, etc.


Ouverture du forum de l'OZ et petit nettoyage du site

Depuis le 8 septembre 2009, le forum de l'OZ est ouvert à tous sans condition d'inscription. Accessible directement depuis notre site, il permet de discuter de tout sujet lié à la zététique et présente l'avantage d'un classement par thèmes. Contrairement à la liste publique, il est donc dorénavant possible de suivre facilement les discussions sur des thématiques bien particulières : médecines parallèles, dérives sectaires, Histoire mystérieuse, fantômes, voyance, radiesthésie, etc. Pour participer, il suffit de s'enregistrer (login, mot de passe, adresse mail).

Le site de l'OZ a également profité des vacances pour se réorganiser un peu. Un accès par thème aux publications est dorénavant possible. Nous avons également simplifié l'accès à nos comptes-rendus d'expérience et mis en ligne de nombreuses fiches bibliographiques. La rubrique Enseignement s'est également enrichie de fiches descriptives de nos animations et outils pédagogiques.

 

Géraldine Fabre

 


ACTUALITÉS
Les actus du « paranormal »


 

Sauvez votre âme !

Cet été, nous avons été contactés au sujet du site thesoulstoragecompany.com qui propose, comme son nom l'indique de stocker votre âme mais aussi de vous en louer une autre.

Au cas où cette offre vous semblerait bizarre, la FAQ du site apporte toutes les explications. N'ai-je pas besoin de mon âme ? « Apparemment non. Après des années de recherches et d'expérimentation, nos scientifiques ont démontré que l'âme n'est pas nécessaire à la survie ». (« After years of research and experimentation, our scientists have determined that the soul is not a necessary part of survival. »). Comment mon âme est-elle extraite ? Par un procédé chimique mis en oeuvre par le « Soul extractor ». Où est-elle stockée ? Dans un bocal conçu à cet effet placé dans une pièce climatisée. À quoi ressemble une âme ? Elles ont toutes des formes, tailles, couleurs et consistances différentes. Une fois que votre âme a été stockée, vous pouvez en choisir une autre dans le catalogue de la société. Votre nouvelle âme ne vous fera pas perdre votre identité mais affectera certains aspects de votre personnalité (humeur, créativité, etc). Pour que cette « greffe » d'âme ne soit pas rejetée, on vous prescrira des « Pseudoplacebomana » et des médicaments anti-rejet.

Rien ne manque sur le site, ni les photos du laboratoires, ni celles du Dr Flintstein, caution scientifique de l'entreprise, ni les témoignages des prétendus clients, encore moins les plans du « Soul extractor » et le catalogue des âmes disponibles. Même la rubrique « Careers » qui propose des offres d'emploi est accessible. Rien n'a été oublié sauf peut-être une information sur le poids de l'âme, ces fameux 21 grammes mesurés par le docteur Duncan McDougall...

Intrigué par cette histoire, notre meilleur enquêteur, Nicolas Vivant, a essayé d'en savoir plus. En tirant sur le fil, il a découvert que ce site a été créé par Jeremy L. Balon, un réalisateur américain dont la societé Lifefinderfilms se présente comme un collectif artistique. Celle-ci développe des projets créatifs qui veulent avoir un fort impact sur la société ou la communauté internationale. De fait, le site thesoulstoragecompany.com n'est qu'une vitrine commerciale virtuelle créée dans le cadre de la promotion du film Cold Souls. L'acteur principal, Paul Giametti, est l'un des clients qui témoigne sur thesoulstoragecompany.com.

C'est ce que l'on appelle du marketing viral : de la pub qui utilise les internautes pour se propager par la rumeur. Ce type de marketing véhiculé plutôt par la vidéo (voir la vidéo du pop-corn qui éclot sous les ondes de téléphones portables) se dissimule généralement sous un apparent amateurisme. Pas sûr donc que ce site trop « pro » réussisse son « buzz », contrairement à la dernière publicité de Microsoft Project, où l'on voit un casse-cou aterrir dans une minuscule piscine après une longue glissade sur un toboggan et un saut de plusieurs dizaines de mètres.  En revanche, on pourrait se laisser avoir par ses apparences sérieuses, mais peut-être pas au point de vendre son âme.

Géraldine Fabre

PS : Pour les curieux qui aimeraient savoir ce qui se passe lorsque l'on remplit le formulaire d'inscription pour transférer son âme, une de nos rédactrices, Lucie, nous signale qu'elle a tenté l'expérience. Après avoir signifié qu'elle renonçait à son âme, d'un clic de souris, celle-ci a été immédiatement extraite (?) et référencée (n°2125) pour échange. « Je m'attendais à recevoir de la pub mais pour le moment rien à part un mail m'incitant à choisir une autre âme dans le catalogue de la société. »


L'Ovni de Detmold

Lundi 8 juin 2009, à Detmold, dans le land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Nordrhein-Westfalen), vers 20h40, plusieurs centaines de personnes ont observé un étrange phénomène. Un cercle noir, de 15 à 20 mètres de diamètre, quasiment statique, flottait dans le ciel bleu et dégagé de cette fin de journée. Ce cercle se déplaçait très lentement dans différentes directions, avec un léger mouvement circulaire. Après 20 minutes d'observation, cette forme s'est transformée en spirale puis s'est dissipée rapidement.

Ce phénomène a provoqué la stupéfaction, voire l'affolement des observateurs allemands qui ont rapidement contacté la police et les journaux locaux. Une dizaine de vidéos ont été tournées et aussitôt mises en ligne sur le net, parfois avec - mais souvent sans - l'explication finale du phénomène. La rumeur de « l'OVNI de Detmold » a enflé très vite dans la ville, puis dans la région et a finalement été relayée par le tabloïd national Bild-Zeitung. Mais qu'est ce qui s'est passé ce 8 juin 2009 à Detmold ? Quel est ce phénomène ? La réponse sera évoquée dans ce même quotidien national et sa version vidéo mise sur le net, le lendemain.

L'OVNI de Detmold s'avère être en réalité un test pyrotechnique pour un spectacle prévu un peu à l'extérieur de la ville fin juillet. Durant leur spectacle en plein air, la troupe de théâtre « Lunatics » provoque une énorme explosion. Le lundi 8 juin, le pyrotechnicien de la troupe effectue un test grandeur nature. Une grande gerbe de gaz à forte pression est enflammée, un champignon se forme dans un mouvement circulaire. Celui-ci crée un cercle compact de fumées très sombres, qui prend rapidement de la hauteur puis se stabilise. En fonction des conditions météorologiques, le cercle peut demeurer statique relativement longtemps, suffisamment pour susciter la curiosité et provoquer la stupeur d'observateurs. Ce phénomène est finalement assez similaire à un cercle de fumée réalisé avec une cigarette, en format extra large évidement ! Pourtant, on trouve beaucoup d'autres évocations de ce phénomène, aux États-Unis par exemple, en Virginie et en Floride, quasiment toujours présenté d'abord comme un OVNI avant d'en expliquer l'origine, dans le meilleur des cas.

De gauche à droite : le camion de la troupe Lunatics ; installation de la rampe ; rond de fumée créé par l'explosion ; image diffusée dans Bild.

Cette « Alerte Ovni de Detmold » nous a été signalée par un membre de la troupe des Lunatics, qui s'est beaucoup amusée de la création de ce « phénomène artistique collatéral » à son spectacle !

Nicolas Gaillard

 

Conférence d'Elizabeth Loftus à Genève : « Les illusions de la mémoire »

Le mardi 1er septembre 2009, à l’Université Dufour de Genève, Elizabeth Loftus donnait une conférence intitulée « Les illusions de la mémoire ». Psychologue et professeure à l'Université de Californie d’Irvine, Elizabeth Loftus est considérée comme l’une des meilleures expertes américaines de la mémoire. Ses travaux ont permis de révéler la malléabilité de la mémoire humaine, de démontrer que le témoignage oculaire est souvent peu fiable, et que de faux souvenirs très durables peuvent être provoqués par de simples suggestions.

Dans cette conférence, Elizabeth Loftus a commencé par évoquer les nombreux cas de jugements concernant des personnes qui ont passé 5 à 10 ans en prison, en raison d’accusations erronées basées sur des faux souvenirs (la preuve de leur innocence a été apportée par la suite grâce des analyses ADN). Elle a parlé ensuite des accusations basées sur la « mémoire refoulée », et notamment du cas Ramona, une jeune fille de 18 ans qui, au cours d’une psychothérapie, accusa son père devant les tribunaux de l’avoir violée pendant plus de dix ans. Ce cas, pour lequel Elizabeth Loftus fut citée comme témoin, devint exemplaire des faux souvenirs retrouvés en thérapie, car le père (vigneron réputé en Californie) retourna l’accusation contre la thérapeute, et gagna son procès.

Loftus a ensuite exposé les deux paradigmes de la mémoire :

1) la désinformation, lorsqu’on expose les gens à une information fausse post-événementielle.

2) les faux souvenirs enrichis.

Pour illustrer le premier, Elizabeth Loftus s'est livrée à une expérience avec le public. Elle a présenté 9 photos de visages masculins, en demandant ensuite à l’auditoire de les retrouver. À l’issue du test, 50% d'entre nous ont prétendu avoir vu un visage qui ne faisait pas partie de la première série.

Dans le cas des faux souvenirs enrichis, il n’y a pas eu d’évènements, mais le sujet (patient) est soumis à une suggestion concernant son passé. Dans ce cas, l'expérimentateur recueille auprès de la famille le récit des évènements véridiques, qui se sont réellement produits dans l’enfance du sujet, puis y ajoute un évènement inventé, et lui raconte l’ensemble de l’histoire ainsi enrichie. Lorsque plusieurs mois après, on demande aux sujets de raconter leurs souvenirs, 34 % des sujets intègrent l’évènement inventé. Ce sont les expériences telles que « perdu dans un centre commercial », « Avoir serré la main de Bugs Bunny, lors d’une visite à Disneyland », (alors que Bugs Bunny est un personnage de Warner Brothers), « Avoir été léché par Pluto ». Dans ce dernier cas, après avoir nié l’évènement, 30% affirment en avoir le souvenir et refusent d’acheter les gadgets à l’effigie de Pluto ! Les souvenirs peuvent être encore plus facilement déformés à l’aide de représentations visuelles. Dans l’expérience Wade-Gary par exemple, le sujet et un membre de sa famille sont insérés dans la photo d'une montgolfière en vol. Plus incroyable encore, Elizabeth Loftus réussit à persuader 13% des sujets d’« avoir fait une demande en mariage à un distributeur, en s’agenouillant devant lui » !

Pour elle, les principales techniques de manipulation favorisant les faux souvenirs sont la visualisation guidée, l'interprétation des rêves, l'exposition aux récits de souvenirs des autres, l'information erronée et les photographies truquées. Ces manipulations ne sont pas sans conséquence dans la vie courante. De plus, les expériences menées par Elizabeth Loftus montrent que les gens sont convaincus que leur enfance conditionne toute leur vie d’adulte, ce qui est sans doute une réminiscence du freudisme.

Lors de la séance de questions, Elizabeth Loftus n’a malheureusement pas pu apporter de réponse rassurante à la question de savoir s’il existe des travaux pour déconditionner une personne qui a été manipulée pour générer des faux souvenirs.

Brigitte Axelrad

Cette conférence est disponible sur le site de www.unige.ch et le compte-rendu complet de Brigitte dans le blog de l'OZ.

 


 

En bref

 

La FECRIS obtient le statut d'ONG

La Fédération Européenne des Centres de Recherche et d'Information sur le Sectarisme (FECRIS) vient d'obtenir le statut d'ONG (organisation non gouvernementale) auprès de l'ONU. La Fecris créée le 30 juin 1994 à Paris est une association de droit français qui regroupe des associations européennes de défense et d'information sur le phénomène sectaire. Ses membres français sont le Centre de documentation, d'éducation & d'action contre les manipulations mentales (CCMM), l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (UNADFI) et le Groupe d'étude des mouvements de pensée en vue de la prévention de l'individu (GEMPPI).

 

Ouverture des archives ovnis de Londres

Le 17 août 2009, le ministère britannique de la Défense a rendu public près de 800 dossiers de cas d'ovnis observés entre 1981 et 1996. Ils sont dorénavant accessibles en ligne sur le site ufos.nationalarchives.gov.uk. La déclassification de ces dossiers montrent une corrélation entre le nombre de signalements et la sortie de films et séries de science-fiction comme Independence Day ou X-Files. « Il est évident qu’il y a une sorte de lien entre les histoires dans les journaux, les programmes télévisés, les films sur des extraterrestres, et le nombre d’observations d’ovnis qui sont rapportées », a commenté l’expert en ovnis David Clarke (« It's evident there is some connection between newspaper stories, TV programs and films about alien visitors, and the numbers of UFO sightings »). Après 1996, année de sortie du film Independance Day, durant laquelle 609 observations avaient été recensées (contre 117 en 1995), l’une des années les plus productives pour les ovnis avait été 1978, après la sortie du film de Spielberg Rencontre du troisième Type. (Source : news.bbc.co.uk)

 

Le Réseau anti-arnaques enfin sur internet

Le Réseau anti-arnatiques a été créé en septembre 1999 au sein de l'UFC-Que Choisir Quimper (Union Fédérale des Consommateurs). Le 1er janvier 2008, cette structure spécialisée dans le traitement des litiges liés aux arnaques à la consommation a pris le statut d'association loi 1901 à part entière, tout en restant partenaire de l'UFC-Que Choisir. Aujourd'hui, dix ans, jour pour jour après sa création, le Réseau anti-arnaques renforce ses moyens d'information et de prévention en ouvrant son site internet : www.arnaques-infos.org.

 


 

Le Bazar du bizarre

 

Le chant des sirènes au coucher du soleil

Début août, plusieurs témoins ont rapporté avoir aperçu une sirène dans la méditerranée, au large de Kirvat Yam en Israël. Selon, Natti Zilberman, porte-parole de la mairie, la sirène, mi-femme, mi-poisson, aurait été vue au coucher du soleil, bondissant dans l'eau comme un dauphin. Le conseil de la ville a donc décidé d'offrir 1,2 million de dollars pour une photo de la belle créature. Faut-il leur rappeler qu'« un phénomène extraordinaire nécessite une preuve plus qu'ordinaire » ? Ils auraient mieux fait de l'enjoindre à se laisser étudier. À moins que ce ne soit qu'un coup de pub pour booster un peu la fréquentation touristique... En tout cas, depuis cette annonce, le nombre de visiteurs est en forte augmentation. (Source : yahoonews)

 

Le monstre du Loch Ness sur Google Earth

Après l'Atlantide, Google Maps aurait pris en photo le monstre du Loch Ness. Jason Cooke en est persuadé : l'étrange forme blanche que l'on voit apparaitre au milieu du lac écossais aux coordonnées 57°12'52.13"N, 4°34'14.16"W, ne peut être que Nessie... avec des tentacules. En découvrant cette photo aérienne, Adrian Shine, chercheur du Loch Ness Project a déclaré au magazine The Sun : « C’est vraiment intriguant. Cela nécessiterait une étude approfondie ». (« This is really intriguing. It needs further study »). Il pourrait tout aussi bien (et plus simplement) s'agir d'un bateau et de son sillage.  (Source : The Sun)


Un serpent de mer dans le canal de Vadencourt

Dans un communiqué envoyé le 20 août dernier, le FNLCSO-canal historique annonçait, photographies (pour une fois extrêmement nettes) à l'appui, qu'un serpent de mer avait été aperçu cet été à Vadencourt, dans le canal de la Sambre à l'Oise. « Les plus hautes autorités scientifiques, et notamment le muséum d'Histoire naturelle, ont été alertées et on espère leur arrivée prochaine sur le site ». Cette annonce du Front nautique de libération du canal de la Sambre-Oise n'est en réalité qu'une manœuvre humoristique et médiatique pour attirer l'attention sur le sort de ce canal fermé depuis trois ans. Visiblement, ça marche. (Source : La voix du Nord)

 

L'humain peut-il faire face à une attaque de zombie ?

La question est sérieuse et elle a été traitée scientifiquement par deux jeunes mathématiciens canadiens (Carleton University) qui ont modélisé la propagation d'un virus par des zombies. Les chercheurs ont imaginé deux scénarios : le premier prenant en compte une contamination rapide dès la morsure par un zombie, le second considérant une période d'incubation de 24 heures. Les deux cas sont fatals à l'humanité. Non, en fait, nous aurions une petite chance de nous en sortir en dégommant les zombies le plus rapidement possible. Comme dans les films ! (« An outbreak of zombies infecting humans is likely to be disastrous, unless extremely aggressive tactics are employed against the undead. »). Les deux mathématiciens, qui se verront probablement décerner un prix IgNobel, estiment que leurs calculs peuvent aider les autorités sanitaires en cas d'épidémie. Bref, on va tous mourir !! (Source : www2.carleton.ca)

 


Enquête
Puces de cirque



Depuis une dizaine d’années maintenant, je collecte témoignages et traces de l'existence de cirques de « puces savantes ». Mes parents m’ont raconté avoir vu un tel spectacle, à Nice, dans les années 50. Ce spectacle était présenté dans une baraque foraine, où ils avaient vu ébahis, des puces attelées à des petits chars de fils de fer. Il existe encore aujourd'hui de nombreuses traces de publicité de ces cirques.

J’ai découvert que ces spectacles voisinaient avec d’autres boutiques dénommées « Entresorts ». Le site internet belge entresort.skynetblogs.be donne à voir des photos et affiches de ces échoppes du début du XXe siècle, où l’on pouvait admirer une « femme sans tête », des monstres et des tours de magie. Dans les années 60, il m’a été donné de voir à la foire du Trône, à Paris, la surprenante « Térésina, 220 kg, un mètre vingt de tour de cuisse » mais aussi des bocaux contenant divers fœtus d’animaux monstrueux.

 

Ce qui est singulier avec les « puces savantes », c’est le taux de scepticisme. Personne ne semble vouloir admettre leur existence. Je n’ai rencontré qu'un zététicien et un magicien qui aient adhéré à cette idée malgré les éléments d’information que j’ai fournis. Alors que quotidiennement, nous observons la portée de rumeurs et l’efficacité de propagandes mensongères, certaines réalités semblent faire l’objet d’un doute très dominant. Il en est des entresorts présentant des attractions avec des puces vivantes.

Pourquoi ? À mon avis, le doute persiste car il n'y a quasiment plus aucun témoignage de ces démonstrations de puces attelées. Les films, les photos ne sont plus du tout des arguments convaincants, d'autant plus que certains films récents, sur le sujet, et certaines photos (comme la campagne de pub de IWC) sont des trucages. Mais surtout, un grand nombre de spectacles d'illusion, de mimes, de clowns, comme  ceux d'Alfredo Panzani, ont repris la thématique.

Pourtant, ces dernières années, plusieurs spectacles, avec des puces vivantes, ont assuré le maintien de cette tradition :

le cirque de puces d'Ingrid et Hans Mathes était présent jusqu’à la fin des années 90, à Münich, à l’occasion de la fête de la bière.

un spectacle mis en œuvre par Mme. Maria Fernanda Cardoso circulait aux États-Unis, Canada et en Europe.

On peut observer des images de ces deux spectacles et des techniques employées dans un remarquable film produit par Mona Lisa Production, de Thierry Berrod, SOS Puces (1997). Le cirque de Mme Cardoso n'existe plus aujourd'hui malheureusement. Cependant, ses équipements sont toujours visibles au Lawrence Hall of Science à Berkeley en Californie.

 

Un site très complet www.flea-circus.com (en anglais) présente un historique précieux, sur les cirques de puces et une série de questions réponses intéressantes parmi lesquelles : dans les cirques de puces, les puces sont-elles réelles ? Que peut-on faire faire à une puce vivante ?
L'article de Wikipedia (en anglais) Flea circuses in popular culture référence deux films classiques  dans lesquels on voit des cirques de puces savantes : Limelight de Chaplin et Mr Arkadin, d’Orson Welles. Sur internet, on trouve également de nombreux films et reportages sur ces cirques.

Pour finir, je signale un ouvrage de Robert Doisneau, Paris (éditions Flammarion, 2007), dans lequel on peut observer trois photos du cirque de puces Wagner (page 293). Doisneau est connu pour ne pas avoir retouché ses photos, même s'il les a parfois mises en scène...

 

 

En conclusion, j’invite les lecteurs du présent article à m'aider à trouver un moyen de convaincre nos contemporains, qu’il a existé des spectacles utilisant des puces vivantes qui effectuaient une série d’actions (tirer des chariots, agir sur des boulettes, « danser », etc). En effet, à l’ère du trucage où toute trace filmée ou photographique semblera suspecte, comment prouver l'existence des cirques de puces vivants des XIXe et XXe siècles ?

Édouard Schoene

 


BILLET :
La « folie douce » : une thérapie miraculeuse !



 

« Par la folie douce, depuis plus de 30 ans, je guéris les malades mentaux », déclare le docteur Christian Tal Schaller, qui explique que la thérapie des chamanes, pratiquée dans des « hôpitaux spirituels » au Brésil, a même permis de guérir des pédophiles et des pervers sexuels par des massages, par l’écoute, la tendresse et l’éducation….

Il se présente : « Je suis médecin en Suisse depuis 35 ans. Généraliste, puis orienté vers les médecines douces, l’homéopathie, l’acupuncture… J’ai découvert le chamanisme et la communication spirituelle avec les êtres de lumière, en canalisant. Je montre comment devenir son propre médecin, l’artisan de sa santé, accéder aux mondes non matériels par le voyage intérieur, rencontrer ses guides spirituels ». Le docteur Schaller est l’auteur d’une trentaine d’ « ouvrages de santé », dont Éloge de la folie douce (2003, Vivez Soleil), dans lequel il prétend que la maladie mentale résulte du blocage des émotions, et que les médicaments chimiques empoisonnent l’esprit.

Avec son épouse Johanne Razanamahay, ils enseignent la « folie douce » à Genève et à Pierrelatte (Drôme). Ils expliquent aux malades mentaux comment gérer leur folie, accepter leurs émotions, ne plus avoir peur de la violence en soi, mais l’exorciser par des gestes et des sons. Leur folie vient de la méconnaissance des « sous-personnalités psycho-actives », (SPPA), qui coexistent en eux, et de la difficulté à les harmoniser. C’est à cela que doivent conduire les exercices : « Imaginez ces exercices de « folie douce », quand on les fait en groupe, tout le monde jouant à faire les fous ! On rit beaucoup dans ce travail. Lâchez vos émotions, allez voir vous-mêmes ce qui se passe, faites des voyages intérieurs. »

 

Qu’est-ce que la « folie douce » ? C’est celle, dit-il, de l’enfant ou du sage, qui s’amusent et expriment toutes leurs émotions sans agressivité. C’est une folie contrôlée et consciente. « Elle fait du bien sans faire de mal. ». L’apprentissage se fait par des exercices, tels que « tordre son visage dans tous les sens, loucher, tirer la langue, faire des sons bizarres, avoir l'air le plus idiot possible, ressembler à un monstre ou à un tigre rugissant, faire les mimiques et les « miaou » du chat, les aboiements du chien, les yeux ronds du poisson », toute grimace qui exprime l’« enfant intérieur », survivance de l’enfant que nous étions dans l’adulte que nous sommes. L’éducation judéo-chrétienne entraînerait une hyperactivité du cerveau gauche, cerveau de la logique, du raisonnable, et la mise en tutelle du cerveau droit, cerveau de la spontanéité, de la créativité. Il faut donc apprendre à laisser ses émotions circuler à travers son corps. C’est l’objectif des stages de libération corporelle. C’est lors d’un tel stage, donné par « une ravissante thérapeute » qu’il a épousée par la suite, que Schaller confie avoir découvert la nature de la maladie mentale. Depuis, il apprend aux malades mentaux qu’ils sont « possédés » par des énergies qui leur sont étrangères, et que leur guérison viendra de la libération de leur cerveau droit, qui détient la clé de leur épanouissement. Pour preuves de l’efficacité de sa méthode, il évoque les « centaines » de malades épileptiques et schizophréniques qui sont guéris grâce à elle et qui deviennent à leur tour thérapeutes, ainsi que son succès aux États-Unis : « Les thérapies de régression dans les vies antérieures sont déjà enseignées dans beaucoup d’universités américaines, alors qu’elles n’ont pas encore droit de cité en France ». Mieux encore, selon le docteur Schaller, la maladie d’Alzheimer serait la conséquence de l’aluminium des vaccins et des additifs alimentaires, qui empoisonnent l’organisme, ainsi que du manque d’ouverture du cerveau droit. La « preuve » est qu’un chamane, dont le cerveau droit est « ouvert », ne peut pas souffrir d’Alzheimer.

Selon lui, la psychiatrie est dans une impasse. L’industrie pharmaceutique soumet la psychiatrie, les facultés de médecine, les hôpitaux, au dogme du « il n’y a que les médicaments qui marchent ». La France et la Suisse sont encore dominées par ce dogme, alors que ça change en Italie, et qu’au Brésil, à cause de la pauvreté de la population, des hôpitaux soignent par la seule force spirituelle. Avec son épouse, Schaller dit avoir participé au Rassemblement international des rieurs organisé par l’Ecole du rire de Corinne Cosseron à Frontignan, du 30 avril au 3 mai 2009, « avec notamment la distribution de « câlins gratuits » sur la place du marché…»

Le site Internet du docteur Schaller est très (trop ?) complet. On y trouve, entre autres, la longue liste des activités de la « santé globale » : la règle des 3 V de l’alimentation (Végétale, Vivante et Variée), le jeûne, l’Amaroli (thérapie par l’urine, voir notre article « Amaroli : un verre de pipi tous les matins… éloigne le médecin ! »), les lavements intestinaux, le rêve éveillé, les massages (« multidimensionnel », axé sur l’exorcisme, et « androgyne », pour réconcilier l’homme et la femme en soi), la gestion des émotions et des passions, l’éducation à la santé globale, le chamanisme, le channelling ou communication spirituelle (qui consiste à se brancher sur les mondes de lumière), la connaissance des SPPA, les accompagnements des vivants et des morts, et enfin pour couronner le tout, la formation d’holothérapeutes, avec stages (250€ par jour), un grand choix de 14 CD à 15€, et deux vidéos à 28€. Le programme des manifestations s’avère chargé dès la rentrée de septembre.

 

Enfin, pour tenter de mieux comprendre la conception de la médecine globale ou holistique du docteur Schaller, il faut s’imprégner de son présupposé métaphysique, somme toute assez banal dans notre culture, mais aberrant sur le plan médical. Selon Schaller, notre âme invulnérable, immortelle, éternelle et universelle, s’est incarnée dans un corps, qui nous a fait perdre la conscience de notre nature divine. Nous devons nous voir comme des « apprentis de la vie », pour surmonter, en libérant nos émotions, les « blessures du cœur » que sont la folie, l’épilepsie, la schizophrénie, l’Alzheimer et bien d’autres troubles graves. Nous redeviendrons alors ce que nous sommes : « des êtres de lumière, immortels, éternels, magnifiques, souverains, venus sur la terre pour y créer tous ensemble une société planétaire de paix et de coopération consciente ».

Si la solution de tous nos maux est si naturelle et si simple, pourquoi n’y avons-nous pas pensé plus tôt, au lieu de gaspiller notre énergie dans des recherches médicales interminables et coûteuses ? Rions, faisons des grimaces, libérons nos émotions, et nous ne serons plus jamais malades !

Pour marquer l’avènement de ce nouvel âge d’or de la santé, il restera, selon Schaller, à faire disparaître pour toujours les symboles de notre aliénation à la médecine : « Il faudra un jour aller déboulonner la statue de Louis Pasteur qui a entraîné la société moderne dans une direction funeste, celle de vouloir combattre la maladie par des mesures médicales au lieu d’enseigner à tous les lois de la santé ! »

Petite remarque très terre à terre : à côté des stages et autres produits, ce thérapeute pratique un prix unique de 100€ pour chaque prestation d’une heure, que ce soit une consultation, un channelling, un massage... sauf le massage androgyne, qui lui est à 160€. Avec de tels tarifs, ce bon docteur ne doit pas craindre la crise ! Quant à ceux dont le porte-monnaie est dégarni, ils devront peut-être se contenter de rires, de câlins… et d’urine.

 

Brigitte Axelrad

 


CULTURE ET ZÉTÉTIQUE


 

Chronique zétético-musicale n°11 : MC Solaar, Carlos et les Wriggles

Septembre, c'est la rentrée, alors il faut ressortir un stylo plume et faire la révision des grands classiques de langue française. Pour cela, ce mois-ci, trois titres tout à fait disparates qui devraient vous ravir.


MCSolaar

Dans la catégorie fouilli, je n'ai rien trouvé de plus étrange que cette chanson d'MC Solaar, alias Claude M'Barali, rappeur phare mais gentillet des années 90. Ça s'appelle le Da vinci Claude, extrait de l'album Chapitre 7, sorti en 2007, et s'y trouvent pêle-mêle du Dan Brown, du J. F. Kennedy, du Jean-Claude Bourret, du Jacques Pradel, et même du Zizi Jeanmaire - mais faut bien chercher...

Gardons tout de même en mémoire, mes frères, mes soeurs, cette phrase inoubliable :
« Le vrai, le faux, le vraiment faux, le vrai, c'est vrai c'est le faux
C'est vraiment le pogo de la théorie du complot.
»

 

Carlos

De mauvaises langues disent que Carlos est la moins mauvaise chose qu'ait fait Françoise Dolto, ce qui est peut être vrai, mais n'est pas très gentil. Yvan-Chrysostome Dolto, c'est son vrai nom, dénotait très tôt d'un bon goût pour la musique, empruntant son surnom à l'excellent percussionniste Carlos Patato Valdes (celui qui maracas à la main apprend le mambo à Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme).

La carrière de Carlos n'aura pas la taille de sa carrure, mais la postérité gardera parmi tant d'autres les grands classiques comme Rosalie-Rolalie-Oh qui est devenu une publicité, Tirelipimpon, qui est comme son nom l'indique sur le chihuahua ou encore L'amour ça rend beau les laids, ce qui fait très plaisir, comme nous en convenions récemment avec Stanislas Antczak notre éditorialiste.

Il est pourtant un titre qui a failli être perdu de la mémoire collective et qui portait dans ses paroles quelques bouloches de zététique : il s'agit de Nostracarlus, véritable monument littéraire qui nécessita trois auteurs (Claude Lemesle, Sylvain Lebel et J-P. Goussaud) et dans lequel Carlos incarne un astrologue, si si. Il y fait même trois prédictions qui se révéleront surprenamment vraies. Pour les plus courageux d'entre vous, voici la version live du 9 décembre 1981, tirée de l'émission Grande Roue, avec Christian Morin, que la Télé Suisse Romande a archivée . Mais pour éviter toute hallucination auditive, voici le texte original, en exclusivité.

Dîtes-moi qui c'est le roi de la prédiction : Nostracarlus
Qui c'est qui le caïd de la prévision : Nostracarlus
"Domanus, Lustucrus, Poulaga, arheu , dis-nous en plus !"
Dans ma boule, je vois que les poules vont pondre des œufs, he's a genius

Nostracarlus, il sait, il sait tout, Nostracarlus, il voit, il voit tout
Il dit tout, Nostracarlus : "Tetra Leone, Allah Cactus !"
Nostracarlus, il sait, il sait tout, Nostracarlus, il voit, il voit tout
Il dit tout, Nostracarlus : "I am the king of Nebulus!"

Pas Vishnu qui peut vous donner des tuyaux : Nostracarlus
Qui pourrait faire gagner tout le monde au loto : Nostracarlus
"Domani, clafouti, sic Paris-Bresto !" Quel est ce laïus ?
Ça veut dire que l'avenir, ce sera du gâteau, he's a genius

Nostracarlus, il sait, il sait tout, Nostracarlus, il voit, il voit tout
Il dit tout, Nostracarlus : "Néné Momo, nec infarctus !"
Nostracarlus, il sait, il sait tout Nostracarlus, il voit, il voit tout
Il dit tout, Nostracarlus : "I am the king of Nebulus!"

Attendez-vous à ce que Noël tombe le 25 décembre (Oohh !)
La mer arrivera jusqu'aux côtes de Bretagne (Oohhh !)
L'Armée rouge chantera en Russe

Nostracarlus, il sait, il sait tout, Nostracarlus, il voit, il voit tout
Il dit tout, Nostracarlus : "I am the king of Nebulus!" (Ah ah ah)
Nostracarlus, il sait, il sait tout, Nostracarlus, il voit, il voit tout
Il dit tout, Nostracarlus (Ah, ah, ah, ah...)

Carlos a rejoint le Nebulus le 17 janvier 2008, soit à peine cinq semaines après Patato Valdes, et tous deux quelques mois après l'éléction du candidat que notre chanteur troupier soutenait pour la présidentielle, comme quoi la chemise à fleurs peut tromper son monde. Y voir un post hoc ergo propter hoc me ferait, je dois l'avouer, bien plaisir.

 

Les Wriggles

Et puisqu'on parle de la mort, finissons sur les Wriggles qui, comme leur nom ne l'indique pas, sont parisiens. Au début ils étaient cinq pour se partager une guitare sèche, mais ça ne faisait pas beaucoup chacun alors ils en ont mis deux wriggles à refroidir sur le balcon et ils sont tombés, bilan ils ne sont plus que trois, toujours avec une seule guitare, enfin bref. Nous avons coutume de nous dire à l'OZ qu'il ne faut jamais dire jamais, et que selon les circonstances, nul ne peut savoir à quelle branche il se raccrochera lorsque la camarde profilera sa faux.

Alors les Wriggles conjurent le sort en chantant :

(...) On s'ra p'tete aveugles et sourds
Ou en pleine forme et fumeurs
On s'ra p'tete gros et lourds
Ou en pleine forme puis tumeur donc tu meurs
Et c'est tant pis, et c'est tant mieux
C'qu'on s'ra quand on s'ra vieux
Tans pis, et c'est tant mieuuuuuux
C'qu'on s'ra quand on s'ra vieux


C'est le dernier couplet qu'il va falloir méditer :
Et si on devenait l'inverse de tout c'qu'on a imaginé
On finira p'têtre au PS
Ou pire, presentateur télé
On vivra dans un monastère
Tu crois qu'on s'ra devenus croyants ?
Bah merde alors ce serait l'enfer
J'espère qu'on s'ra tous morts avant.

 

Richard Monvoisin




 

Lu sur la plage

Pour une fois, les traditionnels suppléments estivaux « Spécial paranormal » des magazines ont fait, grâce à leur absence, un peu de place sur l'étal du libraire cette année.

On a donc pu lire avec plaisir, par exemple, le numéro spécial de la revue Historia : « Les grandes énigmes de l'archéologie ». Ses cent pages abordent avec du recul et une démarche sceptique, des thèmes souvent tendancieux dans le domaine de l'archéo-fiction, comme les tablettes de Glozel, l'Homme de Piltdown ou les crânes de cristal. Suivent 13 enquêtes qui dissèquent le mystère Ötzi, Stonehenge, l'existence du roi Arthur, l'île de Pâques... Pour une fois la démarche n'est pas (que) sensationnaliste et mis à part quelques très rares dérapages consensuels du style « mais restons prudents » ou « le mystère demeure... », les articles sont de qualité, documentés et l'esprit critique y est bien présent.

Dans la même veine, un autre hors-série des magazines Le Point et Historia : « 100 idées reçues (et fausses) sur les religions ». Cette revue creuse des questions sur le christianisme, le judaïsme, l'islam et le bouddhisme dans le but de tordre le cou aux idées reçues, en élargissant la réflexion que celles-ci peuvent faire naître. De fausses assertions à la volée : Jésus est né en l'an I, Satan a toujours été un démon, Rome persécute les chrétiens à cause de leur religion... Il n'y a que 10 commandements, la synagogue est un lieu consacré, on naît juif par sa mère... Le jihad est une guerre sainte, un homme peut avoir jusqu'à 10 femmes, Mahomet a rédigé le Coran... Le bouddhisme est tolérant et non-violent, la femme est l'égal de l'homme, etc. Toutes ces questions sont traitées d'abord d'un point de vue des données historiques, puis théologiques. Là encore l'esprit critique pointe, enfin, son nez en été.

Deux revues parfaites pour ne plus soupirer sur la plage ! Courez vite, elles sont peut-être encore en kiosque pour quelques jours.

 

Après ce bon crû 2009, j'ai plongé dans le numéro spécial de la revue Sciences humaines « Les psychothérapies, guide et bilan critique », alléché par des questions plus que d'actualité et au centre de mes préoccupations zététiques.

Comme le titre, l'édito est une promesse forte : Qui choisir ? Est-ce cher, long, efficace ? Certaines psychothérapies sont-elles dépassées ? Peut-on devenir dépendant de son psy, se faire manipuler ? Mais au final, mis à part quelques passages de l'article de Jean-Jacques Aulas, et malgré le Dr Lemoine, son coauteur décevant, les 83 pages ne comportent aucune trace, même microscopique de recul ou de critique. Pas une once de réponse donc aux questions de l'édito ! Page après page, ce ne sont qu'éloges de chaque psychothérapie, par les psychothérapeutes eux-mêmes. Bref, un annuaire ou une sorte de salon de la psychothérapie, sans aucune référence sérieuse, si ce n'est pour certaines thérapies cognitivo-comportementales (TCC).

On touche réellement le fond avec la description dithyrambique de l'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), pratique pourtant très critiquée (voir sur le site de l'Association française pour l'information scientifique, entre autres). Ce magazine de sciences humaines n'évoque finalement quasiment que des thérapies plus que douteuses et prend des airs de catalogue de prestataires de service. Navrant ! Tant pis, finalement...

 

Nicolas Gaillard

 


 

Magnétisme

Nous reproduisons ci-dessous la première partie d'une nouvelle écrite par Guy de Maupassant intitulée Magnétisme. Il la publia dans Gil Blas en avril 1882 sous son pseudonyme de Maufrigneuse. À l'époque, le terme magnétisme était utilisé également pour parler de voyance.

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C’était à la fin d’un dîner d’hommes, à l’heure des interminables cigares et des incessants petits verres, dans la fumée et l’engourdissement chaud des digestions, dans le léger trouble des têtes après tant de viandes et de liqueurs absorbées et mêlées.

On vint à parler du magnétisme, des tours de Donato et des expériences du docteur Charcot. Soudain, ces hommes sceptiques, aimables, indifférents à toute religion, se mirent à raconter des faits étranges, des histoires incroyables mais arrivées, affirmaient-ils, retombant brusquement en des croyances superstitieuses, se cramponnant à ce dernier reste de merveilleux, devenus dévots à ce mystère du magnétisme, le défendant au nom de la science.

Un seul souriait, un vigoureux garçon, grand coureur de filles et chasseur de femmes, chez qui une incroyance à tout s’était ancrée si fortement qu’il n’admettait même point la discussion. Il répétait en ricanant : « Des blagues ! des blagues ! des blagues ! Nous ne discuterons pas Donato qui est tout simplement un très malin faiseur de tours. Quant à M. Charcot, qu’on dit être un remarquable savant, il me fait l’effet de ces conteurs dans le genre d’Edgar Poe, qui finissent par devenir fou à force de réfléchir à d’étranges cas de folie. Il a constaté des phénomènes nerveux inexpliqués et encore inexplicables, il marche dans cet inconnu qu’on explore chaque jour, et ne pouvant toujours comprendre ce qu’il voit, il se souvient trop peut-être des explications ecclésiastiques des mystères. Et puis je voudrais l’entendre parler, ce serait tout autre chose que ce que vous répétez. »

Il y eut autour de l’incrédule une sorte de mouvement de pitié, comme s’il avait blasphémé dans une assemblée de moines. Un de ces messieurs s’écria : « Il y a eu pourtant des miracles autrefois. »

Mais l’autre répondit : « Je le nie. Pourquoi n’y en aurait-il plus ? »
Alors chacun apporta un fait, des pressentiments fantastiques, des communications d’âmes à travers de longs espaces, des influences secrètes d’un être sur un autre. Et on affirmait, on déclarait les faits indiscutables, tandis que le nieur acharné répétait : « Des blagues ! des blagues ! des blagues ! »

À la fin il se leva, jeta son cigare, et les mains dans les poches : « Eh bien, moi aussi, je vais vous raconter deux histoires, et puis je vous les expliquerai. Les voici :

*

Dans le petit village d’Étretat les hommes, tous matelots, vont chaque année au banc de Terre-Neuve pêcher la morue. Or, une nuit, l’enfant d’un de ces marins se réveilla en sursaut en criant que son « pé était mort à la mé ». On calma le mioche, qui se réveilla de nouveau en hurlant que son « pé était néyé ». Un mois après, on apprenait en effet la mort du père enlevé du pont par un coup de mer. La veuve se rappela les réveils de l’enfant. On cria au miracle, tout le monde s’émut ; on rapprocha les dates ; et il se trouva que l’accident et le rêve avaient coïncidé à peu près ; d’où l’on conclut qu’ils étaient arrivés la même nuit, à la même heure. Et voilà un mystère du magnétisme.

*

Le conteur s’interrompit. Alors un des auditeurs, fort ému, demanda : « Et vous expliquez ça, vous ?
- Parfaitement, monsieur, j’ai trouvé le secret. Le fait m’avait surpris et même vivement embarrassé ; mais moi, voyez-vous, je ne crois pas par principe. De même que d’autres commencent par croire, je commence par douter ; et quand je ne comprends nullement, je continue à nier toute communication télépathique des âmes, sûr que ma pénétration seule est suffisante. Eh bien, j’ai cherché, cherché, et j’ai fini, à force d’interroger toutes les femmes des matelots absents, par me convaincre qu’il ne se passait pas huit jours sans que l’une d’elles ou l’un des enfants rêvât et annonçât à son réveil que le « pé était mort à la mé ». La crainte horrible et constante de cet accident fait qu’ils en parlent toujours, y pensent sans cesse. Or, si une de ces fréquentes prédictions coïncide, par un hasard très simple, avec une mort, on crie aussitôt au miracle, car on oublie soudain tous les autres songes, tous les autres présages, toutes les autres prophéties de malheur, demeurés sans confirmation. J’en ai pour ma part considéré plus de cinquante dont les auteurs, huit jours plus tard, ne se souvenaient même plus. Mais si l’homme, en effet, était mort, la mémoire se serait immédiatement réveillée, et l’on aurait célébré l’intervention de Dieu selon les uns, du magnétisme selon les autres. »

Un des fumeurs déclara :

« C’est assez juste, ce que vous dites là, mais voyons votre seconde histoire ».

- Oh ! ma seconde histoire […]

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Pour lire la fin, voir le site : un2sg4.unige.ch/athena/html/athome.html qui référence tous les textes de Maupassant.



AGENDA


 

Conférences

Le cycle de conférences mensuelles « Les vendredis de la zététique » reprend, après la pause estivale, le vendredi 25 septembre avec une conférence du professeur Henri Broch intitulée « Les manifestations surnaturelles ». Lors de cette soirée, Henri Broch parlera de la marche sur le feu, des mystères des temples antiques, de la liquéfaction du sang de St Janvier, des combustions humaines spontanées, de la malédiction des pharaons, du fakirisme, des statues qui pleurent ou saignent... à la lumière de l’histoire des sciences et des techniques. La conférence s’achèvera par une séance de questions-réponses avec le public.

 

Les manifestations surnaturelles
Vendredi 25 septembre 2009 à 18h
Médiathèque Communautaire de Valbonne
1855, route des Dolines 06560 Valbonne Sophia Antipolis
Renseignements : 04.92.19.76.00
Entrée libre et gratuite

 

Le laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes organise du 1er au 3 octobre 2009, un colloque international intitulé « L'Homme et l'animal sauvage dans les Alpes et les espaces montagnards ». L'après-midi du vendredi 2 octobre sera consacrée au thème « Mythes, légendes, réalités ». Deux interventions semblent particulièrement intéressantes pour les zététiciens : « Chats, loups, ours et autres cacodémons. Le zoomorphisme démoniaque dans l'imaginaire du montagnard vosgien des XVIe et XVIIe siècles » par Jean-Claude Diedler et « Le dragon de la Fontaine de Vaucluse » par Madeleine Ferrières.

Chats, loups, ours et autre cacodémons
Le dragon de la Fontaine de Vaucluse
vendredi 2 octobre 2009 à partir de 14h30
Maison des sciences de l'Homme (MSH-Alpes)
Domaine Universitaire
1221 avenue Centrale 38400 Saint Martin d'Hères
Tram B, arrêt : Bibliothèques universitaires
L'entrée est gratuite mais l'inscription obligatoire auprès de Mélissa Pélisson (sous réserve de places disponibles).
Le programme complet du colloque (pdf - 235 Ko)

 


Colloque

Le samedi 3 octobre 2009, Le GEMPPI (Groupe d'étude des mouvements de pensée en vue de la prévention de l'individu) organise un colloque national sur le thème « Médecines parallèles et risques sectaires ». Au programme de cette journée, des interventions de Georges Fenech, président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) ; de Pierre Le Coz, vice-président du Comité National d’Éthique ; du professeur Marcel Rufo, chef de service de l’unité d’adolescents « Espace Arthur » à Marseille ; et de Richard Monvoisin, membre de l'Observatoire zététique et chargé de cours à l'Université de Grenoble. En effet, Richard a été invité à parler de « L'art d'accommoder le mot quantique à toutes les sauces. Mésusage et dérives. »

En fin de journée, le GEMPPI présentera le bilan de la première année de mise en place de sa charte des praticiens et acteurs du corps et de l'esprit.

 

Médecines parallèles et risques sectaires
Samedi 3 octobre de 9h à 17h
Amphithéâtre HA1 de l’hôpital adultes de La Timone
264, rue St Pierre 13005 Marseille
Participation gratuite dans la limite des places disponibles
Inscription obligatoire au GEMPPI par téléphone : 04 91 08 72 22 ou mail : gemppi@wanadoo.fr
Le programme complet sur www.gemppi.org

 

Exposition

Il reste quelques jours pour profiter de l'exposition « Fastes et maléfices... Astrologues, magiciens et sorciers » présentée au musée départemental de Saint-Antoine-l'Abbaye. Cette exposition d'art et d'histoire rassemble des peintures, estampes et manuscrits représentants astrologues, magiciens et autres sorciers du Moyen-Âge au XVIIIe siècle. Les images diaboliques, ou assimilées, se multiplient entre le XIIIe et le XVIIe siècle, transposant un univers empreint de fascination, de crainte et de défiance mêlées. De vaines superstitions en fausses prophéties, de rituels magiques en pratiques sataniques, cette sémantique de la représentation interroge finalement les limites de la rationalité.

Fastes et maléfices... Astrologues, magiciens et sorciers
Jusqu'au 20 septembre 2009
Musée départemental 38160 Saint-Antoine-l'Abbaye
04.76.36.40.68
Tous les jours (sauf le mardi) de 14 à 18 heures
Entrée gratuite
Renseignement :www.musee-saint-antoine.fr

 


DIVERTISSEMENT


 

Mago Mentalista

Mercredi 9 septembre 2009, Florent et moi avons assisté à la soirée d'ouverture de la saison culturelle de l'Heure Bleue à Saint-Martin d'Hères, moins pour les discours politiques et l'ennuyeuse énumération de la programmation (qui elle ne l'est pas) que pour le show Mago Mentalista qui suivait.

Mago Mentalista, c'est un spectacle incroyable dans lequel Guido Straniero, mentaliste italien, (divinement interprété) revisite cette branche de la magie, dans un show plus proche d'une pièce de théâtre que d'une démonstration de prestidigitateur. Les expériences auxquelles se livre ce personnage à moitié fou ont de quoi surprendre et émerveiller le public. Parvient-il réellement à lire dans nos pensées ? Si un doute palpable plane durant tout le spectacle, la conclusion, elle, le dissipe totalement. Bref, c'est frais, c'est gai, c'est vivifiant pour l'esprit, et c'est critique ! Pas de dérive paranormaliste à la Gary Kurtz mais une véritable réflexion sur la manipulation mentale.

Les dates des prochaines représentations sont en ligne sur le site de la compagnie Les Décatalogués. Si Guido passe près de chez vous, n'hésitez pas. On peut déjà vous annoncer qu'il sera de retour dans notre département le 6 février 2010 à Allemont, le 9 mars  à La Tronche et le 7 mai à Saint Marcellin.

En complément de ce spectacle, la compagnie propose Intervento, une représentation qui oscille entre conférence, spectacle et démonstrations de manipulations mentales ou paranormales. Cette intervention aborde plusieurs type de manipulations telles que les images subliminales, les torsions de métaux par la pensée, les illusions sonores, manipulations politiques ou médiatiques, etc. L'OZ pourrait bien un jour avoir envie d'organiser ça à Grenoble...

Géraldine Fabre


Erik Johansson, manipulateur de pixel

Un phénomène extraordinaire nécessite une preuve plus solide. Tel est le principe que le zététicien dégaine face à une photographie de fantôme, d'ovni, de bigfoot ou de toute autre créature dont l'existence n'est pas avérée. On comprend bien pourquoi quand on voit ce que les virtuoses de la retouche et de la manipulation d'images arrivent à faire. Les montages d'Erik Johansson, sont de bons exemples. Inspiré par Magritte, Escher et Dali, ce photographe suédois de 24 ans, passe une dizaine d'heures sur chaque photo. Le résultat est saisissant de réalité.

 

 

Toutes ses compositions sont visibles sur son site : www.alltelleringet.com.

Lucie Faivre

 


 

Cette newsletter a été préparée par Stanislas Antczak, Brigitte Axelrad, Véronique Blum, Géraldine Fabre, Nicolas Gaillard, Lucie Faivre, Florent Martin, Fabrice Neyret, Richard Monvoisin, Édouard Schoene et Cécile Ursini.

Content ? Pas content ? Écrivez-nous.