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POZ n°46 Imprimer Envoyer
Lundi, 13 Avril 2009 14:13

 


SOMMAIRE


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ÉDITO


 

« Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies. »
Molière, « Le Malade imaginaire », acte III, scène 3.

 

Ça m'arrive à peu près une fois par an, à des degrés divers : je suis malade. Désolé de te l'annoncer aussi abruptement, ami lecteur, j'espère que tu t'en remettras comme je m'en remets. Je te rassure : ce n'est pas bien grave. Un médecin, s'il était consulté, diagnostiquerait probablement une infection avec un nom compliqué en -ite (bronchite, trachéite, pharyngite, grippe ou d'autres encore). Dans mon langage à moi, j'appelle ça « être malade », ce qui ne manque ni de concision ni de précision, vu que je sais très bien à quoi m'en tenir à ce sujet.

Une fois par an environ, généralement pendant des vacances scolaires, Dame Nature m'inflige ses caprices et mon organisme me rappelle sournoisement que la biologie, c'est moins fiable que la physique (réflexion philosophique de haute volée que je te livre gratuitement pour qu'elle te serve dans tes discussions de comptoir). Cette année je n'ai pas tenu jusqu'aux vacances et suis tombé malade fin mars, ne voulant pas donner à avril la satisfaction de me reprocher de m'être découvert d'un fil.

Comme à chaque fois, j'ai appliqué mes deux principes fondamentaux en la matière. Petit un, je ne vais pas voir de médecin. Petit deux, je continue dans la mesure du possible d'aller bosser (sauf avis contraire du médecin, mais on se reportera à toutes fins utiles au petit un). Ces principes ont leurs raisons, dont certaines ne sont peut-être pas absolument stupides mais seulement ridicules. Pour le petit deux, c'est juste une absurde question d'orgueil débile du fonctionnaire voulant assurer la continuité du service public avec sa cape mitée de super-héros républicain. Si si : je suis un héros. Contagieux (et encore, tagieux, j'ai des doutes), mais un héros quand même. Pour le petit un, il s'agit à la fois de dévouement zététique et de curiosité scientifique.

Dans nos pérégrinations sceptico-zététiques, il nous arrive, à nous autres baroudeurs de la formation à l'esprit critique, de parler de pseudo-médecines. Pas souvent, parce que ça demande du temps d'en parler correctement, c'est-à-dire sans résumer la pensée à un péremptoire « ça marche pas, c'est tout de l'effet placebo » et sans susciter incompréhension et rejet de la part de l'auditoire qui n'avait rien demandé. Mais ça arrive. Et le cas échéant, on parle effectivement de guérison spontanée de la plupart des maladies bénignes, de sophisme post hoc (j'ai guéri après avoir pris telle préparation, donc c'est grâce à elle que j'ai guéri), d'effet placebo ; il peut même arriver que l'on cite le proverbe « le rhume se guérit seul en une semaine ; avec des médicaments il ne faut que sept jours » si on sent l'auditoire détendu, etc.

Je teste donc sur moi-même ces principes, avec la calme confiance du vieux sage qui feint de connaître ses limites, mais avec l'impatience agacée du malade qui en a marre d'avoir de la fièvre, de tousser et de ne pas dormir. Je me gave, au besoin, de comprimés analgésiques et antipyrétiques vendus librement chez les marchands de médicaments. Et là encore, j'observe un protocole rigoureux afin de garantir la validité scientifique de mes observations. Ma liste contient trois molécules : le N-(4-hydroxyphényl)éthanamide, l'acide 2-[4-(2-méthylpropyl)phényl]propanoïque et l'acide 2-acétyloxybenzoïque (autrement dit le paracétamol, l'ibuprofène et l'aspirine). En fonction des périodes, l'une ou l'autre d'entre elles a ma préférence, c'est-à-dire que j'accorde une grande confiance dans sa capacité à optimiser l'effet placebo à l'aide duquel je la suppose agir en partie. Je ne sais pas si c'est très clair ; je te laisse relire la phrase si tu veux.

Là, j'ai décidé que mon favori serait le paracétamol. Fièvre et maux de tête n'ont qu'à bien se tenir, j'ai confiance en ma confiance en mon arme absolue. Et peu importe ce que Jean Brissonnet a pu m'apprendre au sujet de l'effet placebo (que c'était pas si simple que ça, qu'on n'avait pas vraiment de connaissance de ce que serait réellement l'effet placebo s'il existait, tout ça), je continue sur ce principe ancestral depuis zéro génération. Tu savais déjà, ami lecteur, qu'on peut être rationaliste et se comporter de manière irrationnelle, puisque je te l'ai dévoilé sans pudeur le mois dernier. Là, un degré supplémentaire est franchi : je rationalise mon irrationalité.

Et je ne suis pas le seul ! Un ami à moi, vieux complice en zététique, avec qui j'y ai fait mes premières armes, d'une rigueur de raisonnement à faire pâlir un cheval, présentement un peu retiré de la zététique du fait de ses affaires familiales, m'a avoué l'autre jour qu'il avait acheté des granules homéopathiques pour ses filles. Il sait très bien qu'elles ne comportent rien d'autre que du sucre et que leur efficacité thérapeutique spécifique ne doit rien à l'homéopathie, mais lui aussi a confiance en l'effet placebo. La paternité, ça fait faire de ces choses !

À l'heure où tu liras ces lignes, je serai guéri, ami lecteur, j'en ai la ferme conviction. Et en attendant, je me souhaite un prompt rétablissement.

 

Stanislas Antczak
éditorialiste valescent

 

 


LES NOUVELLES DE L'OZ


 

Les stages de zététique s’exportent à La Rochelle

Depuis plusieurs années, deux stages de formation zététique sont proposés aux doctorants-moniteurs du CIES (Centre d’initiation à l’enseignement supérieur) de Grenoble. Ces stages ont pour objectif de présenter une panoplie d’outils sceptiques et de rappeler les principes de la méthodologie scientifique. D’une durée de trois jours chacun, ils ne constituent cependant qu’une introduction à la zététique et à la pensée critique.

L’intérêt de cette formation à l’« autodéfense intellectuelle » est arrivé aux oreilles du directeur du CIES Centre, le Professeur Luc Morin-Allory, qui a pris contact avec les formateurs grenoblois pour leur demander d’intervenir lors du stage résidentiel prévu à La Rochelle fin mars. Florent M. et moi avons alors relevé le défi de concentrer le contenu des stages grenoblois en une journée de formation qu’ont suivie, sur quatre jours, quatre groupes d’une vingtaine de moniteurs des universités d’Angers, Poitiers, Tours, Limoges, Orléans et La Rochelle.

Dans ce concentré d’essence de zététique, nous avons présenté quelques-uns des outils d’analyse critique permettant de disséquer une information bizarre, de sa présentation à sa justification en passant parfois par sa mise en scène. Nous illustrions nos propos avec divers documents vidéos, rappelant que nous commettons parfois de véritables erreurs de raisonnement (confusion corrélation-causalité), que nos sens ne sont pas infaillibles et que nos jugements comme nos comportements sont facilement influençables. En présentant les principes de la méthodologie scientifique, nous insistions sur la manière dont il est possible de savoir plutôt que de croire, autrement dit comment vérifier la véracité d’une information ou d’un phénomène au lieu de se positionner en termes de croyance (j’y crois / je n’y crois pas). Les moniteurs ont pu toucher du doigt la difficulté du montage d’un protocole expérimental pour tester une allégation « paranormale » lorsque nous les avons soumis au cas de M Z., magnétiseur avec lequel l’OZ a travaillé.

L'origine de l'information est fondamentale, un témoignage n’est pas une preuve, inexpliqué ne veut pas dire inexplicable… les outils de la démarche critique ne sont souvent que du bon sens, comme nous l’ont fait remarquer certains moniteurs. Mais, l’adhésion à des thèses pseudo-scientifiques n’est pas corrélée au niveau d’études et l’esprit critique n’est pas (encore) enseigné à l’école alors une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal parfois surtout lorsque l’on sait que nos capacités critiques sont inversement proportionnelles à l’enjeu affectif que revêtent pour nous certaines croyances.

Géraldine Fabre

 

Des fantômes sur Télégrenoble

Le 8 avril 2009, Florent M. et Nicolas V. étaient les invités de l’émission C’direct Lab présentée par Ben Dussy sur Télégrenoble.  Dans cette émission de vulgarisation scientifique, ils étaient là pour parler du résultat de quelques enquêtes menées par l’Observatoire zététique sur des apparitions de fantômes.

Avec Internet, les documents (vidéos ou photos) attestant de l’existence de spectres peuvent se propager très rapidement et très facilement. Troublants pour certains, canulars évidents pour d’autres, ils ne sont pas tous expliqués (inexpliqué ne voulant pas dire inexplicable) mais lorsqu‘une explication du phénomène observé existe, elle est beaucoup moins diffusée... C’est pourquoi depuis plusieurs semaines, Nicolas enquête sur certaines vidéos de fantômes et recense sur le blog de l’OZ le résultat de ses investigations.

Lors de l’émission diffusée sur Télégrenoble, Nicolas et Florent ont pu démystifier la vidéo très connue de Teresa, la Dame blanche du Portugal, qui malgré ses apparences de film amateur n’est qu’un court-métrage de fiction. Ils ont bien évidemment également raconté l’enquête réalisée l’été dernier par l’OZ à Mauroux et son issue, la « capture » de sa Dame blanche.

En relatant rapidement le canular de la maison hantée de Vif qu’ils avaient réalisé sur Hot Radio il y a quelques années, ils ont expliqué les dérapages possibles de ce genre de blague qui avait bien failli leur échapper puisque des « témoins » affirmaient avoir photographié et visité la fameuse maison hantée, pourtant totalement imaginaire…

La vidéo de cette émission est déjà en ligne sur le site de l'OZ.

Géraldine Fabre

 

L’autisme, énigme pour la science et cible idéale pour la pseudoscience

L’autisme est un trouble du comportement, qui se manifeste par une inadaptation à l’environnement familial et social, et une impossibilité partielle ou totale à communiquer avec l’entourage. Les causes de l’autisme sont encore inconnues.

La psychanalyse et les théories pseudoscientifiques ont voulu apporter une explication unique et définitive de cette maladie, en faisant de l’autiste un extraterrestre tombé du ciel, comme le prétend la conception de l’enfant indigo, ou un emmuré vivant dans une forteresse vide, comme l’ont affirmé Bruno Bettelheim et un certain courant psychanalyste. Il arrive que lorsque des gens souffrent de maux dont on ne connaît pas les causes, des théories pseudoscientifiques s’engouffrent dans la brèche. Les gens fragilisés par leur souffrance sont prêts à les admettre, sans voir les dangers qu’elles représentent. Ce nouvel article  "L'autisme, énigme pour la science et cible idéale pour la pseudoscience" fait le point sur les promesses de ces marchands d’espoir.

Mais la connaissance progresse pas à pas grâce aux recherches en neurosciences et en génétique. Cet article fait aussi le point sur les dernières avancées scientifiques.

Brigitte Axelrad

 

Nouveauté : Flux RSS sur le site de l’OZ

Le site de l’Observatoire zététique bénéficie depuis quelques jours de plusieurs flux RSS auxquels vous pouvez vous abonner pour être tenus au courant des dernières publications de notre association (newsletters et dossiers). Rendez-vous sur la page d’abonnement.

 

 


ACTUALITÉS
Les actus du "paranormal"


 

Premiers épisodes des zétéclips

Encadré par Richard Monvoisin, chargé de cours d’initiation à l’esprit critique à la l’Université Joseph Fourier de Grenoble, un groupe de doctorants, moniteurs du CIES, a réalisé  les premiers zétéclips, de courtes vidéos illustrant les outils zététiques. Pour cette première série, les moniteurs se sont intéressés à ce qu’Henri Broch a appelé l’effet cigogne, l’effet impact et l’effet boule de neige. Un quatrième groupe a traité le problème des probabilités inversées (très bien décrit dans le dossier de Florent T. "Inconditionnel des probabilités conditionnelles").

L’effet cigogne est un biais de raisonnement qui consiste à déduire une causalité à partir d’une simple corrélation (lien entre deux variables ou deux événements). Il est à l’œuvre lorsque l’on affirme par exemple que « la lune rousse gèle les jeunes pousses ». On peut également l’illustrer humoristiquement par cette preuve du réchauffement climatique…

Une "preuve" du réchauffement climatique... ? Non, un effet cigogne, c'est-à-dire une confusion entre corrélation et causalité.

 

L’effet impact joue sur le poids des mots comme dans cet exemple des dangers du DHMO (monoxyde de dihydrogène). L’effet boule de neige est parfaitement illustré par l’emballement médiatique généré autour de l’inconnu baptisé « piano man » il y a quelques années.

Ces quatre premiers zétéclips sont accessibles en ligne sur Dailymotion. Présentés lors du forum du CIES aux autres moniteurs, le 3 avril dernier, ils ont été élus meilleur atelier. Le projet sera peut-être reconduit l’année prochaine si d’autres moniteurs ont envie de prendre la relève.

 

Les plis d’un siège dans une église à Cambustan

Lors de la fête de la science, nous présentons souvent au public un poster sur les pareidolies, ces illusions optiques basées sur notre tendance à identifier des formes - en particulier des visages - dans tout ce que nous percevons, de l’écorce d’un arbre aux vaporeux nuages. La première partie du poster est illustrée d’images humoristiques, artistiques et publicitaires. Si leur interprétation dans ces contextes est sans ambiguïté, les photographies de « fantômes », d’ovni, d’apparition divine ou diabolique, mises en parallèle, semblent plus « troublantes » bien qu’il s’agisse vraisemblablement du même phénomène… Pour compléter l’explication, nous rappelons que « le bizarre est probable » et donc que parmi les millions d’images de nuages, de fumées, de taches d’humidité, etc. qui existent, il est possible d’en trouver une, parfois, qui ressemble à un visage, une silhouette. Cette vague ressemblance suffit-elle à attester de l’apparition ?

La plupart des gens sourient et comprennent le rapprochement, en restant convaincus que ces interprétations ne peuvent être que rarissimes et le fait d’« extrémistes » ou d’« excentriques ». Il est vrai que l’histoire du visage de Mars date un peu, qu’on ne savait pas très bien si c’était Ben Laden ou le Diable dans les fumées du World Trade Center et que le toast de la Vierge a été vendu 28.000$ le 23 novembre 2004 mais sur ebay où il se vend beaucoup de choses à des prix parfois ahurissants.

Pourtant, le 13 mars dernier, l’histoire se passait en France et tous les journaux télévisés en ont parlé durant plusieurs jours. Jésus serait apparu sur le siège du curé de l'Église de Cambuston à l’île de la Réunion. Les reportages présentaient essentiellement des témoignages de fidèles, profondément émus par cette « apparition », qui affluaient en masse dans l’Église pour voir. Et en effet, dans les plis du dossier du fauteuil exposé aux yeux de tous, notre cerveau reconnaissait vaguement les contours d’un visage qui dans une Église et pour ses fidèles, ne pouvait être que celui de Jésus. Monseigneur Aubry, l’évêque de l'île, se garde bien de parler de miracle, mais estime que ce phénomène est « un signe de miséricorde et un appel à l'amour ».

L’émotion suscitée par cet événement est sans aucun doute plus surprenante que l’« apparition » elle-même et nous rappelle que les aspects psychologiques doivent nécessairement être pris en compte dans l’étude des phénomènes réputés paranormaux.

 

Géraldine Fabre

 


 

En bref

 

Le corps d’une femme « vampire » découvert à Venise

Sur l’île de Lazzaretto Nuovo près de Venise, dans une fosse commune contenant des corps de victimes de l'épidémie de peste qui sévit dans la région en 1576, des archéologues italiens ont découvert le corps d’une femme enterrée avec une brique entre les mâchoires. Pour les chercheurs, ce rite prouve que ses contemporains devaient vraisemblablement la considérer comme un « vampire ». En plaçant une brique entre ses mâchoires, ils tentaient de l’empêcher de manger son linceul pour revenir à la vie (voir le dossier de Richard Monvoisin "De l’art de mâcher son linceul : enquête sur le vampire masticateur").
Pour Matteo Borrini, anthropologue à l'Université de Florence, cette découverte témoigne également du fait qu'alors les « vampires » étaient tenus pour responsables d'épidémies comme la peste.

 

 


 

Le Bazar du bizarre

 

Vous avez un nouveau message des ummites

Il était une fois Ummo une planète situé à 15 années-lumière de la Terre et habitée par des Ummites. En mars 1950, quelques scientifiques ummites débarquent sur Terre pour nous étudier. Ils atterrissent dans la région de Digne, visitent Paris et en 1966, commencent à communiquer avec les terriens. Comment ? Ils envoient, aux plus fiables d’entre nous, des lettres, par la poste. Dans ces lettres – 180 répertoriées à ce jour -, ils décrivent leur technologie, leur culture et commentent nos modes de vie.
Vous souriez mais ce n’est pas une blague. La dernière lettre a été reçue le 13 mars 2009 par Jean-François Dupouy. Elle est depuis analysée sur le site ummo-sciences par un groupe d’ufologues qui rejettent l’hypothèse d’un canular qui durerait depuis plus de 40 ans…

 

La montre qui prédit l’avenir

L’horloger suisse Borgeaud s’est associé à des indiens pour concevoir et commercialiser une montre capable de prédire les horaires du Rahu Kalam, ces périodes quotidiennes de 90 minutes propices à la réflexion plutôt qu’à l’action d’après l’almanach hindou Panchang. Cette nouvelle insolite a été reprise par de nombreux médias sous le titre « La montre qui prédit l’avenir ». Encore un bel effet d’annonce médiatique ou effet peau de chagrin.  Ma montre, elle, avance d'environ cinq minutes et me prédit très précisément l’heure qu’il fera... bientôt.

 

Les OVNI de Morristown étaient un canular

Entre le 5 janvier et le 17 février 2009, cinq ovnis ont été aperçus dans les environs de Morristown, une petite ville du New Jersey. Après avoir déchaîné l’enthousiasme dans la communauté ufologique, et fait dire au célèbre Bill Birnes, animateur de l’émission UFO Hunters sur History Channel, qu’il ne pouvait s’agir que d’engins extraterrestres, le 1er avril, Chris Russo et Joe Rudy ont avoué être les auteurs de ce canular. Ils ont pour cela mis en ligne trois vidéos dans lesquelles ils décrivent la réalisation de l’« ovni » et commentent les réactions des médias et des témoins. Pour eux, cette histoire montre une fois de plus la faiblesse des témoignages humains, même lorsqu’ils émanent de pilotes ou de « spécialistes » : « si un expert respectable comme Bill Birnes peut être facilement manipulé sur un canular, il est possible que la plupart des manifestations d’OVNI qui font débat soient également fausses ».

 

Mariage de grenouilles

Fin mars, un mariage de grenouilles a été organisé dans le nord du Bangladesh. Ce rituel traditionnel est censé faire tomber la pluie lorsque la mousson tarde à démarrer dans la région. Les mariés étaient spécialement vêtus pour l'occasion. Leur union bénie, ils ont été relâchés dans un étang voisin. Et dans la nuit, la pluie est tombée…« Je crois que c'est à cause de ce mariage », a estimé le professeur Noord Mohammad Kalon. On peut toujours le croire, ou se dire ici que ce n’est qu’une coïncidence. Ne souriez pas, nous avons tous des coutumes étranges qui confondent corrélation et causalité.

 

 


BILLET
Changement de ligne éditoriale pour Science et Inexpliqué ?


 

Dans notre numéro 36, je signalais l’existence de la revue Science et Inexpliqué, lancée fin 2007. L’ambition initiale de ce bimestriel était d’informer ses lecteurs de manière neutre tout en évitant de tomber dans le piège de la traditionnelle opposition « tenant vs sceptique ».

 

Force est de constater qu’après huit numéros, cet idéal ne semble plus être qu’un lointain vœu pieux. Un changement de cap amorcé dans l’éditorial du numéro 6 (novembre-décembre 2008), à mots encore feutrés : « Science et Inexpliqué a décidé de monter en puissance ». Mais si le propos est discret, l’action est visible : les deux volets suivants sont quasiment vierges de toute présence sceptique ou même « mainstream ». Le numéro 7 renferme ainsi un dossier sur une éventuelle survivance d’Adolf Hitler qui réussit à ne pas mentionner une seule fois ce qui constitue pourtant pour de nombreux historiens l’ouvrage de référence à propos de la vie et de la mort du dictateur nazi, le monumental Hitler – en deux tomes – de Ian Kershaw. Le lecteur et abonné que je suis aurait également apprécié, dans l’article du même numéro consacré à l’étude statistique de Dominique Labbé sur les œuvres de Molière (qui soutient que celles-ci seraient en fait de la plume de Pierre Corneille), apprendre qu’il existait des critiques argumentées de ce travail… Tant pis, il faudra pour cela se reporter à une obscure note de bas de page d’un article de Wikipedia. Et lorsqu’un point de vue critique est (exceptionnellement) adopté, c’est presque en s’excusant implicitement de le faire, caricature à l’appui : « posons-nous en sceptiques, en rationalistes dogmatiques, en "historiens grincheux" » (n° 7, p. 41).

 

À trop vouloir quitter « les chemins formatés, balisés et mille fois ressassés » (n°7, p. 29), ne risque-t-on pas de s’engager sur l’autoroute des poncifs du « paranormal » ? L’omniprésence, en filigrane, d’un discours typique du « syndrome galiléen* » contre une science perçue comme frileuse et conservatrice – un propos encore bien marqué dans l’éditorial du numéro 8 – n’est pas vraiment de nature à nous rassurer sur ce plan. Celle de Jean-Pierre Petit non plus. Le physicien, bien connu des amateurs du « paranormal » pour ses travaux sur la magnétohydrodynamique (MHD, un système de propulsion révolutionnaire sur le papier, mais dont les applications pratiques semblent encore bien délicates) et les ovnis, a en effet été l’objet d’une interview (osera-t-on écrire « complaisante » ?) de quatre pages (n°6, pp. 46-49) assortie d’une présentation de son dernier livre qui donnait à l’ensemble des allures de publi-reportage. Or, le « syndrome galiléen » est justement une des pièces maîtresses du discours de Petit, un homme qui travaille effectivement en marge de la communauté scientifique depuis de nombreuses années. Sachant cela, force est de constater que sa « patte » est bien présente dans les trois derniers numéros de la revue. « JPP » possédant par ailleurs un fin coup de crayon, il s’est aussi mis à illustrer les éditoriaux et à tenir une chronique régulière en bande dessinée – l’occasion de nous rappeler qu’il a aussi beaucoup d’humour et un réel talent de vulgarisateur.

 

Néanmoins, l’homme a aussi ses défauts, dont une personnalité pour le moins très forte et une tendance certaine à faire feu de tout bois, sur toute tribune, dès lors qu’il s’agit d’appuyer ses opinions personnelles. L’influence croissante de Jean-Pierre Petit dans la ligne éditoriale de Science et Inexpliqué se ressent nettement dans le numéro 8 qui, non content de doubler l’espace réservé à sa chronique bimestrielle, fait sa « une » sur un thème qui lui est cher : l’idée que le coût exorbitant du bombardier furtif états-unien B-2 Spirit cacherait une propulsion MHD. L’ennui, c’est que cette thèse repose sur un travail dont les nombreuses faiblesses mériteraient à elles seules un article complet. En l’absence de vraie lecture critique, ce n’est donc encore pas cette fois qu’on trouvera une information équilibrée dans les colonnes de Science et Inexpliqué.

 

Dans un milieu où, encore plus qu’ailleurs, les loyautés et les sympathies sont étroitement conditionnées à votre opinion sur un sujet donné, le poids visible – jusqu’ici plus marqué à chaque numéro – de Jean-Pierre Petit dans le contenu de Science et Inexpliqué n’est pas franchement un gage d’indépendance. Les auteurs du magazine resteront-ils réellement « libres et perspicaces » comme l’écrit Nicolas Montigiani, son rédacteur en chef, dans l’éditorial du numéro 8 ? À en croire ce qu’on a vu plus haut, on a de quoi en douter… à moins que le très prochain numéro 9 ne vienne me détromper – ce dont je serai alors le premier à me féliciter. Reste que Science et Inexpliqué est aussi parfaitement libre de choisir lui-même ses orientations et sa ligne éditoriale… du moment que celle-ci est alors explicite et assumée.

 

Éric Déguillaume

 

*Syndrome galiléen : généralisation hâtive qui consiste à affirmer que parce que les théories qu’on soutient vont à l’encontre de celles communément admises par la communauté scientifique (les anglo-saxons parlent de science « mainstream »), on a alors, à l’instar de l'image traditionnelle qu'on se fait d’un Galilée face aux dogmes de l’église catholique, forcément raison. Le discours de Jean-Pierre Petit, qui affirme entre autres choses (et contrairement à la plupart de ses collègues physiciens) que la MHD est aisément utilisable en pratique et qu’elle est déjà employée, y compris par des ovnis d’origine extraterrestre, s’inscrit fréquemment dans cette logique.

 

 


CULTURE ET ZÉTÉTIQUE


 

Chronique zétético-musicale

En tant que véhicule universel, la musique est parfois un art peu regardant. Il lui arrive parfois de convoyer des idées plutôt navrantes, et l'un des groupes de la chronique d'aujourd'hui marque une sorte de must dans le genre.

Insurrection, c'est son nom, est un band national-catholique berrichon, dont les thèmes privilégiés sont la France blanche, la forteresse européenne assiégée par des hordes de numides, le sang pur, la Croix et l'honneur... Tout un programme. Leur album Ne plus subir, édité en 2008, est truffé de propos à faire friser la moustache de la plupart des leaders national-populistes, mais c'est sa chanson n°7, Évolution, qui nous offre une abyssale perle. Le chanteur, répondant au doux sobriquet de Lapin Hardcorigène, nous sert un refrain qui vaut son pesant de cacahuètes : « La théorie de l'évolution n'est que pure invention, mais Darwin, ce franc-maçon, est un sinistre bouffon. ». Vous ne me croyez pas ? Alors écoutez cet extrait en mp3.

 

On me disait gamin que Dieu est une sphère infinie dont le centre est partout et la circonférence nulle part. C'était de Nicolas de Cues, je crois. Pour Insurrection, c'est pareil. Ce groupe est une bulle infinie dont la bêtise est partout et le cerveau nulle part.

 

Stevie Wonder est un homme prévenant : le voici en studio en 1973 enregistrant ce qui est un cours de zététique à proprement parler, accompagné de la trompette avenante de Trevor Laurence. Á l'origine, une chanson populaire, que Stevie avait remise en forme pour Jeff Beck, mais qu'il finira par chanter lui-même, s'accompagnant sur son légendaire clavinet Hohner.

Very superstitious, writings on the wall, [Très superstitieux, écrits sur les murs]
Very superstitious, ladders bout to fall, [Très superstitieux, échelles sur le points de tomber]
Thirteen month old baby, broke the lookin glass [Un bébé de treize mois, brisant le miroir]
Seven years of bad luck, the good things in your past. [Sept ans de malheur, les bonnes choses de ton passé]

Refrain :
When you believe in things [Quand tu te mets à croire]
That you dont understand, [en des choses que tu ne comprends pas]
Then you suffer, [Alors tu souffres]
Superstition aint the way [La superstition n'est pas le bon moyen]

Very superstitious, wash your face and hands, [Très superstitieux, rince ton visage et tes mains]
Rid me of the problem, do all that you can, [Débarrasse-moi du problème, fais tout ce que tu peux]
Keep me in a daydream, keep me goin strong, [Laisse-moi dans mon rêve éveillé, laisse-moi devenir fort]
You dont wanna save me, sad is my song. [Tu ne veux pas vraiment me sauver, et triste est ma chanson]

Very superstitious, nothin more to say, [Très superstitieux, rien de plus à dire]
Very superstitious, the devils on his way, [Très superstitieux, le diable est en route]
Thirteen month old baby, broke the lookin glass, [Un bébé de treize mois, brisant le miroir]
Seven years of bad luck, good things in your past. [Sept ans de malheur, les bonnes choses de ton passé]

Cette leçon de rationalisme a valu à Stevie Wonder un Grammy Hall of Fame award en 1998. Depuis, je chante sous la douche, avec l'espoir qu'un jour la gloire me touchera de son aile duveteuse.


Scoop de dernière minute : Impossible de ne pas vous annoncer que la preuve que Dieu existe vient d'être trouvée. C'est le groupe yéyé-punk-rockabilly les Wampas qui l'annoncent en titre de leur dernier album. La preuve ? Eux-mêmes. Balèse.

 

Richard Monvoisin

 


 

Melting-Poz : de l'antenne avec de vrais bouts radiophoniques

Aujourd'hui, Gouyon, Tassy et Lecointre, à propos de l'évolution. En attendant de pouvoir vous proposer un vrai podcast, voici un petit découpage d'un trop rare passage à l'antenne de trois représentants de la biologie, à forte tendance sceptique : Pierre-Henri Gouyon, Pascal Tassy et Guillaume Lecointre. Cela s'est passé dans l'émission Continent sciences, de Stéphane Déligeorges du 23 février 2009, sur France Inter.

Après une brève introduction (1), Pierre-Henri. Gouyon balaye une ou deux idées reçues sur l'évolution et explique ensuite comment la sélection, mot impropre s'il en est (voir l’article « Zététique appliquée : double effet paillasson dans Le Monde » et la leçon de choZ toute récente de Jean-Marc Temmos : « Comprenez-vous bien la sélection naturelle ? ») n'agit pas sur les individus (2). S'ensuit une explication historique de ce qu'on entend par néo-darwinisme (3). Puis Pascal Tassy, que l'on connaît pour ses écrits en paléoanthropologie et ses critiques d'auteurs spiritualistes comme Teilhard de Chardin (Matière Première n°2, 2007 ), met une dose à la notion de chaînon manquant (4). Puis vient notre préféré, tant pour son look que pour sa limpidité, le zoologiste et systématicien Guillaume Lecointre (5). Stéphane Déligeorges demandera alors à Pierre-Henri Gouyon si la théorie de l'évolution est prédictive (6), tandis que Guillaume Lecointre terminera par une explication sceptique qui résume en bien des points les propres combats de l'OZ et d'une bonne part des zététiciens (7).

Extraits audio en mp3 : 
1- Introduction (300 Ko)
2- Sélection naturelle (2,9 Mo)
3- Le néo-darwinisme (1,9 Mo)
4- Le chaînon manquant (1,8 Mo)
5- Guillaume Lecointre (6,7 Mo)
6- Prédictivité de l’évolution (4,0 Mo)
7- Conclusion sceptique (5,6 Mo)

 


 

En librairie

 

Petit traité de bizarrologie
La science derrière l'étrangeté de la vie quotidienne
Richard Wiseman 
Éditions Dunod
Collection Oh, les Sciences !
268 pages – 18,90 euros

 

Quelle est la blague la plus drôle du monde ? Comment un surnom influence-t-il notre vie ? Que dit notre date de naissance sur notre capacité à être heureux ? Peut-on prédire le tirage du Loto ?... Professeur de psychologie expérimentale à l'université du Hertfordshire, Richard Wiseman a passé sa vie à étudier scientifiquement les comportements humains les plus étranges. Ce livre rend compte avec humour des études les plus surprenantes menées par des scientifiques spécialistes en bizarrologie. Il aborde ainsi des sujets aussi variés que la chance, le mensonge, l'humour, le charisme, la superstition, l'altruisme.

 

 

L’Atlantide retrouvée ? 
Enquête scientifique autour d'un mythe
Jacques Collina-Girard
Éditions Belin
223 pages – 19 euros

 

Préhistorien et spécialiste en géologie sous-marine, Jacques Collina-Girard raconte dans ce livre comment il a retrouvé dans la mer du détroit de Gibraltar un archipel englouti 9000 ans avant notre ère dont, à son grand étonnement, l’âge et la localisation pourraient correspondre à ceux de la mythique Atlantide décrite par Platon. Son enquête scientifique, mêlant archéologie, géologie et ethnologie, l’amène à retracer l’histoire de ces îles englouties il y a 12000 ans par la montée des eaux suite au réchauffement climatique survenu à la fin de la dernière période glaciaire. Un séisme et un tsunami d’une ampleur exceptionnelle auraient parachevé leur submersion. Alors, tradition orale venue d'Égypte, couchée par écrit pour la première fois par le philosophe grec, le mythe de l'île brutalement engloutie par l'océan recèlerait-il un fond de vérité ? A-t-on enfin retrouvé l’Atlantide ?

 

 


AGENDA


 

Conférences

Le mardi 14 avril 2009, Jean Gagnepain, préhistorien, directeur du musée de préhistoire de Quinson et Gilles Boëtsch, anthropologue, président du conseil scientifique du CNRS seront les invités de la dernière conférence du cycle zététique organisée par l’association Sciences Technologie Société (ASTS) et consacrée au mythe du Yéti. L'existence de légendes et de témoignages relatifs à des hommes velus dans la plupart des zones montagneuses du monde font du yéti un mythe quasiment universel. Cette universalité est-elle une preuve suffisante pour en justifier son existence ou faut-il y voir la manifestation de nos fantasmes, tabous ou propres peurs ?

Le Yéti, un mythe ?
Mardi 14 avril 2009 à 18h30
Espace Écureuil
26, rue Montgrand 13006 Marseille
Entrée libre et gratuite

 

Le vendredi 17 avril 2009 à 18h30, Richard Monvoisin sera à la médiathèque de Valbonne, près de Nice pour parler, des « Fleurs de Bach, homéopathie, cures : comment s'y retrouver dans les médecines "douces" ? ». Le domaine des médecines dites alternatives est en pleine expansion, à tel point qu'il devient difficile pour le public de s'y retrouver. Multitudes d'offres, pour une profusion de pathologies, à des coûts divers : comment avoir un regard éclairé sur la question ? Quels outils sont à la disposition du citoyen lambda pour choisir sa thérapie, sans se faire dicter sa conduite ni tomber pour autant dans les pièges marketing et les dérives, particulièrement courantes dans les médecines parallèles ? Richard Monvoisin, enseignant la pensée critique à l'université de Grenoble tentera de donner quelques outils simples à la portée de tous pour que chacun, chacune puisse faire ses choix thérapeutiques en pleine connaissance de cause.

Fleurs de Bach, homéopathie, cures : comment s'y retrouver dans les médecines "douces" ?
Vendredi 17 avril 2009 à 18h30
Médiathèque Communautaire de Valbonne
1855, route des Dolines 06560 Valbonne Sophia Antipolis
Renseignements : 04.92.19.76.00
Entrée libre et gratuite

 

Le lundi 4 mai 2009, dans le cadre du cycle « Les lundis de la pensée critique », le cercle zététique de Toulouse organise une conférence d’Éric Lowen intitulée « L'ouverture des chakras et l'éveil de la Kundalini : de la croyance à l’auto-illusion ».

À quoi correspond la théorie de l’ouverture des chakras et de la Kundalini dans l’hindouisme ? Quelle est la part de réalité et de croyance dans ces idées ? Est-ce un principe universel ou culturel ? Est-ce une anatomie ou des croyances religieuses ? Ces conceptions ne sont-elles pas des pièges ? Que répondre aux personnes qui en parlent en toute sincérité comme une expérience personnelle ? Si c’est une illusion, quelles sont ses origines ? Éric Lowen essaiera de répondre à toutes ces questions.

L'ouverture des chakras et l'éveil de la Kundalini : de la croyance à l’auto-illusion
Lundi 4 mai 2009 à 20h30
Maison de la philosophie
29, rue de la digue 31300 Toulouse
Tél. : 05.61.42.14.40
Entrée : 4 euros, gratuit pour les adhérents

 

Le cycle de conférences mensuelles « Les vendredis de la zététique » organisé par le professeur Henri Broch se poursuit le vendredi 15 mai avec une soirée consacrée aux extraterrestres dans l’Antiquité. Pyramides d’Égypte, dessins de Nazca, observatoires mégalithiques, électricité et magnétisme dans l’Antiquité, avions précolombiens, cosmonaute maya… Ces prouesses sont-elles vraiment le fruit de contacts avec des êtres venus d’ailleurs ? Quelles sont les techniques et connaissances des anciens ?

Les extraterrestres dans l'Antiquité
Vendredi 15 mai 2009 à 18h
Médiathèque Communautaire de Valbonne
1855, route des Dolines 06560 Valbonne Sophia Antipolis
Renseignements : 04.92.19.76.00
Entrée libre et gratuite

 

Le lundi 25 mai 2009, Géraldine Fabre et Florent Martin, membres de l’OZ, seront à l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) pour une conférence intitulée « Zététique, les fantômes dans le laboratoire ». Des pouvoirs de l’esprit aux observations d’ovnis, des apparitions miraculeuses aux arts divinatoires, les deux zététiciens présenteront les outils de la démarche zététique pour étudier les phénomènes réputés « paranormaux » mais aussi les résultats de quelques enquêtes menées par l’Observatoire zététique.

Zététique, les fantômes dans le laboratoire
Lundi 25 mai 2009 à 18h30
UTBM site Belfort
Amphi A200
Boulevard Anatole France 90000 Belfort
Entrée libre et gratuite
Renseignements : www.utbm.fr

 

 


 

Café scientifique

Le mardi 14 avril 2009, le Centre culturel Le Safran organise à Amiens un café scientifique intitulé « La zététique ou quand la science peut expliquer l’étrange… ». Les intervenants, Nicolas Gauvrit, mathématicien et membre de l’AFIS (Association française pour l’information scientifique), Géraldine Fabre et Florent Martin (OZ) répondront aux questions du public sur toutes les thématiques du « paranormal » privilégiant l’approche sceptique et la méthodologie scientifique. Il sera vraisemblablement moins question d’expliquer l’étrange que de donner au public des outils pour développer son esprit critique.


La zététique ou quand la science peut expliquer l’étrange…
Mardi 14 avril 2009 à 18h30
Centre Culturel Jacques Tati
rue du 8 mai 1945 80000 Amiens
Entrée libre et gratuite

 

 


DIVERTISSEMENT


 

Insolite

 

Petite vidéo mise en ligne sur Youtube. Voici un objet volant parfaitement identifié mais pour le moins étonnant ! Heureusement que l’éléphant n’est pas rose, les témoins n’auraient vraiment pas été crédibles…

 

Testez-vous

Vous connaissez sûrement le site charlatans.info, véritable mine d’informations sceptiques sur les théories pseudoscientifiques, les idées reçues, les arnaques commerciales et impostures scientifiques, en plus de proposer une très large bibliographie de livres critiques.

Le site dispose également d’une rubrique « récréation » dans laquelle vous pourrez entre autres :

 


 

Cette newsletter a été préparée par Stanislas Antczak, Brigitte Axelrad, Éric Déguillaume, Géraldine Fabre, Florent Martin, Richard Monvoisin et Nicolas Vivant.

Content ? Pas content ? Écrivez-nous.