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POZ n°25 Imprimer Envoyer
Écrit par L'équipe de rédaction   
Vendredi, 13 Juillet 2007 14:13







SOMMAIRE


 

 


ÉDITO


 

La vie d’un éditorialiste de la Newsletter de l’OZ est parfois rude. Telle fut mon expérience lorsque, rallumant mon ordinateur après avoir profité d’un samedi pour une fois ensoleillé, je fus tiré de ma torpeur estivale par un courriel de l’impitoyable rédactrice en chef, dont le contenu pourrait être résumé par « dis donc, l’édito, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ? ». Comme j’avais le choix, j’ai opté pour « demain ». Ça tombait bien, car le dimanche était maussade.

Restait à trouver un thème en rapport avec la choucroute, plat qui n’est guère de saison à vrai dire. « Génial ! » me dis-je aussitôt : « la Newsletter va paraître un vendredi 13 ». J’allais donc pouvoir « dérouler » en glosant sur triskaidékaphobes et autres paraskévidékatriaphobes, dans le style humoristique et détendu dont j’ai le secret.
Sauf que c’était franchement éculé, parce qu’il y avait déjà eu un vendredi 13 cette année, en l’occurrence au mois d’avril. Et comme, depuis le début de l’année, la Newsletter paraît régulièrement le 13 de chaque mois, j’avais déjà sauté sur l’occasion pour l’édito du n° 22.

Il fallait trouver autre chose. Alors comme c’est l’été… eh bien, j’ai décidé qu’il serait question d’été. L’été à l’OZ, c’est quoi ?

Principalement, depuis maintenant deux ans, c’est l’événement qui donne sueurs froides, stress, angoisse et panique (surtout lorsqu’il s’agit de regarder la météo) à son présidentiel organisateur : Ultimate Z. Qui plus est, cette année, Ultimate Z débutera le jour même où toi, public, recevras cette Newsletter, le vendredi 13 juillet.
Hasard ? Je ne pense pas ! Le sujet de mon édito était tout trouvé.

Alors, qu’est-ce qu’Ultimate Z ? Un résumé succinct fait de cet événement, en quelque sorte, l’université d’été de l’Observatoire zététique. Le principe de base était de se réunir entre membres de l’association afin, durant tout un week-end, de suivre une sorte de « formation intensive » sur des sujets variés, afin d’en apprendre le plus possible sur la zététique, ainsi que sur des thèmes du « paranormal » que nous ne maîtrisions pas forcément tous, mais qui étaient la spécialité d’autres membres de l’OZ. Le tout dans une ambiance champêtre, estivale et décontractée, ceci en dépit des dénégations bornées de la rédac’chef, qui voudrait que nous passassions tout notre week-end à travailler sans relâche. Mais le public a le droit de savoir que les gens de l’OZ savent aussi s’amuser et ne se prennent pas non plus tout le temps au sérieux… mais souvent quand même, comme en témoigne le programme chargé de ce long week-end, inséré plus bas.

Finalement, l’édition 2006 a tellement bien fonctionné que non seulement l’OZ a décidé de remettre ça en 2007, mais a en plus pris l’initiative de distribuer quelques invitations à des sympathisants et des membres d’autres associations sceptiques françaises. Chacun d’entre eux pourra ainsi se rendre compte in vivo de ce qu’est réellement l’Observatoire zététique. La réciproque est également valable, et espérons que les liens existant déjà en sortiront renforcés, histoire d’aller plus loin dans la promotion de l’esprit critique.

Éric Déguillaume
Président de l'Observatoire zététique


LES NOUVELLES DE L’OZ


 

Café zététique : « Les sourciers trouvent-ils de l’eau ? »

Dans la cave voûtée du Tonneau de Diogène (bar-restaurant de Grenoble), l’OZ avait organisé, le 18 juin dernier, un café zététique consacré à la sourcellerie. Quelques curieux, attirés par le titre provocateur de la soirée, étaient donc venus discuter du « phénomène sourcier » avec nos quatre intervenants : Nicolas Vivant, Nicolas Touzard, Benoit Ducret et Ardéchir Pakfar.

Dès l’introduction, Nicolas Vivant a levé le suspense, en répondant à la question-titre : « Oui, les sourciers trouvent de l’eau ! ». La véritable question est en effet de savoir s’ils la trouvent grâce à leurs instruments, tels que le pendule ou la baguette.

Après une courte présentation de la zététique, un historique de la radiesthésie - dont la sourcellerie est une branche - et une approche de son étude expérimentale, les conférenciers ont répondu aux questions du public. Le débat a donné lieu à d’intéressantes discussions sur cette discipline qui reste sur bien des aspects encore inexpliquée...

La vidéo du café a été ajoutée sur la page « Vidéos » de notre site.

 

Citations :

« Il [Eugène Chrevreul] immobilisa le bras et le poignet et constata une réduction drastique de l’amplitude des oscillation du pendule. Il en conclut […] que le mouvement du pendule était dû à des mouvements inconscients du poignet et que en l’absence d’une expérience en aveugle, les personnes sont sujettes à un phénomène de suggestion et d’auto-suggestion qui les amènent à faire bouger le pendule. » (Benoît Ducret)

« Si on veut expérimenter quelque chose, il faut le faire dans des conditions très rigoureuses et de façon à être sûr de ce que l’on mesure, c’est-à-dire en double aveugle. » (Ardéchir Pakfar)

« Souvent les conditions dans lesquelles on fait ce genre d’expérience [recherche de canalisation], ne permettent pas de tirer des conclusions car il y a trop de paramètres qui varient. » (Nicolas Vivant)

« On sait que ce n’est pas l’instrument […] Le pendule ne tourne pas seul. […] et l’eau seule ne fait pas tourner le pendule. » (Nicolas Vivant)

 

Hasard et coïncidence

Certains y verront sûrement un signe du Destin… Il fallait que ceux-là se rencontrent le 15 Juin 2007.

Ce matin-là, un homme appelle chez la mère de Nicolas Vivant qui habite Valence. Il cherche à se rendre à la salle « Haroun Tazieff » où il doit le soir même donner une conférence. La maman de Nicolas lui explique gentiment comment s’y rendre et lui demande par curiosité le sujet de cette conférence. L’homme lui répond « C’est sur le paranormal ». Amusée, elle explique à son interlocuteur que son fils s’intéresse également à ces sujets mais qu’il est du côté « sceptique ». L’homme en déduit qu’il est donc plutôt « contre » lui et intrigué, demande des précisions. En apprenant que ce fils fait partie de l’Observatoire zététique, l’homme semble rassuré : pour lui, nous sommes en effet une association très active et surtout respectueuse des gens. « Comment s’appelle votre fils ? » « Nicolas Vivant ». INCROYABLE ! L’homme au bout du fil n’est autre que… Jean-Pierre Girard. Les deux hommes se connaissent bien, mais seulement à travers Internet.

Averti de l’anecdote, Nicolas organise une expédition à Valence dans laquelle il embarque Richard Monvoisin et Florent Martin. Tous les trois assistent à la conférence de Jean-Pierre Girard intitulée « Paranormal, enfin des preuves scientifiques ! ». Même si, à ce sujet, les points de vue divergent, la rencontre fut cordiale, comme en témoigne la photo ci-dessous.

 

 

De gauche à droite : Richard Monvoisin, Nicolas Vivant et Jean-Pierre Girard.

Message personnel : Je remercie Jean-Pierre Girard pour la dédicace qu’il m’a faite en vidéo, bien que je n’aie pu accompagner mes collègues zététiciens à Valence.

 

Le programme d’Ultimate Z

Le week-end du 14 Juillet 2007, l’OZ organise son université d’été, baptisée « Ultimate Z ». Pour cette deuxième édition, d’autres sceptiques viendront nous rejoindre dans la Drôme provençale, pour discuter méthodologie scientifique et esprit critique. Agnès Lenoire (AFIS), Françoise Mariotti (CZLR) ou encore la grande prêtresse du BBLLOOBB, Corinne Baudry nous ont fait l’honneur d’accepter cette invitation. Au total, nous serons une bonne trentaine. Le programme sera donc chargé mais l’ambiance détendue, comme vous pouvez vous en rendre compte dans cet emploi du temps (que nous ne suivrons pas) concocté par notre président. À l’heure où vous lirez ces lignes, nous y serons sûrement déjà ! Compte-rendu dans la prochaine newsletter.

 

Conférence sur la psychanalyse en ligne

Le jeudi 22 mars, le psychologue et ancien psychanalyste, Jacques Van Rillaer était invité par l'Observatoire zététique pour une conférence publique intitulée « Bénéfices et préjudices de la psychanalyse ». Près de 250 personnes étaient venus écouter le co-auteur du Livre noir de la psychanalyse parler des apports et des dérives de cette thérapie inventée au début du XXe siècle par Freud. Un compte-rendu est encore accessible dans notre NL 22 du 13 avril 2007. On vous l’avait alors promis, la voici enfin : la vidéo de cette conférence est en ligne sur le site de l’OZ, sur notre page « Conférences ».

 

Géraldine Fabre

 


L’ACTUALITÉ DU « PARANORMAL »


 

Le décès de Barry Beyerstein

Le 25 juin 2007, la communauté sceptique a perdu une de ses plus importantes figures. Barry Beyerstein, qui venait de fêter ses 60 ans, nous a quittés mais nous laisse en héritage un nombre impressionnant de publications critiques sur des sujets très variés, allant de la graphologie à la cryptozoologie en passant par les médecines dites alternatives, les perceptions extrasensorielles, les expériences de mort imminente… Impossible de faire la liste exhaustive des sujets sur lesquels il a travaillé et écrit (en voici un aperçu). Professeur de psychologie à l’Université Simon Fraser au Canada, ses recherches portaient sur la perception, la conscience et les effets de la drogue sur le cerveau.Défenseur infatigable de la science, il intervenait régulièrement dans les médias (télévision, radio, presse, Internet, etc.) sur des sujets concernant le « paranormal ».

Certains membres de l’OZ avaient eu la chance de le rencontrer en octobre 2005 à Bruxelles lors du 12e congrès sceptique européen. Ravi de voir une bande de jeunes s’intéresser à des sujets qui le passionnaient depuis des années, il s’était laissé corrompre par quelques bières et un pendule (voir l'article de notre blog). Le contact était simple et amical ; nous étions sur la même longueur d’ondes, pensant comme lui que dans le domaine du « paranormal », il y a plus de personnes sincères qui s’auto-illusionnent que de véritables charlatans.

France 3 fête les 60 ans de l'ufologie

Le vendredi 29 juin, à partir de 23h20, la chaîne France 3 diffusait le soixantième numéro de son magazine d’investigation Pièces à conviction, présenté par Élise Lucet. Une émission intitulée « Ovnis, mystères sur la planète ».

Le choix de ce sujet coïncidait opportunément avec le soixantième anniversaire, aussi bien de l’acte fondateur de l’ufologie, l’observation de neuf objets non identifiés (improprement qualifiés par la suite de « soucoupes volantes » dans les journaux) par le pilote américain Kenneth Arnold le 24 juin 1947, que de l’affaire ufologique la plus célèbre, celle du prétendu « crash » d’un vaisseau extraterrestre à Roswell, le 3 juillet de la même année.

À cette actualité ufologique chargée, amenant ou annonçant de nombreuses publications, s’ajoutait la mise en ligne encore partielle, il y a quelques mois, des archives du GEIPAN, ainsi que la parution du livre dirigé par Yves Sillard Phénomènes aérospatiaux non identifiés, un défi à la science, qui peut être considéré comme quasiment l’émanation de ce service du CNES.

En dépit de la présentation qui en avait été faite avant sa diffusion, l’émission n’était en fait consacrée qu’à moitié à l’affaire de Roswell, toute la première partie portant sur deux cas français célèbres, ceux de Trans-en-Provence (1981) et du vol AF-3532 (1994).

Pour mémoire, ces deux affaires, toujours officiellement sans explication pour le GEIPAN, sont souvent présentées comme les meilleures preuves de la matérialité d’OVNI potentiellement extraterrestres, notamment par Jean-Jacques Velasco, l’ancien directeur du SEPRA (le prédecesseur du GEIPAN) qui défend cette opinion à titre personnel.

M. Velasco figurait parmi les invités de cette émission au même titre que Jack Krine (pilote témoin d’une observation d’OVNI), le sociologue Pierre Lagrange ou encore le chroniqueur scientifique de France Télévision Patrick Hesters, les sceptiques étant pour leur part représentés par Henri Broch.

L’enquête de France 3, probablement la plus sceptique jamais télédiffusée en France, outre le caractère douteux de l’affaire de Roswell (connu depuis longtemps), a surtout mis en exergue les importantes lacunes méthodologiques des enquêtes officielles concernant les deux cas français analysés dans le détail, en faisant ressortir la fragilité et le caractère peu probant.

Ainsi, les journalistes établissent notamment de manière définitive, grâce aux relevés fournis par l’armée de l’air, que la trace radar présentée comme la preuve matérielle de la réalité de l’OVNI observé le 28 janvier 1994 par l’équipage du vol AF-3532, ne peut en aucun cas y correspondre, comme le soutenait depuis de nombreuses années le zététicien Éric Maillot (par exemple ici et ) ) et provient probablement d’un petit avion de tourisme.

Confronté à ces faits, J.-J. Velasco semble avoir eu du mal à soutenir son hypothèse personnelle, se contentant de suggérer une hypothèse ad hoc fort opportune mais peu convaincante, voulant que la trace radar soit en réalité un faux écho généré par l’OVNI comme contre-mesure.

M. Velasco a par ailleurs désavoué, dans une émission de radio diffusée le 6 juillet par RTL, son intervention dans le magazine Pièces à conviction, affirmant que ses propos avaient été manipulés et montés. Ce qui n’explique pas pourquoi il avait tenté, préalablement à la diffusion de l’émission (donc à un moment où il ignorait, normalement, la façon dont seraient insérés ses dires), d’en faire retirer ses interventions, une information diffusée par l’ufologue Gildas Bourdais.

Pour plus d’informations, l’émission de France 3 peut désormais être visionnée en ligne à cette adresse.

Éric Déguillaume

 

Crop circles

Si comme chaque année, la saison des « crop circles » - agroglyphes ou cercles de culture en français - a commencé en Angleterre dès le mois d’avril, le phénomène est encore rare dans le reste de l’Europe mais semble tout de même de plus en plus traverser la Manche.

Déjà, l’année dernière, trois crop circles étaient apparus en Belgique, près du Lion de Waterloo, sans que les auteurs ne soient identifiés, laissant ainsi planer le doute sur leur origine extra-terrestre (voir notre article à ce sujet dans la NL 16). « Ils » ont remis ça cette année dans la nuit du 16 Juin 2007. Au petit matin, un gigantesque « tag agricole », en forme de trèfle, a été découvert par les participants d’un bivouac napoléonien. Toute l’affaire est raconté sur ce site : cropcirclewaterloo, qui présente également une enquête illustrée de nombreuses vidéos. Personne n’a rien vu, n’a rien entendu (est-ce vraiment surprenant ?), l’œuvre aurait été réalisée en moins de deux heures (pas vraiment un exploit suivant le nombre de « circlemakers »), les nœuds des brins de blé ne présentent pas de caractéristiques particulières mais on traque la trace des E.T. et on cherche la signification de ce dessin.

Le phénomène atteint également la Suisse : à Corcelles-près-Payerne le 4 juillet 2007, un crop circle de 60 mètres de diamètre, comportant six croissants de lune entremêlés, a été repéré et pris en photo par un pilote de l’armée. Le champ d’Yvan Cherbuin est depuis envahi par les curieux, venus se faire une idée sur ce « mystère », surtout que Pierre Blanchoud, présenté comme un « spécialiste » de la question par les médias, l’a affirmé : le crop circle est authentique : « Authentique, cela veut dire qu’on ne peut pas expliquer qui l’a réalisé. Le travail est énorme. Ce n’est pas humainement possible. […] La qualité de ce cercle est trop importante. Et si l’on regarde bien les photos prises au sol, on se rend compte que les blés sont comme tressés. » Armé d’une baguette de sourcier, un géobiologue fait des « mesures » : « Il y a plein de bonnes ondes ici. Tout le monde sourit. Les gens se parlent sans même se connaître. ». Conclusion du propriétaire : « C’est beau vu du ciel, mais c’est franchement emmerdant vu du sol ! »

Faut-il y voir, comme certains le pensent, un lien avec la série « Mystère » diffusée tout l’été dans plusieurs pays francophones, dont la Suisse et la Belgique ? Dans ce cas, on attend avec impatience les crop français !

Géraldine Fabre

 


 

En bref

 

La fin d’un mythe ?

L’idée était communément admise par une moitié de la population et souvent mise en doute par la seconde : les femmes sont plus bavardes que les hommes. Une étude vient de prouver que ce préjugé est probablement sans fondement. En comptabilisant le nombre de mots prononcés par jour par 400 étudiants, sur des périodes allant de 2 à 10 jours, des psychologues américains ont montré que les femmes prononçaient environ 16.215 mots par jour et les hommes 15.669, soit une différence de 546 mots non statistiquement significative selon les scientifiques. Les femmes, du moins les étudiantes, ne sont ni plus ni moins bavardes que leurs collègues masculins. Extrapolé à l'ensemble de la population grâce à un panel de sujets aux caractéristiques sociologiques plus variées, ce préjugé pourra peut-être bientôt être rangé dans le cimetière des idées reçues du site qui les répertorie : Tatoufaux.

Référence : Are Women Really More Talkative Than Men? , Matthias R. Mehl, Simine Vazire, Nairán Ramírez-Esparza, Richard B. Slatcher, and James W. Pennebaker, Science 6 July 2007 317: 82.

 

La mystérieuse disparition d’un lac au Chili

Le 28 mai dernier, une équipe de gardes forestiers, en patrouille à 2.000 kilomètres au sud de Santiago, à la limite des régions australes d'Aysen et de Magallanes, a constaté la disparition du lac glaciaire de Témpanos. Ce lac qui s’était formé en 1986 avait une surface de plus d’un kilomètre carré et faisait jusqu’à trente mètres de profondeur. Aujourd’hui, quelques icebergs gisent encore sur le fond et la fonte des glaciers alentours recommence à remplir lentement le lac.

Deux hypothèses sont envisagées pour expliquer la vidange du lac : l’ouverture d’une faille due à un tremblement de terre ou un phénomène de débâcle glaciaire, les parois du lac, constituées au nord par les glaces éternelles ayant fini par se briser sous la pression de l'eau.

 


 

Le bazar du bizarre

 

Psi wars

Le parapsychologue Dean Radin se met en scène dans une animation parodiant Star Wars pour faire la promotion de son dernier livre Entangled Minds: Extrasensory Experiences in a Quantum Reality. Dans son costume de Jedi, il combat les scientifiques bornés pour faire admettre la réalité des perceptions extra-sensorielles, comme la télépathie ou la télékinésie. Dans cette version, l’esprit critique est le côté obscur de la force… de votre cerveau.

 

L’homme au sang vert

En posant un cathéter à un patient avant de l’opérer, des médecins de l’hôpital Saint-Paul de Vancouver ont découvert que son sang avait une belle couleur… verte. Après analyse, il s’est avéré que cette couleur atypique était, non pas due à la présence de cuivre (comme les vulcains de la famille de M Spock) mais à de la sulfhémoglobine. Ce dérivé de l’hémoglobine se forme par réaction chimique avec certains médicaments et notamment un anti-migraineux, le sumatriptan, que le patient prenait régulièrement. Le traitement interrompu, le sang reprit rapidement sa couleur normale.

 

Superstitions numérologiques

Avec le 7 juillet 2007 (07/07/07), la numérologie a fait un retour en force dans les médias. Cette année, la presse « féminine » qui avait déjà l’habitude de ressortir ses prédictions amoureuses de l’été, fait le tour des superstitions numérologiques, à l’image de la française des jeux qui en profitent pour organiser une super cagnotte ou de ces milliers de couples qui se sont unis ce jour-là. Courage, on en a encore au moins jusqu’au 12/12/2012…

 

Les dix commandements de l’automobiliste

Les comportements des conducteurs n’étant pas toujours très catholiques, le Vatican vient de publier Les dix commandements de l’automobiliste. Le document de 36 pages conseille de respecter les piétons, de maitriser son calme en conduisant et de venir en aide aux victimes d’accident de la route. Le Vatican incite également les automobilistes à prier au volant mais précise qu'il ne faut pas le faire les mains jointes ! Ferrari, qui s’est senti directement visé par la stigmatisation de la voiture luxueuse faisant « ressortir le côté primaire des êtres humains » et suscitant la convoitise, n’a pas tellement apprécié l’initiative.

 

Le portable porte-bonheur

Zhang Jianyun est l’heureux propriétaire du numéro de portable le plus convoité en Chine : le 139 2008 0808. En plus de correspondre à la date du lancement des jeux olympiques de Pékin l’année prochaine, ce numéro comporte suffisamment de chiffre 8, considéré comme porte-bonheur, pour, comme l’espère son propriétaire, faire monter les enchères ouvertes à 20.000 euros (200.000 yuans).

 

Joyeux anniversaiiiiire, Roswell !

Il y a soixante ans, un fermier découvrait les traces d’un crash sur ses terres dans le Nouveau Mexique, non loin de la base militaire de Roswell. Après enquête, le 8 juillet 1947, l’armée publia un communiqué officiel annonçant qu'elle serait en possession de débris d'origine extraterrestre. Mais quelques heures plus tard, un deuxième communiqué rectifia le tir : il ne s’agissait en réalité que des débris d’un ballon sonde. L’affaire tomba ensuite dans l’oubli mais refit surface 30 ans plus tard avec la publication en 1980 du livre de Charles Berlitz et William L. Moore The Roswell incident. Depuis, Roswell est devenu un lieu de pèlerinage pour les ufologues du monde entier. Cette année près de 35.000 personnes se sont réunis pour le rendez-vous annuel l’Amazing Roswell UFO Festival. Le comté accueillera prochainement un parc d’attractions baptisé Alien Apex Resort.

 


CULTURE ET ZÉTÉTIQUE :
Deux zététiciens en vadrouille : Voyage à Rome


 

Dans l’antiquité, on pouvait assurément affirmer que « Tous les chemins mènent à Rome » sans qu’aucun sceptique ne mette en doute cette allégation. La formule vient en effet de ces fameuses voies romaines, construites à partir du IVe siècle avant l’Ère Chrétienne pour faciliter le transit des marchandises et qui convergeaient alors toutes vers la capitale de l’Empire.

Aujourd’hui, l’expression n’est évidemment plus utilisée qu’au sens figuré pour signifier qu’il existe plusieurs manières d’atteindre un but. Ce n’était donc pas pour vérifier la véracité de cet adage, en zététiciens trop zélés, que Florent et moi sommes partis pour une semaine à la découverte de Rome, mais notre escapade s’est tout de même rapidement transformée en voyage zététique, chacune de nos visites suscitant de nouvelles questions et attisant notre curiosité.

 

Selon la légende, Rome fut fondée par Romulus sur la colline du Palatin, le 21 Avril 753 avant l’Ère Chrétienne. Tout le monde connaît l’histoire de la louve qui recueillit et éleva les jumeaux Rémus et Romulus, fils de la vestale Rhéa Silvia et du dieu Mars, après qu’ils furent abandonnés. Si aucun historien n’est dupe de cette légende, à commencer par Tite-Live qui écrivit au 1er siècle de notre ère, l’histoire de la fondation de Rome (Ab Urbe condita libri), dans le musée du Capitole, on se plait à raconter que des vestiges d’habitations datant du VIIIe siècle avant l’Ère Chrétienne furent récemment découverts sur la colline du Palatin et qu’il se pourrait donc que la réalité rejoigne la fiction… Rome semble en tout cas bien façonnée par les légendes, comme nous n’allions pas tarder à le comprendre.

 

Première route romaine, construite en - 312, la via Appia joignait Rome à Capoue. D’après les Actes de Pierre, texte apocryphe de la fin du IIe siècle ou du début du IIIe siècle, c’est sur cette voie que le Christ serait apparu à Pierre, qui fuyait Rome et les persécutions de Néron envers les chrétiens. Son apôtre lui aurait alors demandé « Domine, quo vadis ? » (« Seigneur, où vas-tu ? ») et Jésus lui aurait répondu qu'il entrait dans Rome pour y être crucifié à nouveau. Pierre aurait finalement fait demi-tour pour affronter son Destin.

 

La Basilique Saint-Pierre, symbole de la Chrétienté, serait construite sur le tombeau de l’apôtre, donnant ainsi un sens propre à la déclaration de Jésus, rapportée dans l’Évangile de Matthieu : « […] tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ». Des fouilles archéologiques, entreprises au XXe siècle, dans les Grottes du Vatican, révélèrent en effet la présence d’un monument cultuel au-dessus d’une tombe datant du Ier siècle mais trouvée vide. Une cachette aménagée sur un mur perpendiculaire contenait en revanche les ossements d'un individu de sexe masculin âgé de soixante à soixante-dix ans mais les avis divergent pour leur attribution à l'apôtre.

La Basilique est un monument à la gloire des papes ; 148 des 265 papes de l'histoire sont enterrés dans la crypte et chacun voulut faire bâtir un mausolée plus grand et plus luxueux que ceux de ces prédécesseurs. Nous fûmes surpris de constater qu’il était même difficile de trouver dans l'édifice une représentation du Christ sur la croix.

La Basilique Saint-Pierre, telle que nous la connaissons aujourd’hui a été construite au XVe siècle. Les artistes les plus célèbres de leur époque participèrent à sa conception et sa décoration : Michel-Ange, Le Bernin, Raphaël, Bramante, etc. En son centre, au dessus du maître-autel, s’élève un gigantesque baldaquin en cuivre aux colonnes torses. Il est entouré de quatre pilastres qui portent la coupole. Trois d’entre eux renferment des reliques étonnantes. La première est le linge de Véronique sur lequel se serait miraculeusement imprimé le portrait de Jésus lorsqu’elle lui essuya le visage sur le chemin de la Passion. La seconde est la Sainte Lance, ou lance de Longin, arme qui aurait percé le flan de Jésus lors de la crucifixion. La troisième n’est autre que les fragments de la Vraie Croix sur laquelle Jésus aurait été crucifié.

En faisant quelques recherches, j’ai découvert que ces reliques existent en plusieurs exemplaires, conservées dans d’autres églises. En effet, bien souvent la relique originale était copiée et découpée en morceaux. Chaque partie était ensuite intégrée à une copie qui par - pensée magique de - contagion pouvait ainsi faire l’objet d’un culte.

 

Le martyr, le sacrifice, la souffrance sont omniprésents dans la religion chrétienne comme en témoigne la violence des bas-reliefs des portes d’entrée de la basilique : Hommes persécutés, torturés, éventrés, pendus par des fils barbelés pour leurs croyances. L’image nous revint alors de ces fidèles chrétiens, jetés en pâture aux fauves dans les arènes de Rome et attendant la mort avec résignation, en priant.

Le lendemain, nous visitions justement le Colisée et alors que nous contemplions la grande croix installée au bord de l’arène par le pape Benoît XIV en souvenirs de ces premiers martyrs, l’audio-guide nous apprenait que si les chrétiens avaient été persécutés à Rome (en réalité surtout après le IIIe siècle), il était en fait fort peu probable qu’ils aient été condamnés à mort et exécutés ici…

Nous n’étions pas au bout de nos surprises et en matière de reliques, le plus surprenant nous attendait encore en visitant le Cimetière des Capucins de l’église Santa Maria della Concezione. Il s’agit en fait d’un ensemble de cinq petites cryptes entièrement décorées avec les ossements (oui, oui !) de près de 4000 moines capucins décédés entre 1528 et 1870. Les frises, les lustres, les plafonds, tout est en tibias, crânes, omoplates et vertèbres. Le résultat est on ne peut plus étrange. On ne connaît pas le nom de l’artiste qui au milieu du XIXe siècle réalisa cette « œuvre » monumentale mais d’aucuns pensent qu’ils pourraient s’agir des capucins eux-mêmes…

 

Rome, centre du monde méditerranéen dans l’Antiquité, avait son… nombril - De là vient peut-être l’expression, « se prendre pour le nombril du Monde ». Nous avons découvert cet Umbilicus urbis Romae, (le nombril de Rome) qui en marquait donc le centre, en visitant le Forum romain. Il s’agit d’un étrange petit édifice circulaire, en briques, devant lequel on peut passer sans y prêter attention.

Autre curiosité, plus touristique : La Bouche de la Vérité (Bocca della Verità). Selon une légende bien connue aux Romains, ce masque en pierre au regard perçant pourrait révéler si quelqu'un dit la vérité. En effet, il est censé avaler les doigts des menteurs ! Cette croyance répandue au Moyen-Âge n’est plus qu’une attraction pour les touristes qui se pressent à l’église Santa Maria in Cosmedin (où est conservé le crâne de St Valentin) pour se faire prendre en photo la main dans la bouche. Que de mensonges a dû entendre sans broncher ce masque qui ne servait dans l’Antiquité qu'à couvrir un puits d'égout !

Il nous restait un dernier rituel touristique à accomplir avant de rentrer à Grenoble : le jeté de pièces dans la Fontaine de Trévi. Une première pour faire un vœu, la seconde pour faire celui de revenir un jour à Rome...


Géraldine Fabre


AGENDA


 

Conférences

Le 17 juillet 2007, Ted Honderich, professeur émérite de philosophie de l’esprit et de la logique à l’University College de Londres, organise une rencontre-débat sur le thème « La question du déterminisme ». L’entrée est gratuite mais une inscription préalable est requise. Vous pouvez vous inscrire par mail en envoyant vos noms, prénoms, à Marc Silberstein.

How free are you ? the determinism problem : Dead Theories, Live Theories
5th International Humanities Conference
Mardi 17 juillet 2007 à 14h15
6, rue du Colonel Combes 75007 Paris
Métro : Invalides (ligne 8)
Informations complémentaires : http://humanitiesconference.com/ .


Le 13e congrès sceptique européen aura lieu à Dublin le week-end du 7 au 9 septembre. Le thème cette année sera « The Assault on Science: constructing a response ». De nombreux membres des associations sceptiques européennes, fédérées par l’ECSO (European Council of Skeptical Organisations), se retrouveront donc en Irlande pendant ces deux jours.

Parmi les conférenciers, seront présents entre autres James Alcock et Willem Betz, que certains membres de l’OZ avaient déjà rencontrés en 2005 à Bruxelles.

Congrès sceptique européen
du 7 au 9 septembre 2007
Hotel Davenport
Dublin - Irlande
Inscription en ligne avant le 20 Juillet : www.irishskeptics.net
Renseignements complémentaires


Le prochain colloque du GEMPPI (Groupe d’Étude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu) aura lieu le samedi 6 octobre 2007 à partir de 9h.

Il sera consacré aux « Principes d’assujettissement et d’influence par des mécanismes mentaux ». Parmi les intervenants, on peut noter la présence de Jean-Léon Beauvois (co-auteur du Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens) qui parlera de la soumission librement consentie.


Colloque du GEMPPI
Samedi 6 octobre 2007 à partir de 9h00
Espace Éthique Méditerranéen
Hôpital adultes de La Timone
264, rue St Pierre 13005 Marseille
Renseignements : www.medethique.com



DIVERTISSEMENT


 

Réponse de l'énigme du mois dernier

L’énigme du mois dernier peut être résumée de la façon suivante : quelle question poser à un voyant qui prétend être capable de prédire sans se tromper n’importe quel événement à venir ? (il s’agit d’un cas théorique, il n’en existe probablement pas qui ont de telles prétentions).

La réponse est désespérante de simplicité et ne fait appel qu’à un peu de logique. Il faut lui demander : « Allez-vous répondre « non » à cette question ? »

Il lui est alors impossible de répondre…



Nouvelle énigme

Cet été, le temps sera chaud et les nouvelles énigmes… vidéos. Commençons par ces deux curieux documents qui montrent un hélicoptère militaire qui vole alors que les pales sont arrêtées ! Impossible ? Voyez plutôt :

De nombreux débats sur divers forums tentent d'expliquer le phénomène et certaines hypothèses ne manquent pas d'imagination. N'hésitez pas à envoyer vos idées à l'Observatoire zététique. La réponse sera donnée dans la prochaine newsletter.



Insolite : La photo du mois

 

Il fallait y penser, Alliance Nature l’a fait ! Les fleurs de Bach se déclinent maintenant en parfum. Voici « Présence(s) » le premier parfum élaboré à partir des fleurs de Bach. Un peu de verveine pour la tranquillité, de la clématite pour la présence et le « toucher terre », de l’églantine pour la joie et la motivation, du chèvrefeuille pour vivre au présent, un peu de pin pour le respect de soi, du chêne pour le « lâcher prise » et enfin le pommier sauvage pour l’amour de soi et la réconciliation. Tout un programme, pour un résultat pour le moins étrange…

Mais quand on cherche ce qui se cache derrière les élixirs floraux de Bach, on a parfois des surprises. On ne peut que vous conseiller de lire le dossier de Richard Monvoisin à ce sujet.




ANNONCES


 

SOS surnaturel

L'observatoire zététique dispose d’une ligne directe, SOS surnaturel. Si vous êtes témoin d'un phénomène paranormal, si vous avez une faculté extraordinaire, si vous avez entendu parler d'histoires étranges et que vous voulez en savoir plus, appelez-nous au : 08.731.731.96.

Les paranormal investigators de l'OZ mèneront l'enquête avec vous.

Vous pouvez également prendre contact avec l'Observatoire zététique par mail. Pour toute question ou remarque écrivez nous à : contact@zetetique.fr

 


 

Cette newsletter a été préparée par Éric Déguillaume, Géraldine Fabre et Florent Martin.

 

Mise à jour le Jeudi, 17 Novembre 2011 16:42