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POZ n°23 Imprimer Envoyer
Écrit par Nicolas Vivant   
Dimanche, 13 Mai 2007 14:13





SOMMAIRE


 

  • Édito
  • Les nouvelles de l’OZ
    Mise en ligne du livre Les OVNI du CNES
    Compte-rendu de l'expérience de radiesthésie d'Argenton
    Publication de la critique d'une expérience de télépathie
    Les newsletters 2006 en pdf
  • Actualités
    La "kryptonite" serbe
    Lecture dans les pensées
  • Dossier : Le niveau baisse !
  • Culture et zététique
    Phénomènes aérospatiaux non identifiés, un défi à la science
    Chroniques zétético-musicales
  • Agenda
    "Les pseudo-médecines" à Montpellier
    "L’éducation : une question scientifique ?" à Paris
  • Divertissement
  • Annonces

 


ÉDITO


 

« … »
Réaction de l’éditorialiste en panne d’inspiration


Pourtant, il y en a, des choses à écrire sur la Newsletter n° 23.

Il y en a d’ailleurs infiniment plus à lire. Ce début de mois de mai est visiblement placé sous le signe de la publication, signe peu connu parce que régulièrement piétiné, en cette saison, par celui du Taureau.

C’est que les gens de l’OZ écrivent beaucoup, ces temps-ci. Nouvelle déclaration nombriliste du président, dira-t-on. Je récuse cette affirmation, tout comme je récuse la rumeur insidieuse, mais évidemment invérifiable, qui voudrait que mon prédécesseur collectionnât les bouloches de nombril.

Il y a une raison bien précise à ce soudain épanchement d’autosatisfaction déplacée. En même temps que sera expédiée cette Newsletter, sera aussi mis en ligne le rapport de l’expérience d’Argenton-sur-Creuse.

Ce protocole expérimental, mis au point en collaboration avec Francis Gatti, de l’association CASAR, a été mené à bien en mars dernier, grâce à la participation de deux radiesthésistes. C’est seulement la deuxième fois que l’Observatoire Zététique parvient à mener une expérience de ce type à son terme, en quatre ans. Aussi n’est-ce pas banal.

Au-delà du résultat final, forcément décevant pour les deux parties, au-delà aussi de l’expérience méthodologique engrangée dans la mise en application d’un protocole expérimental se voulant le plus rigoureux possible, demeure une aventure humaine. Expérimenter, ce n’est pas seulement répondre à une question posée : c’est aussi s’ouvrir, dialoguer, rencontrer, échanger, partager.

Gageons que les efforts déployés à cette occasion ouvriront la voie à davantage de collaborations futures. Si les conclusions négatives génèrent la frustration, elles sont aussi impuissantes à démontrer l’inexistence. Ce qui leur confère le formidable pouvoir de laisser une ouverture au rêve, du moment que le sérieux du protocole suivant soit là pour nous ramener, doucement, à la réalité.

 

Éric Déguillaume

 


LES NOUVELLES DE L’OZ


 

Les OVNI du CNES, trente ans d’études officielles (1977-2007)

Nous vous l’annoncions dans la dernière newsletter : le livre des ufologues sceptiques, David Rossoni, Éric Maillot et Éric Déguillaume, est maintenant téléchargeable sur le site de l’OZ.

Suite à la publication des archives du CNES (Centre national d’études spatiales) et la parution du livre d’Yves Sillard et Jacques Patenet, actuel responsable du GEIPAN (Phénomènes aérospatiaux non identifiés, un défi à la Science), les OVNI ont fait leur réapparition dans nos journaux et la question de l’existence d’extraterrestres venus nous rendre visite a resurgi sans une ride malgré ses 60 ans (on fêtera en effet le 60e anniversaire des événements de Roswell au mois de juillet prochain).

Lors d’une interview, publiée sur le site du CNES, Jacques Patenet déclarait : « Au GEIPAN, nous récoltons régulièrement des observations avec des faits tangibles, des témoins de bonne foi, et nous essayons d’expliquer ce qui s’est passé. Mais dans l’hypothèse où nous n’y parvenons pas, nous voudrions pouvoir interpeller les scientifiques et mettre à leur disposition nos rapports d’enquête afin qu’ils les étudient. » Alors c’est ce que David Rossoni, Éric Maillot et Éric Déguillaume ont fait. Dans leur livre, Les OVNI du CNES, trente ans d’études officielles (1977-2007), ils reviennent sur les cas d’observations d’OVNI avancés comme les plus « troublants » : Trans-en-Provence, Cussac, l’affaire Duboc, etc. Les conclusions de leur analyse critique écartent sans difficulté la thèse de possibles manifestations d’une civilisation extraterrestre évoquée par les dirigeants du GEIPAN, à l'aide d'hypothèses parfaitement « terrestres » donc beaucoup moins « coûteuses ».

Un résumé de l’ouvrage et son sommaire sont disponibles ici. Ce livre proposé en avant-première sur le site de l’OZ sera accessible jusqu’à sa parution prochaine chez book-e-book, dans la collection Zététique.

 

Expérience de radiesthésie

En mars dernier, une équipe de zététiciens de l’Observatoire zététique s’est rendue à Argenton-sur-Creuse pour y réaliser, en collaboration avec l’association CASAR de Francis Gatti, une expérience avec deux radiesthésistes. Un résumé de l’expérience et de ses conclusions ont été publiés dans notre newsletter précédente. Aujourd’hui, le compte-rendu complet, comportant le détail du protocole, est, grâce à Nicolas Vivant, déjà en ligne sur le site de l’OZ et en version pdf.

Pour tout renseignement relatif à cette expérience, n'hésitez pas à nous contacter.

 

Débat autour de la télépathie par téléphone

Il y a plusieurs mois, Florent Tournus avait soumis au Journal of the Society for Psychical Research (JSPR) sa critique de l’expérience de télépathie par téléphone réalisée par Rupert Sheldrake avec les sœurs Nolan (publiée dans le même journal en 2004). L’article a été accepté et vient de paraître dans le numéro d’avril (vol 71, n°3 p 887, avril 2007) comme « Lettre à l'éditeur ». Elle a donné lieu à une réponse de Rupert Sheldrake, discutée à nouveau sur notre blog, le Journal de l’OZ. Le débat porte principalement sur la rigueur du protocole et l’analyse des résultats. Pour Florent, les résultats sont conformes au hasard et ne mettent donc pas en évidence de lien télépathique entre les deux sœurs. Ses objections n’ont pas été remises en question. Le reproche que lui adressent aujourd’hui les parapsychologues est de s’être intéressé à une expérience mineure alors que d’autres, selon eux, établissent sans aucun doute, la réalité du phénomène. En zététique, on appelle cela l’effet canard de bain (il remonte toujours à la surface). À suivre…

 

Les anciennes newsletters en version pdf

Nos newsletters de l’année 2006 ont été mises en page et éditées en version pdf imprimable. Elles sont dorénavant téléchargeables sur la page « archives » de notre site, du n°12 au n°19. Une bonne occasion de relire nos anciens articles sur le scepticisme (POZ12), l'Afssaps et les médecines alternatives (POZ13), le rôle des médias dans la propagation de théories « paranormales » (POZ14), les pyramides bosniennes (POZ15), le mélange coca-mentos (POZ16), la fête de la science (POZ18), le rationalisme et la psychanalyse (POZ 19). Et bien sûr, des interviews d’auteurs, les brèves du paranormal et des énigmes.




L’ACTUALITÉ DU « PARANORMAL »


 

La « kryptonite » serbe

La nouvelle a été relayée dans la plupart des journaux, faisant sourire les présentateurs télévisés : la kryptonite qui rend Superman vulnérable existe réellement ! En effet, un nouveau minéral, extrait d’une mine serbe de la région de Jadar, aurait été récemment identifié par le docteur Chris Stanley du muséum d’histoire naturelle de Londres. Baptisé dans un premier temps, jadarite, sa composition minéralogique serait très proche de celle imaginée par les scénaristes du film Le Retour de Superman : lithium, sodium, bore, silicate, hydroxyde et fluorine. L’histoire a pris des proportions étranges, certains journalistes allant jusqu’à en déduire : Superman est Serbe !

Cependant, la kryptonite de Stanley ne contient pas de fluorine, elle n’a pas le bel éclat vert lumineux du cristal de Lex Luthor mais présente plutôt un aspect poudreux blanchâtre. Elle n’est pas non plus radioactive. Mais je chipote, ce ne sont que des détails qui n’ont d’ailleurs pas empêché le minéralogiste d’assimiler sa trouvaille à la kryptonite de Superman.

Des détails ? pas vraiment… La composition donnée par le chercheur n’est pas très précise sans les proportions respectives de chaque élément. En effet, le lithium, le bore le sodium, le silicate et l’hydroxyde se trouvent dans la plupart des cyclosilicates, comme les tourmalines. Par exemple, l’elbaïte est composée de sodium, lithium, aluminium, bore, silicate et hydroxyde et l’olenite de sodium, d'aluminum, de bore, de silicate et d'hydroxyde. Étrange que dans ses recherches, le docteur Stanley ne soit pas tombé sur ces minéraux mais directement sur le site des fans de Superman…

C’est sûr qu'annoncer la découverte d'un minéral proche d’une tourmaline, c’est moins impressionnant qu'avoir trouvé de la kryptonite. Les journaux n’en auraient certainement pas parlé… Mais avec cet effet d'annonce, même Nature a publié la « découverte » du Dr Stanley et c'est sûr le public se pressera lors des prochaines expositions du minéral au museum.

 

Lire ou ne pas lire

Grande nouvelle : « Des scientifiques affirment pouvoir prédire des intentions grâce à un scanner cérébral », « German Scientists Reading Minds Using Brain-Scan Machines » (Des chercheurs allemands lisent dans les pensées grâce à un scanner), « Lire dans les pensées : percée scientifique ». À en croire tous ces articles, la télépathie serait maintenant une réalité et Minority report plus vraiment de la science-fiction pour les chercheurs allemands de l’Institut de la cognition et des neurosciences Max Planck. Seul, Le Monde pose la question dubitativement : Pourra-t-on lire dans nos pensées ?

Comment en est-on arrivé à ces conclusions ? Le Dr Haynes s’intéresse depuis de nombreuses années au fonctionnement du cerveau. Lors d’une récente étude, il a demandé à des volontaires (21 exactement) de choisir entre l'addition et la soustraction, puis de réaliser l'opération avec deux chiffres présentés sur un écran quelques secondes plus tard. Le cerveau de ces sujets était pendant ce temps observé par résonance magnétique (IRM). Un logiciel analysant l’activité cérébrale dans le cortex préfrontal médian a permis de prédire dans 71% des cas le choix du sujet. Mais il avait auparavant fallu identifier les zones correspondant aux deux alternatives proposées. D’où les extrapolations : « Si vous saviez quelles signatures de pensée chercher, vous pourriez en théorie prédire avec plus de précision ce que les gens vont faire », estime le Dr Haynes. Le communiqué de presse insiste : « The work of Haynes and his colleagues goes far beyond simply confirming previous theories. It has never before been possible to read out of brain activity how a person has decided to act in the future. » (Le travail de Haynes et ses collègues est plus qu’une simple confirmation des études précédentes. Il n’a jamais été possible auparavant de deviner dans l’activité cérébrale l’action future d’une personne.)

Est-il possible de lire dans nos pensées et de deviner nos intentions ? Pour l'heure, l’étude du Dr Haynes ne permet pas de l'affirmer : elle ne concerne en effet que le choix entre deux alternatives et nécessite la pleine collaboration des sujets. Encore un bel effet peau de chagrin médiatique.

J'avais deviné que vous liriez cet article.

 

 


 

En bref

 

Zététique appliquée : double effet paillasson dans Le Monde

Le 17 avril, dans un article du Monde, intitulé « Le pape prend ses distances avec les créationnistes et avec les darwinistes », Richard Monvoisin relevait un double effet paillasson sur les mots « science » et « darwinisme », glissements de sens dommageables car propices à l’incompréhension ambiante sur la théorie de l'évolution. Son analyse est détaillée dans le journal de l'OZ.

 

Stop Sylvia Browne

Quand il prédit, un voyant est censé le faire mieux que M. Duschmoll. Et s’il se trompe, il serait logique qu’il se trompe moins que Mme Dugenou. Que faire lorsqu’une voyante célèbre comme Sylvia Browne fait beaucoup trop d’erreurs ? En tout cas, l'OZ soutient Robert S. Lancaster qui demande sur son site à Sylvia Browne « soit de prouver ses capacités parapsychologiques, soit d’arrêter de prétendre en avoir ».

 

 

Retour en force des tordeurs de cuillères

On pensait le temps des tordeurs de cuillères révolu. Eh bien non. Quadruple come back ! Parmi les quatre démonstrations, une est réalisée par un magicien avéré, une autre par un collègue sceptique et les deux autres par d’authentiques « psychics », c'est-à-dire des gens qui se déclarent doués sur un plan parapsychologique (ici et ).

 


 

Le bazar du bizarre

 

Nostradamus a tout prévu

Bon, ça y est, on en est sûr : Nostradamus avait prévu le réchauffement climatique. La preuve ? Le quatrain V, 11 : « Mer par solaires seure ne passera, Ceux de Venus tiendront toute l’Affrique : Leur regne plus Saturne n’occupera, Et changera la part Asiatique. » Convaincu ? Non ?? Pour tout dire, moi non plus. Essayons alors le quatrain II, 3 ? « Pour la chaleur solaire sus la mer De Negrepont les poissons demis cuits : Les habitants les viendront entamer Quand Rod. Gennes leur faudra le biscuit ». Le soleil, la chaleur, la cuisson,… toutes ces métaphores ont en tout cas convaincu Mario Reading qui vient de publier Nostradamus 2003-2025: A History of the Future.

 

Mauvaises ondes

Amanda Lorio, ministre de l’environnement au Nicaragua, a récemment été démise de ses fonctions pour avoir soumis ses collaborateurs à des thérapies dites « alternatives ». Les employés s’étaient en effet plaints de devoir payer un dépassement d’honoraires pour ces traitements à base de fleurs, censés les « libérer des énergies négatives et des mauvaises ondes. ». Le président nicaraguayen, Daniel Ortega, a justifié le renvoi de la ministre en déclarant : « Ce qui relève de la santé c'est du domaine du ministère de la Santé ». Si le « traitement » n’avait pas été plus cher et conseillé par le ministre de la santé, personne n’aurait donc émis d’objection…

 

Mick Jagger et les extraterrestres

Dans sa biographie du chanteur de Rolling Stones, qui vient de paraître, Michael C. Luckman révèle que Mick Jagger croit fermement en l’existence des extraterrestres depuis qu’il observé lui-même à plusieurs reprises des OVNI, en particulier lors de ses concerts. OVNI ne signifiant que « objet volant non identifié », la conclusion de l’existence d’E.T n’est-elle pas un peu hâtive ?

 

On parie ?

La découverte de Gliese 581c, une exoplanète très semblable à la Terre a changé la donne pour les bookmakers britanniques. En effet, la présence d’eau liquide sur Gliese 581c étant envisagée, la probabilité de découvrir une vie extraterrestre a fortement augmenté et sa cote est passée de 1 000 contre 1 à 100 contre 1. Pour les parieurs britanniques, l’existence des extraterrestres est maintenant plus probable que le retour du Christ (1000 contre 1) ou celui d’Elvis (5000 contre 1).

 

Pire que le vendredi 13

Les statistiques de l’assureur britannique Norwich Union montrent que l’augmentation du nombre d’accidents les vendredis 13, probablement due au stress des plus superstitieux, n’en fait pas le jour qui lui coûte le plus cher. C’est en effet le premier jour de chaque mois qu’il enregistre les sinistres les plus graves. Inversement, selon ses données, le 26 du mois serait le jour le plus « sûr »… à condition d’accepter l’assimilation « pas de déclaration d’accident » et « sûreté de la route » (effet paillasson).

 

La pleine lune fait encore de l’effet… aux journalistes

D’après le site 7sur7.be, une enquête réalisée au Pays-Bas sur les effets de la lune aurait montré que notre satellite influence le comportement des enfants dits « difficiles », nos confidences sexuelles, l’importance des pluies, les cours de la bourse et notre sommeil (en particulier celui des femmes). Ces conclusions sont à considérer avec méfiance dans la mesure où les références de l’enquête et les détails du protocole ne sont pas donnés… Elles n’ont en effet pas de validité si ces observations n’ont pas été faites en aveugle (si les sujets connaissaient le jour de la pleine lune). L’article rappelle en revanche, que la lune n’a pas d’influence sur les naissances, bien que les sages-femmes aient souvent l’impression du contraire, mais le registre des naissances dans ce cas est bien plus objectif.




DOSSIER
« Le niveau baisse ! » : une affirmation zététicable ?


« Le niveau baisse ! » : qui n’a jamais entendu, sinon prononcé [1], cette sentence ?

Je ne m’étendrai pas ici sur le problème de savoir s’il est important que le niveau baisse ou monte, s’il est grave, pour un pays par exemple, que les capacités d’expression orales ou écrites aient tendance à baisser ou encore si l’intérêt lui-même qu’une société porte à la notion de niveau dit quelque chose sur les valeurs véhiculées par ladite société (cf. Charlot, 1993). Je laisserai de côté ces aspects de la question, même s’ils sont d’un grand intérêt politique et démocratique. J’essaierai plutôt de voir s’il est possible de confirmer ou d’infirmer la phrase « Le niveau baisse ! » d’un point de vue « zététique ».

 

Il faudra donc d’abord définir le niveau, dont chacun pense avoir une notion intuitive. Et, pour savoir s’il baisse, en avoir une définition quantitative. Plusieurs définitions pourraient ainsi être proposées :

  1. le niveau d’une population est le pourcentage de celle-ci capable de résoudre un problème ou un ensemble de problèmes donnés.
  2. le niveau d’une population est le pourcentage de celle-ci obtenant le niveau bac + X.

On voit immédiatement les objections qui pourraient être faites à la définition 2 : « les diplômes sont aujourd’hui dévalués, le bac ne vaut plus rien [2], etc. » Donc le fait qu’une plus grande quantité de gens l’obtiennent ne prouverait rien…

Je compte donc m’en tenir à la définition 1.

Même avec cette définition « parcimonieuse » du niveau, une tentative d’examen de la phrase « Le niveau baisse ! » devra tout d’abord, pour être qualifiée de zététique, éviter les réponses subjectives dues aux impressions personnelles. Il ne s’agira pas de sortir quelques exemples individuels de collégiens ne sachant « pas lire » ou de bacheliers faisant des fautes d’orthographes en les comparant aux écoliers d’antan, d’ailleurs souvent mythifiés.

Mais il faut se garder aussi d’un autre écueil et se méfier des impressions subjectives même si celles-ci sont partagées par un très grand nombre de personnes. L’exemple suivant va nous montrer une fois de plus que tirer une conclusion générale à partir de son vécu (ou même du vécu de toute une population) peut être illusoire.

Considérons, en effet, cette situation imaginaire : on interroge tous les enseignants pour savoir combien d’élèves de 18 ans d’aujourd’hui savent résoudre tel problème, par exemple une équation du second degré. Chaque enseignant répond, par exemple, 50% au vu de ce qu’il constate dans sa propre classe. Il y a 30 ans, les enseignants (parfois ce sont les mêmes…) répondaient 90%. Les enseignants peuvent ainsi tous avoir le sentiment que le niveau baisse : c’est plus qu’une vague impression, c’est un constat qu’ils font à propos de leurs propres élèves. Mais si l’on considère qu’il y a trente ans, seuls 30% des élèves d’une classe d’âge parvenaient en Terminale, contre 80% aujourd’hui, faisons les comptes : 50% de 80% = 40%, alors que 90% de 30% = 27% !

Si l’on observe les choses du point de vue de la classe d’âge, le niveau monte incontestablement (car 40 > 27), alors que chaque enseignant constate dans sa propre classe que « Le niveau baisse ! » (puisque 50 90). Cela ne surprendra guère le zététicien qui sait bien que « le bizarre est probable » : c’est même une des facettes de la zététique.

À quoi se fier alors pour se faire une idée ?

Il faudrait au minimum des études comparant des performances de générations différentes sur les mêmes épreuves. De telles études existent :

  • Les statistiques militaires concernant les performances des conscrits [3] sur les mêmes épreuves montrent une amélioration desdites performances de 62 à 95 (Establet, 2003).
  • L’enquête menée par les professeurs Adey et Shayer (King’s College, Londres) relatée dans un article du Sunday Times (29 janvier 2006).

Menée sur 25000 enfants de 11 ans, en 1976 puis en 2005, elle comportait entre autres les deux épreuves suivantes :

Les enfants sont invités à observer pendant que l'on verse de l’eau jusqu'au bord d'un récipient grand et mince. On vide alors l'eau de la bouteille dans un petit verre large. Le grand récipient est de nouveau rempli. Puis on demande aux enfants si les deux récipients contiennent maintenant la même quantité d'eau.

Une autre question concerne deux blocs de taille semblable – l’un en laiton, l'autre en pâte à modeler. On demande aux enfants quel est celui qui déplacerait la plus grande quantité d'eau lorsqu’on les laisse tomber dans un récipient.

La baisse des performances des enfants entre 1976 et 2005 est significative.

Qu’en conclure ?

La plus grande prudence s’impose devant les résultats pour le moins contradictoires des études ci-dessus. Elles portaient de toutes façons sur des compétences différentes : (écriture et dictée à l’armée, « physique » pour l’étude d’Adey et Shayer).

Enfin, peut-être doit-on aussi et surtout se garder d’assimiler niveau et intelligence.

Ainsi la déclaration d’Adey, citée dans l’article du Sunday Times : « l’intelligence des enfants de 11 ans a baissé de trois ans au cours des deux dernières décennies », semble tenir de l’effet paillasson : la réussite à ce test est-elle assimilable à l’intelligence ?

Mais l’un des principaux obstacles rendant vaine cette assimilation réside dans la distinction à faire entre le « savoir vivant » et le « savoir mort », notions que l’on trouve bien illustrées dans l’extrait suivant : « Un navigateur phénicien avant Jésus-Christ naviguait aux étoiles, sans carte ni boussole. C’était un rapport direct aux savoirs vivants, incorporés en lui, et en ce sens, il était bien plus "intelligent", sur le plan personnel, que bien des navigateurs d’aujourd’hui. Mais bien plus "faible" dans ses capacités de navigation, puisque le seul fait de quitter les côtes de vue le mettait dans un péril mortel. Avec une carte et une boussole, beaucoup plus de monde peut faire beaucoup plus que ce navigateur, avec infiniment moins de connaissances. La maîtrise du principe (physique) de la boussole ou du GPS, des procédés de projection d’une sphère sur un plan (par exemple celle de Mercator) n’est pas incorporée dans les utilisateurs, elle l’est dans l’objet, c’est un savoir mort. Mais ces savoirs sont remplacés par d’autres et les techniques liées aux tâches à accomplir deviennent disponibles pour le plus grand nombre. Certes, cela produit une dépossession, puisque les principes de notre environnement nous échappe, d’où la crainte si répandue devant ce processus, et la volonté désespérée d’y faire face soit par une accumulation de savoirs, soit par la recherche de savoirs à portée "universelle", deux recherches évidemment mythiques. » (Joshua, 2004)

Le navigateur phénicien se serait-il mieux servi de son GPS qu’Olivier de Kersauzon ? : la question elle-même n’a aucun sens.

Au final, je ne suis guère avancé : je crains que le niveau soit un tel mot-valise que la phrase « Le niveau baisse ! » ne reçoive jamais de confirmation ou d’infirmation satisfaisante. En tous cas, je n’ai pas réussi à la zététiquer, ce qui ne veut pas dire qu’elle ne soit pas zététicable.

 

Jean-Louis Racca


Notes :
[1] De préférence en levant les yeux au ciel et en écartant les avant-bras.
[2] Je n’ai pas dit que je pensais cela.
[3] Malgré les lacunes méthodologiques concernant leur obtention… À propos de ces lacunes, cf. cet article

Sources :

Charlot B., Le niveau monte, in Critique Régionale (revue publiée par l’Université Libre de Bruxelles), n°19, (1993).

Establet R., Le niveau monte : une vision à affiner,(2003).

Joshua S., Les nouvelles technologies éducatives : mythes et réalité, longtemps disponible sur http://www.preavis.org/revues/article.php3?id_article=3 (2004) ; le lien semble mort. Je tiens cet article à disposition de qui le souhaite.




CULTURE ET ZÉTÉTIQUE



En librairie

Phénomènes aérospatiaux non identifiés, un défi à la science
Yves Sillard, Jacques Arnould, Francois Parmentier, Jacques Patenet, Jean-Claude Ribes, Dominique Weinstein, Pierre Marx
Editions Le Cherche Midi
276 pages - 17 euros

Le 5 avril dernier est paru en librairie Phénomènes aérospatiaux non identifiés, un défi à la science, ouvrage rédigé sous la direction d’Yves Sillard, l’actuel directeur du comité de pilotage du GEIPAN, service ufologique du Centre national d’études spatiales. À l’occasion à la fois des soixante ans du phénomène OVNI (« PAN » dans la terminologie officielle du CNES), des trente ans du service concerné, et de la mise en ligne toute récente de ses archives, ce livre se veut à la fois un résumé de l’état actuel de la question, et un appel vers les scientifiques désireux d’étudier le sujet, comme l’expose M. Sillard dans son avant-propos.

C’est là que surgit une première contradiction : si la mise en ligne de centaines de témoignages de PAN rend ceux-ci disponibles aux chercheurs de bonne volonté, dans le même temps, la suppression systématique des noms de lieux dans les documents numérisés rend impossible toute analyse scientifique des cas, une lacune qui n’est pas même compensée par le rapport d’enquête circonstancié du CNES, souvent absent.

L’introduction, également rédigée par Yves Sillard, expose la problématique de l’ouvrage. À partir des statistiques compilées par le GEIPAN, l’auteur principal y estime que le résidu de cas non expliqués – pourtant limité à 14 % du corpus total des témoignages de PAN – nécessite d’explorer des possibilités d’explication non conventionnelles. L’approche sceptique de la question est à cette occasion résumée de manière tronquée et caricaturale à des « hallucinations individuelles ou collectives » (p. 17), un raccourci bien loin de rendre justice à la complexité réelle de la théorie réductionniste composite.

Par la suite, Yves Sillard postule que la théorie des visiteurs extraterrestres est « la seule hypothèse qui, au stade actuel, apporte une perspective d’éventuelle explication de phénomènes, dont l’existence est par ailleurs indiscutable » (p. 19). Ainsi, alors même que cette explication ne s’applique qu’aux 14% d’inexpliqués évoqués plus haut, et non à la globalité du phénomène des PAN, elle se trouve examinée en priorité, tandis que le modèle explicatif avancé par les sceptiques est déformé avant d’être écarté sans examen approfondi.

Les chapitres 1 et 2 sont l’œuvre de Jacques Patenet, l’actuel directeur du GEIPAN, et passent en revue, respectivement, la méthodologie de son service, et un florilège de cas parmi les plus intéressants que celui-ci a eu à investiguer. L’exposé de la méthodologie est particulièrement intéressant ; hélas, les cas présentés par la suite le sont de manière trop succincte pour qu’on puisse réellement se faire une idée de son efficacité et de son degré d’application lors des enquêtes.

Rédigé par Dominique Weinstein, le chapitre 3 porte spécifiquement sur les cas dits « aéronautiques », c’est-à-dire les observations de Pan depuis des aéronefs en vol. On y retrouve le condensé d’une autre contradiction du livre : alors même que, selon Jacques Patenet, « il n’y a pas de bons ou de mauvais témoins » (p. 35), les récits émanant de pilotes civils ou militaires sont constamment mis en avant et présentés comme particulièrement précis, les possibilités d’erreurs ou de méprises de bonne foi en étant systématiquement écartées.

L’intérêt du chapitre 3 est qu’il repose sur un large catalogue de cas aéronautiques compilés par l’auteur, corpus suffisamment fourni (1.370 cas) pour permettre des analyses statistiques significatives. Malheureusement, ce potentiel n’est pas exploité comme il pourrait l’être, et l’essentiel des statistiques fournies porte seulement sur un échantillon de 110 cas, dont les critères de sélection ne sont jamais exposés.
Dans le chapitre 4, l’astronome Jean-Claude Ribes s’adresse plus particulièrement aux scientifiques, leur précisant notamment que lui-même n’a jamais eu à pâtir, au cours de sa carrière, de son intérêt pour la question des PAN (p. 121). Pourtant, Jacques Patenet tenait plus haut le discours inverse : « le fait même pour un scientifique de s’y intéresser peut alors devenir "suspect", voire risqué pour son déroulement de carrière » (p. 31).

Le chapitre suivant, consacré à la désinformation au sujet des PAN, est écrit par François Parmentier qui a déjà rédigé indépendamment un ouvrage sur la question. Dans un chapitre sur le thème de la désinformation, il est particulièrement regrettable de trouver autant d’erreurs factuelles, d’événements déformés ou bien sortis de leur contexte, et d’amalgames injustifiés, dans le but principal, sinon unique, de décrédibiliser toute approche sceptique de l’étude des PAN.

Auteur de Dieu versus Darwin (Albin Michel, 2006), Jacques Arnould a rédigé le chapitre 6. D’une écriture difficile d’accès, il n’est pas aisé d’en déterminer l’apport réel à l’ensemble de l’ouvrage. Tout en mettant en garde le lecteur contre un amalgame injustifié entre l’intérêt pour les PAN et une quelconque croyance, l’auteur lie cette question à celle, bien plus philosophique que scientifique, de la quête de sens.

Les deux derniers chapitres, œuvres respectives de Pierre Marx et Jean-Claude Ribes, explorent les possibilités futures de voyage spatial. Le but de cette fin d’exposé est de démontrer que les déplacements interplanétaires à longue distance nous sont potentiellement accessibles dans un futur plus ou moins proche.

Pierre Marx dresse ainsi un panorama intéressant de nos moyens actuels dans le domaine de la conquête spatiale, montrant bien, du reste, l’énorme gouffre entre ceux-ci et ceux qui seraient nécessaires juste pour atteindre l’étoile la plus proche de la nôtre. Pour le combler, il n’y a d’autre choix que d’invoquer des théories encore très avant-gardistes, voire de faire appel à la science-fiction (une référence explicite à l’univers de Star Trek est glissée en p. 206). En résumé, comme P. Marx le relève lui-même, de telles conjectures sur nos voyages futurs tiennent encore bien davantage du rêve que de la réalité.

Ce qui n’empêche pas Jean-Claude Ribes de se livrer à un essai d’anticipation des vingt-cinq prochains siècles d’exploration spatiale. Cette prospective se lit agréablement mais reste complètement spéculative, ce dont l’auteur est pleinement conscient. On reste cependant très étonné par le retournement final de la page 248 : J.-C. Ribes y décrit la surveillance, par nos descendants spationautes, des habitants moins avancés d’une planète lointaine, lesquels nous perçoivent alors… sous forme de PAN.

On tient là l’axe central, en même temps qu’implicite, du livre : si nous pouvons être les PAN de demain, les PAN d’aujourd’hui ne peuvent-ils pas être le fait de visiteurs extraterrestres ? Pour subtile qu’elle fut, cette inversion ne parvient pas à faire oublier qu’elle repose essentiellement sur des spéculations invérifiables, car situées dans l’avenir. En outre, ce qui est possible n’est pas forcément démontré, ce dont Yves Sillard convient dans sa conclusion.

De surcroît, Phénomènes aérospatiaux non identifiés, un défi à la science ne parvient pas non plus à démontrer positivement que des hypothèses plus économiques, telles que le modèle réductionniste composite défendu par les sceptiques, ont été préalablement réfutées par les faits au travers des enquêtes du GEIPAN, dont le degré de pertinence ne peut être appréhendé pleinement dans l’ouvrage.

Éric Déguillaume

 



Chroniques zétético-musicales

Sexy Sadie what have you done
You made a fool of everyone
”.
- The Beatles, Sexy Sadie -

George Harrison

Aujourd'hui, je vais causer du regretté George Harrison, le plus jeune et le plus perché des Beatles. Sacré George, il aurait été un cas intéressant pour un zététicien tant il a « tripé » le mysticisme oriental et l’hindouisme.
Juste une petite histoire.

En 1966, ça fait un petit moment qu’il flirte avec l'International Society for Krishna Consciousness. Il n’y est d’ailleurs pas seul, il y a aussi les membres du groupe Grateful dead. En 67, il décide d’aller avec sa femme apprendre le sitar. Ravi, il prend ses cours chez le grand Shankar, Ravi lui aussi. Et là, il croise entre deux leçons le Maharishi Mahesh Yogi, gourou indien. Et Maharishi n’est pas n’importe qui : il est le fondateur de la fameuse Méditation Transcendantale, ou MT.

Maharishi, le Mahesh enchanté

George, fasciné, en parle à ses copains, et c’est parti : les Beatles, Mick Jagger, Marianne Faithfull, tout le monde s’embarque vers Bangor, au pays de Galles, suivre le séminaire du sage barbu. Les Beatles sont tellement bluffés que les voilà installés pour une poignée de semaines dans le devenu célèbre Ashram du Maharishi, à Rishikesh. Il y aura du beau monde, là bas aussi, entre Mike Love des Beach Boys, Donovan (celui du Smokin’ Banana) et Mia Farrow, l’ancienne femme de Sinatra.

Le problème, c’est qu’aussi pieux qu’il puisse paraître, le Maharishi est un coquin. Malgré ses vœux de chasteté, la légende raconte qu’il aurait été un peu, hum…, engageant avec Mia Farrow, justement. A part George, totalement béat, les autres Beatles crient Farrow sur le baudet et décident de s’en aller. Au Yogi demandant pourquoi, Lennon aurait dit : « Eh bien, si vous êtes si cosmique, vous devez bien le savoir… »

Paraîtrait que la chanson « Sexy Sadie » portait à l’origine le titre de Maharishi Mahesh Yogi et fut écrite par Lennon à l’encontre du gourou :

Sexy Sadie what have you done.
You made a fool of everyone.
(…) Sexy Sadie you broke the rules.
(…) However big you think you are


 

Les Fab Four et MMY

Rebondissement récent : le 15 février 2006, est sorti dans le The Times of India un article intitulé
When Maharishi threw Beatles out (Quand Maharishi mit les Beatles dehors)
On y apprend qu’en fait ce serait le Maharishi lui-même qui aurait viré les Fab Four, sous prétexte qu’ils prenaient du LSD dans son ashram. Le guru s’étant ensuite régulièrement présenté comme guide spirituel des Beatles, cela semble peu crédible. D’autant moins crédible encore quand on apprend que cette information provient de l’incroyable Deepak Chopra, le célèbre guérisseur mystique de San Diego qui mélange soins, Védas et Quantas (prix IgNobel 1998, d’ailleurs). Bref, Chopra, multiguérisseur quantique, réhabilitant le guru de la Méditation Transcendantale, technique considérée comme annihilant l’esprit critique*, il ne manque plus que George Harrison sous LSD jouant à la guitare :

Hm, my lord (hallelujah)
My, my, my lord (hare krishna)
My sweet lord (hare krishna)
My sweet lord (krishna krishna)
My lord (hare hare)
Hm, hm (Gurur Brahma)

- The Beatles, My Sweet Lord-

Richard Monvoisin

*la MT n’est pas une structure très drôle, loin de là. Considérée comme secte dans les rapports parlementaires, les tactiques de développement de la MT ne sont pas jolies jolies. Dernier exemple en date, la stratégie politique. Rappelons-nous en France du PLN, Parti de la Loi Naturelle, proposant des vols yogiques pour générer la paix dans le monde et candidatant à diverses élections. (Vidéo-annonce ici) Ce parti était une émanation de la MT.
MT qui a désormais trouvé un excellent ambassadeur en la personne du réalisateur David Lynch. Au travers de sa fondation « David Lynch Foundation For Consciousness-Based Education and Peace », il fait le tour des campus pour convertir les gens à la pratique de la Méditation et la culture maharaîchère. Inquiétant.


Pour plus d’informations, lire :


Merci à l’excellent site crosstowntraffic.zumablog.com.



AGENDA


 

Conférences

Le 1er juin prochain, Jean Brissonnet, Géraldine Fabre et Richard Monvoisin seront à Montpellier, invités par le Cercle Zététique Languedoc-Roussillon, pour une soirée consacrée aux pseudo-médecines qui aura lieu à la Maison pour tous. Ils parleront de la psychogénéalogie, des fleurs de Bach et des raisons du succès de ce genre de thérapies qui ne sont pas sans danger.

Vendredi 1er juin à 20h30
Maison pour Tous Voltaire
1, square Jean Monnet
Montpellier
Plan d’accès


Après son assemblée générale qui se tiendra le samedi 2 juin, l’AFIS, l’Association française pour l’information scientifique, organise une conférence-débat sur le thème : « L’éducation : une question scientifique ? » avec Franck Ramus, chargé de recherches au CNRS, en sciences cognitives.

« Peut-on attendre des recherches scientifiques des applications directes dans le domaine de l’éducation ?

Est-il vrai que les résultats des neurosciences condamnent certaines méthodes de lecture ?

Est-il vrai que le développement du cerveau indique que tous les apprentissages se jouent dans les trois premières années de la vie ?

Nous verrons que l’état réel de la science n’autorise bien souvent pas des affirmations aussi catégoriques.

Néanmoins, il existe un réel besoin de recherche scientifique dans le domaine de l’éducation. D’une part parce qu’une meilleure compréhension des mécanismes d’apprentissage débouchera nécessairement, à terme, sur des applications. D’autre part parce que l’efficacité des différentes méthodes et pratiques pédagogiques demande à être évaluée beaucoup plus rigoureusement que ce n’est le cas actuellement. »


Samedi 2 Juin 2007
14h30 à 17h00
Institut d’Astrophysique de Paris
98bis, Boulevard Arago,
Paris 14e
Inscription ici


DIVERTSSEMENT


 

Énigme

Le mois dernier nous avions soumis à votre sagacité une photo de M. F. prise pendant ses vacances dans le Var et sur laquelle il avait découvert la présence d’un OVNI.

Beaucoup d’entre vous ont reconnu le site où avait été prise cette photo et nous ont écrit pour nous donner leur réponse. Il s’agit bien de Moustiers-Sainte-Marie, charmant village des Alpes-Maritimes (juste à côté du Var). L’OVNI était en effet l’étoile de Moustiers suspendue entre deux falaises par une chaîne que l’on discerne à peine sur la photo.

Selon la légende rapportée par Frédéric Mistral, cette croix aurait été accrochée par le Chevalier de Blacas au du Xe siècle. Alors qu’il fut capturé et emprisonné en Orient durant les invasions sarrazines, il promit de suspendre un ex-voto entre les deux falaises de Moustiers s’il parvenait à rentrer sain et sauf chez lui. Mais la fameuse étoile qui aujourd'hui brille dans le ciel des Moustiérains de son éclat doré, n’a qu’une cinquantaine d’années.

Ce mois-ci, je vous soumets un petit problème de mathématique.

Trois amis vont boire un café dans un bar. L’addition est de 27 francs (c’est un vieux problème…) mais le patron l’arrondit à 25 francs. Chacun donne alors 10 francs et récupère 1 franc sur les 5 pièces de 1 franc que leur rend le cafetier. Ils laissent les deux francs supplémentaires en pourboire.

En résumé, chacun a payé 10 - 1 = 9 francs soit au total, 3 x 9 = 27 francs. Avec les deux francs de pourboire, cela fait 27 + 2 = 29 francs, alors qu’ils avaient donné 3 x 10 = 30 francs. Où est passé le dernier franc ??

N'hésitez pas à nous envoyer vos explications à l'Observatoire zététique. La réponse sera donnée dans la prochaine newsletter.

Si vous avez d'autres énigmes ou d'autres mystères photographiques à élucider, envoyez nous vos documents.




ANNONCES


 

SOS surnaturel

L'observatoire zététique dispose d’une ligne directe, SOS surnaturel. Si vous êtes témoin d'un phénomène paranormal, si vous avez une faculté extraordinaire, si vous avez entendu parler d'histoires étranges et que vous voulez en savoir plus, appelez-nous au : 08.731.731.96.

Les paranormal investigators de l'OZ mèneront l'enquête avec vous.

Vous pouvez également prendre contact avec l'Observatoire zététique par mail. Pour toute question ou remarque écrivez nous à : contact@zetetique.fr

 

Le paranormal a son youtube

Fantômes, OVNI, Big Foot,… dorénavant, leurs vidéos sont répertoriées sur www.disclose.tv.

Vous y trouverez le pire comme le meilleur, et en particulier, pour les nostalgiques, les émissions Mystères diffusées dans les années 80.

 


 

Cette newsletter a été préparée par Éric Déguillaume, Géraldine Fabre, Florent Martin, Richard Monvoisin et Jean-Louis Racca.

Mise à jour le Mercredi, 09 Septembre 2009 20:21