Inscription à notre newsletter




POZ n°31 Imprimer Envoyer
Dimanche, 13 Janvier 2008 14:13

 


SOMMAIRE


 

  • Les nouvelles de l’OZ
    Assemblée générale de l'OZ : le 21 janvier 2008
    Nouveauté sur le site : compte-rendu de lecture Aux confins de l'esprit de Targ et Puthoff
  • Actualités
    « Marche et jeûne » au 20 h de France 2
    Arrêt du Million dollar Challenge de James Randi
  • Billet
    Peut-on cauchemarder du droit au rêve ?
  • Culture et zététique
    En librairie : Sigmund est fou et Freud a tout faux de René Pommier
  • Agenda
    Conférence, le 4 février à Toulouse : Les raisons sociologiques du phénomène sectaire moderne
  • Divertissement
    « Je vais bientôt avoir mon Mercure trigone en Neptune »
  • Annonces

 


ÉDITO


 

« [...] qu'il est plus important de considérer l'avenir que le présent, et qu'il est des maux comme des ennemis d'un État, au-devant desquels il vaut mieux s'avancer, que de se réserver à les chasser après leur arrivée. »
Armand du Plessis, cardinal de Richelieu, Testament politique, chap. 4

Attendu que ça fait toujours plus chic de citer Richelieu que Corbier, que l'avenir n'est plus ce qu'il était et que rien n'est trop beau pour toi, ami lecteur, l'Observatoire zététique ne se contente pas de te présenter ses meilleurs voeux pour 2008, ne te présente pas un bilan de l'année 2007, mais préfère prendre de l'avance sur son temps et te présenter, mois par mois, le bilan OZ et paranormal de l'année 2008 qui sera écoulée dans un an. Petit veinard.

Janvier : pour la première fois dans l'histoire, certes courte, de l'Observatoire zététique, l'Assemblée générale ordinaire de l'association vit l'élection à la tête du Bureau d'un poireau gravé de mystérieuses runes. Rien, dans les statuts, n'interdisant que la présidence de l'association soit assurée par un légume, l'élection fut validée. Néanmoins, le Bureau sortant ayant offert la soupe de l'amitié au nouveau Bureau, il fallut reconvoquer une Assemblée générale pour procéder à de nouvelles élections.

Février : pour protester contre le déremboursement de leurs préparations, les industriels de l'homéopathie ont organisé un suicide collectif à l'Arsenicum album 9CH devant les grilles du ministère de la Santé. En décembre 2008 ils y étaient toujours. Quelques caries étaient à déplorer.

Mars : au congrès international de cryptozoologie, Nessie s'étouffe avec un petit four. L'Écosse est en deuil.

Avril : on a cru un instant voir s'établir un dialogue constructif entre sceptiques et parapsychologues... Mais c'était le premier avril. Dès le deux, on entendit à nouveau les accusations d'incompétence pleuvoir.

Mai : le Docteur Monvoisin s'est vu proposer par le CNRS un poste dans la section nouvellement créée pour lui « Didactique de l'esprit critique » ,et par les aumistes le poste de Messie cosmoplanétaire. Aux dernières nouvelles, il cumule les deux.

Juin : le vendredi 13 juin, mis à part le mariage de deux zététiciens et l'envoi d'une Newsletter de l'OZ, il ne se passa tellement rien d'extraordinaire que les Ministres des superstitions du G8 ont déposé une plainte devant la Cour de justice internationale. L'enquête est en cours.

Juillet : au début du mois eut lieu la troisième session d'Ultimate Z, l'université d'été de l'Observatoire zététique, en Drôme provençale. On s'en souvient, de nombreux incidents marquèrent cet épisode 2008 : abductions extraterrestres, apparitions mariales, sacrifices et transes rituelles. Le responsable a été identifié : il s'agit de l'éthanol, ou alcohol vini, à l'aide duquel les participants furent drogués à leur insu.

Août : à l'occasion de la fête anniversaire des 102 ans d'Émile Fradin à Glozel, le fantôme du docteur Morlet, qui a travaillé des décennies sur le site, est apparu à l'assistance médusée sous forme d'un ectoplasme gluant et a fait, enfin, toute la lumière pour dissiper la controverse qui agitait les archéologues depuis plus de quatre-vingts ans. La communauté scientifique est en émoi, le monde entier se presse à Glozel.

Septembre : sous l'autorité du chanoine honoraire de Saint Jean de Latran, les nouveaux programmes scolaires sont entrés en vigueur malgré les inévitables grincements de dents. Désormais, on ne parlera plus d'arts plastiques mais de Dessein intelligent, et on évoquera en sciences physiques les racines chrétiennes du théorème de l'énergie cinétique.

Octobre : le membre de l'Observatoire zététique soupçonné d'avoir semé le désordre dans une paisible bourgade bourbonnaise en se faisant passer pour un ectoplasme gluant est passé aux aveux. La communauté scientifique est en émoi, le monde entier se presse à Glozel.

Novembre : consterné par son propre humour, l'éditorialiste de la Newsletter de l'Observatoire zététique a décidé, dans un dernier hoquet convulsif, de se retirer en son ermitage (même pas mahal). Soulagé, l'Observatoire zététique se cherche un nouveau départ.

Décembre : dans une déclaration remarquée, les syndicats de voyants, astrologues, chiromanciens, lacaniens et occultistes en tous genres ont fait part de leur décision d'arrêter de dire des bêtises pour 2009. Leurs clients s'étant tournés vers l'OZ, celui-ci change ses statuts pour répondre à la demande.

Hé ben, il s'en sera passé des choses, en cette année 2008. Heureusement que c'est de la fiction. Vivement 2009, qu'on soit un peu plus sérieux.

Stanislas Antczak
éditorialiste d'occasion


LES NOUVELLES DE L’OZ


 

Assemblée générale de l’OZ

L’assemblée générale de l’Observatoire zététique aura lieu le 21 janvier 2008 à partir de 20h au bar Les Bas Côtés, à Grenoble. Les trente-cinq membres de l’OZ sont invités à participer à cette réunion qui sera l’occasion de faire un bilan de nos activités en 2007 et de discuter de nos projets pour l’année à venir, en partageant quelques bières et galettes des rois. À l’ordre du jour donc, des contraintes administratives (présentation des bilans financier et moral, ainsi que du rapport d’activités) mais aussi des discussions importantes autour de notre projet associatif. Lors de cette soirée, le nouveau conseil d’administration de l’OZ sera également élu. Tous les membres de l’association peuvent prétendre aux postes proposés pour des mandats d’un an : président, vice-président, secrétaire, trésorier, administrateur.

L’Observatoire zététique fêtera le 16 janvier prochain ses quatre années d’existence. À sa création, en plus de l’investigation de phénomènes réputés « paranormaux », l’OZ s’est donné pour mission la diffusion d’informations sceptiques et l’enseignement de la pensée critique. Au fil des ans, notre association a su, grâce à l’investissement de ses membres, développer et diversifier ses actions de diffusion de la zététique : organisation de conférences, participations à des cafés scientifiques, publications d’articles, animations grand public, cours universitaires, interventions médiatiques, etc. L’AG de l’OZ nous permettra de réfléchir ensemble à nos objectifs pour 2008 : développement du travail collaboratif, formation interne de nos membres, rapprochement avec d’autres associations sceptiques, … tout en essayant de trouver des solutions à nos problèmes récurrents : pérennisation des activités, financement de nos projets, recherche d’un local.

 

Nouvel article sur le site de l’OZ

L’observatoire zététique a mis en ligne le 16 décembre dernier, le compte-rendu de lecture de Cécile Ursini sur le livre de Russell Targ et Harold Puthoff Aux confins de l’esprit (Éditions Albin Michel, 1978). Paru en 1977 aux États-Unis, sous le titre original Mind-Reach : Scientists look at psychic ability, ce livre présente une synthèse des expériences de parapsychologie réalisées par ces deux chercheurs en physique, au Stanford Research Institute (Californie), entre 1972 et 1974. La vision à distance (Remote Viewing), la télépathie, la précognition, la psychokinèse (action à distance de l’esprit sur la matière) avaient alors été étudiées en laboratoire grâce à plusieurs sujets supposés doués, dont le plus connu est certainement Uri Geller.

En 1974, les résultats des expériences de vision à distance furent l’objet d’une publication dans la prestigieuse revue scientifique Nature* dans laquelle les auteurs concluaient à l’existence d’une perception extrasensorielle permettant aux sujets d’obtenir des informations sur un lieu donné. (« From these experiments we conclude that, a channel exists whereby information about a remote location can be obtained by means of an as yet unidentified perceptual modality. » « De ces expériences, nous concluons à l’existence d’un canal par lequel des informations peuvent être obtenues sur un lieu lointain grâce à une perception non encore identifiée »). Ces recherches sur la vision à distance firent partie du projet Scanate, devenu ensuite projet Stargate, en partenariat avec la CIA et la DIA (Defense Intelligence Agency). Cependant, malgré ces débuts apparemment prometteurs, la CIA mit un terme aux recherches sur la vision à distance en 1995 estimant que cette technique n'avait pas « montré de valeur dans les opérations de renseignement » («Remote viewing, as exemplified by the efforts in the current program, has not been shown to have value in intelligence operations »).
Dans cet article, Cécile analyse les expériences décrites dans Aux confins de l’esprit. Relevant certaines erreurs d’expérimentation ou d’interprétation, elle nuance finalement les conclusions peut-être un peu trop catégoriques et enthousiastes de Targ et Puthoff. La preuve du psi est-elle là ? Il y a de quoi douter…

*Targ and Puthoff, Information Transmission Under Conditions of Sensory Shielding, Nature, Vol. 251, Octobre 1974, p. 602-607.


La première thèse zététique est en ligne

Richard Monvoisin a soutenu le 25 octobre 2007 une thèse de didactique des sciences intitulée : « Pour une didactique de l'esprit critique : Zététique utilisation des interstices pseudoscientifiques dans les médias ». Le manuscrit de cette thèse réalisée sous la direction d’Henri Broch est maintenant accessible sur le site de l’OZ (au format pdf - 13 Mo).
Au cœur des 450 pages, contenant une quantité impressionnante de matériel pédagogique destiné à l’enseignement de la pensée critique, vous trouverez une étude détaillée des couvertures de magazines de vulgarisation scientifique qui changera peut-être votre regard sur ce type de presse (chap. 3). Cette analyse minutieuse débouche ensuite sur une intéressante typologie de l’outillage zététique (chap. 4), reprenant notamment les facettes et principes zététiques formalisés par Henri Broch.

Comme l’ont souhaité les membres de son jury, espérons que le Docteur Monvoisin pourra prochainement publier cette présentation des outils du scepticisme sous une forme moins académique et plus accessible au grand public.

Géraldine Fabre

 


ACTUALITÉS


Les actus du « paranormal »

« Marche et jeûne » au 20 h de France 2
Jeudi 27 décembre 2007, dans le cadre du journal télévisé de 20h sur France 2, était présentée pendant plus de trois minutes une activité de « marche et jeûne », s’inscrivant dans une démarche de « naturopathie » : pendant cinq jours la nourriture des randonneurs se limite à l’absorption d’eau et de jus de fruits. On nous montre un groupe de femmes ravies (les clients sont surtout des femmes), en pleine marche ou lors de pauses, de séances de yoga, ou du repas final.
Proposé par un jeune naturopathe, Wilfried Verissima (épaulé pour le yoga par son frère Rodolphe), ce stage itinérant, nous précise la voix off, n’a « aucune prétention médicale » mais concerne le « bien-être » et permet « d’éliminer les toxines et de purger l’organisme » (ce qui ressemble fort à une prétention médicale).
Le seul point contesté à la fin du sujet est le prix : 500 euros, hébergement et repas non compris. Deux petite réserves : une femme se dit déçue de n’avoir perdu « que deux kilos » (ce qui semble pourtant beaucoup, et surtout, qui n’était pas censé être le but du stage), et il est précisé à la fin qu’il faut quand même faire attention : « un jeûne mal préparé (?) peut être très dangereux ».

Dans le traitement de ce sujet, on se retrouve dans le classique schéma journalistique de posture de neutralité en forme de simulacre consistant à juxtaposer du pour et du contre (de préférence via des témoignages plutôt que par une analyse). Au final, cette neutralité est bien superficielle, ne serait-ce que par la manière plutôt bienveillante dont le sujet est traité. La critique et les réserves pèsent fort peu dans la balance (aucun contradicteur n’est entendu sur ce qu’on peut penser de ce type de méthode qui fait pourtant des dégâts depuis les pseudo-médecines jusqu’aux dérives sectaires). La contradiction flagrante entre le « sans prétention médicale » et l’« élimination des toxines » n’est pas relevée (en fait cela m’évoque un peu les précautions oratoires faciles de type « je ne suis pas raciste mais… »).

Enfin, mais peut-être devrait-ce être le premier sujet d’interrogation, pourquoi diable et par quel processus le comité de rédaction de France 2 a-t-il été amené à penser qu’il était primordial de nous parler de ce sujet-là ?
Qu’en restera-t-il dans l’esprit du téléspectateur ? Sans doute quelque chose ressemblant à « globalement c’est bien et c’est sympa, peut-être un peu cher. Mais attention à passer par de bons praticiens ». Bref, globalement incitatif, avec l’esprit critique en dessous du service minimum. Hélas ! ce n’est pas la première fois qu’une chaîne de télévision, même publique, et jusque dans son journal du soir, fait la part belle à des sujets caressant les pseudo-sciences ou les pseudo-médecines. Comment arriver ensuite à faire contrepoids ?

Fabrice Neyret
Cet article a été publié initialement sur site de l’AFIS.


Si Dieu pouvait choisir son candidat…
Dieu prend de plus en plus de place dans les débats de la campagne électorale aux États-Unis, à tel point que les positions théologiques des futurs candidats à la maison Blanche semblent plus déterminantes pour les électeurs américains que leurs orientations économiques. En août 2007, lors d’une enquête réalisée par le centre de recherches Pew Forum on Religion Public Life, 61 % d’entre eux ont affirmé qu'ils ne voteraient jamais pour un athée ou un agnostique*. Les candidats, démocrates ou républicains, s’efforcent donc de montrer qu’ils sont de bons chrétiens en se rendant (avec les journalistes) aux offices religieux. Et les athées, ignorés de la campagne, se demandent pour qui ils vont finalement pouvoir voter : « Les athées et les agnostiques trouvent tous les candidats désespérément attachés à la religion.. », déplore Michael Shermer, rédacteur en chef de la revue Skeptic. Et Darren Sherkat, professeur de sociologie à la Southern Illinois University, athée et spécialiste de l'histoire des religions, d’ajouter : « [les athées] sont horrifiés par le discours des démocrates et des républicains concernant la religion, dire que les gens sans religion sont immoraux, qu'ils ne sont pas aptes à servir dans l'administration. ».

Ce ne sont hélas pas les seules déclarations inquiétantes. Dans les débats républicains, les candidats sont confrontés à des questions théologiques qu’ils ne peuvent éluder. Ainsi, Mike Huckabee, pasteur baptiste, ancien gouverneur de l'Arkansas et candidat à l’investiture républicaine, a dû répondre à la question : « Dieu a-t-il créé le monde en six jours, il y a 6 000 ans ? » : « Je n'en sais rien, je n'y étais pas. Mais il l'a fait, et c'est cela qui compte. ». De la même manière, mais pour mettre mal à l’aise Mitt Romney, son adversaire mormons, il lui a candidement demandé : « N'est-il pas vrai que les mormons croient que Jésus et le Diable sont frères ? »

Les scientifiques, eux, s’inquiètent surtout de la popularité de ces candidats ouvertement hostiles à la théorie de l’évolution et se prononçant en faveur de l’enseignement des thèses créationnistes de l’Intelligent Design. Le Texas est en effet sur le point d’officialiser des formations universitaires diplômantes en créationnisme desquelles devraient sortir des professeurs qui enseigneront leur foi dans l'authenticité de la Création telle que la raconte la Genèse dans la Bible : Dieu a créé la Terre, les animaux et les hommes tels qu'ils existent aujourd'hui, en moins de 6 jours, il y a environ 6000 ans.
Alors, pour essayer de contrer ces attaques visant la théorie de l’évolution, l’Académie des sciences américaine (NAS) et l'Institut de médecine (IOM) viennent de publier Science, evolution and creationism un livre, fermement contre les théories créationnistes dans lequel la théorie de l’évolution et les connaissances scientifiques qui la sous-tendent sont développées. Co-auteur de cet ouvrage, Gilbert Omenn, professeur à l’Université du Michigan explique : « la logique qui nous convainc que l'évolution est un fait est la même logique que celle qui nous conduit à dire que le tabagisme est dangereux (pour la santé) ou que nous avons de sérieuses questions à résoudre en matière de politique énergétique en raison du réchauffement climatique. Je serais inquiet du fait qu'un président qui ne croirait pas à la théorie de l'évolution, ne croirait pas non plus à ces théories. C'est une voie qui risquerait de mener notre pays à la ruine. »

Géraldine Fabre



En bref

Million-dollar Randi

James Randi vient d’annoncer qu’il mettrait un terme au JREF Million-dollar challenge le 6 mars 2010, exactement 12 ans après la création de ce prix qui devait récompenser quiconque ferait la démonstration d’une faculté paranormale (« do what you claim you can do of a paranormal nature, and walk away with the prize. »). Le prix n’ayant pas attiré les « stars » du « paranormal » (qui n’ont pas dû juger nécessaire de faire la démonstration de leurs « dons ») et après dix années d’expériences sans résultat probant, la James Randi Foundation souhaite aujourd’hui récupérer l’argent bloqué pour ce défi et l’investir dans d’autres projets.

James Randi laisse malgré tout deux ans à tous les prétendants qui auraient des regrets et souhaiteraient tenter leur chance… : « Those who believe they have mystic powers now have two full years to apply… Let’s see what happens. » (Ceux qui pensent avoir des pouvoirs paranormaux ont maintenant deux ans pour relever le défi… Voyons ce qu’il va se passer.).
Après le prix-défi d’Henri Broch, Gérard Majax et Jacques Théodor, qui dura quinze années (1987-2002), c’est donc la fin du One-Million-Dollar-Paranormal Challenge.

Nouvelle ère
Nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Pas celle du Verseau qu’attendent depuis 60 ans les newagers et qui verrait l’ « émergence d'un nouveau paradigme culturel » dans lequel « l'humanité parviendrait à réaliser une part importante de son potentiel physique, psychique et spirituel », selon Marilyn Ferguson, une de ses adeptes, mais dans une nouvelle ère géologique. Paul Crutzen, prix Nobel de chimie, a en effet proposé de baptiser « anthropocène », ce nouvel âge géologique marqué par l’impact croissant de l’Humanité sur la biosphère. Cette ère qui, selon lui, a débuté autour de 1800 avec l'avènement de la société industrielle, se caractérise notamment par l'utilisation massive des hydrocarbures entraînant une augmentation de la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone et l'accumulation de gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète.




Le bazar du bizarre

Catalepsie d’iguanes
Début janvier, les « news » colportant l’info, reprise dans toutes les rubriques « Insolite », titraient « Pluie d’iguanes sur Miami ». En réalité, les iguanes ne tombaient pas du ciel mais des arbres, paralysés par la vague de froid inhabituelle qui touchait la région. Préférant les températures supérieures à 23° Celsius, les iguanes ont des problèmes de locomotion au-dessous de 15°C. Les 5°C atteints au début du mois les ont placés en catalepsie (c'est-à-dire dans un état de paralysie musculaire). Et dans les parcs de la ville, les iguanes se ramassaient à la pelle.


Oui, les parents mentent à leurs enfants !

Non, le Père Noël n’existe pas ! Mais les publicités russes n’ont pas le droit de le dire et pour cet aveu un peu brutal, le spot des magasins ETO a été censuré. En effet, le vice-président du service anti-monopole Andrei Kashevarov a jugé que cette révélation publicitaire « discréditent les parents qui affirment le contraire à leurs enfants. »

Elle va donc à l’encontre d’une loi russe qui interdit à la publicité de porter atteinte à l’autorité parentale. Mais les petits russes, épargnés pour un temps, finiront quand même par comprendre qu’on peut leur mentir « pour leur bien » et en toute « bonne foi »... Premiers pas en zététiques et dures leçons que celles de cette enquête sur l’existence du Père Noël par laquelle la plupart d'entre nous sommes passés...

Le Japon se prépare à une invasion extraterrestre
Peu de temps après la déclaration du porte-parole du gouvernement japonais, Nobutaka Machimura, se disant « absolument persuadé » de l'existence des OVNI, le ministre de la défense, Shigeru Ishiba a ajouté : « Il n'y a rien qui nous permet de nier l'existence d'objets volants non identifiés (ovni) et d'une forme de vie qui les contrôle ». Le Japon veut donc se tenir prêt à affronter une invasion extraterrestre.
Ils n’ont pas entièrement tort : les OVNI, c’est-à-dire les objets volants non identifiés, existent bel et bien… Mais malgré cette déclaration, rien ne laisse non plus penser qu’ils sont commandés par une intelligence extraterrestre. Ce n’est pas parce que la preuve de l’inexistence de cette intelligence n’a pas été apportée que cette intelligence existe. En fait, rien ne pourra jamais prouver l’inexistence des extraterrestres, ni celle du Loch Ness, ou des fantômes puisque c’est logiquement impossible. Est-ce une raison valable pour préparer l’armée à une invasion ?


Soucoupes volantes autour de Saturne

Ce titre accrocheur a été utilisé dans les communiqués de divers organismes scientifiques le mois dernier... pour annoncer la modélisation des processus fondamentaux à l’œuvre au moment de la formation du système solaire ! Hé oui ... Les « soucoupes » dont il était question n’ont en réalité pas de pilotes extraterrestres à leurs commandes.

Il s’agit, en fait, de deux petites lunes, Atlas et Pan, situées dans les anneaux de Saturne et à qui on a trouvé que leurs « bourrelets » leur donnaient l’apparence de soucoupes volantes.
Cet effet d’annonce n’est pas sans rappeler la découverte de la « kryptonite » en mai dernier.

 


BILLET


 

Peut-on cauchemarder du droit au rêve ?

Chaque rationaliste, chaque matérialiste, chaque zététicien a entendu au moins une fois cette réflexion mi-courroucée, mi-paniquée : « mais tout de même, ne cassez pas tout. Il faut laisser aux gens le droit de rêver. »

Le comique de la situation est à plusieurs niveaux : tout d’abord, les individus qui font cette remarque sont généralement des gens avertis, déjà assez critiques. Proférer ce genre de phrase revient à faire un petit entrechat de côté, se distancier un peu de la masse bêlante des gens qui « croient », et de se poser en protecteur un brin condescendant du petit peuple qui rêve. Nous n’avons jamais entendu quelqu’un dire cette phrase pour lui-même ; le droit au rêve, oui, mais pour les autres, un peu comme le père Noël auquel on fait croire aux enfants, sachant pertinemment que l’on n’aimerait pas qu’on nous fasse la même chose. Il y a un âge à tout.

Le second niveau nécessite une métaphore. Imaginons qu’on vante à l’un de vos proches les mérites d’une montre, sa précision, sa résistance à l’eau, la durée de la pile, etc. Votre ami, qui « rêvait » d’une montre pareille, sort sa bourse et s’apprête à payer. Seulement, vous-même avez déjà acheté trois montres semblables, même modèle, au même vendeur, et chaque fois, votre montre s’est mise à retarder de dix minutes par jour avant d’agoniser à la première pluie. Vous vous êtes renseigné sur ces montres, et avez découvert que les labels de qualité n’étaient pas respectés par l’entreprise qui les fabrique.

Normalement, en tout état de cause, vous vous pencherez sur l’épaule de votre affidé et lui glisserez à l’oreille qu’il vaut mieux s’en aller, car l’efficacité de ces montres est plutôt discutable. Et votre ami, c’est prévisible, rangera alors sa bourse et vous emboîtera le pas. Il se dira que plusieurs échantillons valent mieux qu’un, que la précision de ces montres doit être testée à grande échelle en laboratoire, et que finalement, c’est bien de posséder l’information contradictoire. Il ne se fera pas avoir par l’hypothétique individu qui viendra lui dire : « Mais si, regardez, avec cette montre, le mois dernier, j’ai été à mon rendez-vous à l’heure, cela prouve bien que ça marche » car s’il fait le calcul, il saura qu’une montre qui retarde de dix minutes par jour donne l’heure exacte… tous les cent quarante quatre jours. Même une montre arrêtée donne deux fois par jour l’heure exacte. C’est dire.

Je pense que jamais votre ami ne vous fera la réflexion « bon sang, tu as piétiné mon rêve » et nous ne pensons pas qu’il revendiquera un quelconque droit au rêve pour acheter tout de même la misérable tocante dont il rêvait pourtant. Au contraire.

Or, rien n’est plus important que la santé, ânonnent les anciens. Même pas une montre. Paradoxalement, si lorsqu’un ami vous annonce qu’il va consulter un kinésiologue vous suivez la même démarche en le mettant en garde contre l’absence de résultats et les critères d’évaluation non fiables, cette fois, la réaction risque fort d’être violente. Alors que l’enjeu est infiniment plus grand, la réaction est infiniment moins agréable, et vous passerez… pour un tueur de rêves. Sauver la vie de quelqu’un en le prévenant des mauvais freins lors de l’achat d’une voiture fait le héros. Sauver la vie de quelqu’un en le prévenant que la thérapie anti-cancéreuse qu’il a choisie ne fonctionne pas fait l’emmerdeur.

Le droit au rêve est bien souvent une tenaille morale, une sorte de fausse causalité. Nous ne pensons pas que dénoncer des contrats d’assurance illégaux, des garagistes escrocs et des commerçants de produits frelatés revienne à désenchanter le monde, au contraire. Nous ne voyons pas la part de rêve à sauver face à un vendeur de médicaments inefficaces. Il s’agit plutôt d’un droit au cauchemar, vous ne croyez pas ?

Richard Monvoisin

PS : Stanislas Antczak, à la lecture de cet article, est monté sur une chaise au milieu de Lyon et a déclaré à la foule encore hébétée par le nouvel an : « Il me semble que rêver, c'est laisser aller sa pensée librement, qu'on soit endormi ou non. Un astrologue qui revendique le droit au rêve ne fait rien d'autre qu'apporter des réponses calibrées par l'astrologie à des questions qui n'ont pas forcément de réponses, donc à mon avis il empêche le rêve. Le ciel des astrologues, qui n'a qu'une dimension, douze cases et dix objets célestes, me paraît faire beaucoup moins rêver que le vrai ciel à trois dimensions, continu et contenant des milliards de galaxies. » C'est presque du Jacques Prévert.

 


CULTURE ET ZÉTÉTIQUE


 

En librairie
Les OVNI du CNES : 30 ans d'études officielles 1977-2007
David Rossoni, Éric Maillot et Éric Déguillaume
Éditions Book-e-book
420 pages – 28 euros

Vous l’avez découvert en avant-première sur le site de l’OZ, il est maintenant disponible chez Book-e-book. Il s’agit du livre des trois ufologues sceptiques David Rossoni, Éric Maillot et Éric Déguillaume : Les OVNI du CNES : 30 ans d'études officielles 1977-2007.
Suite à la publication des archives du CNES (Centre national d’études spatiales) en mars 2007 relançant dans les médias, le débat sur existence des extraterrestres dont les OVNI seraient la preuve, David Rossoni, Éric Maillot et Éric Déguillaume ont voulu publier leur propre étude des cas d’observations d’OVNI présentés comme les plus « troublants » : Trans-en-Provence, Cussac, l’affaire Duboc, etc. Les conclusions de leur analyse critique écartent sans difficulté la thèse de possibles manifestations d’une civilisation extraterrestre - évoquée par les dirigeants du GEIPAN - à l'aide d'hypothèses parfaitement « terrestres » donc beaucoup moins « coûteuses ». À lire donc pour ne pas oublier que OVNI signifie « Objet volant non identifié » pas « soucoupe volante d’origine extra-terrestre ».

 


Sigmund est fou et Freud a tout faux
de René Pommier
Éditions de Fallois
196 pages - 18 euros

Commençons par un peu d’autosatisfaction pour noter la belle réactivité de l’OZ dans ce cas : le livre dont il est rendu compte ici n’est pas encore en rayon ; il ne sortira que dans quelques jours, le 16 janvier 2008 !

Ce n’est qu’une fois parvenu à la retraite que René Pommier, qui a pendant vingt-deux ans enseigné la littérature française du XVIIe siècle à la Sorbonne, s’est mis à lire sérieusement Freud. Bien sûr jusque là, celui que la quatrième de couverture présente comme un « infatigable pourfendeur de tout ce qui lui paraît marqué par la prétention et la sottise » [1] doutait déjà largement de ce champ de connaissances appelé « psychanalyse » auquel, certes, (presque) toute l’intelligentsia accordait une confiance (presque) aveugle, mais dont les concepts les plus connus (sexualité infantile, amnésie infantile, refoulement…) lui paraissaient hautement contestables. Ne voulant cependant pas critiquer son œuvre sans l’avoir lue tout en sachant qu’il ne pourrait en « faire le tour », Pommier a donc bravé plusieurs ouvrages du « Maître » représentant plusieurs centaines de pages : ceux consacrés plus spécialement à la théorie freudienne du rêve. Ce choix est propre, selon lui, à « établir l’inanité de la psychanalyse » (p.10) car « l’étude des rêves a joué un rôle tout à fait primordial dans la constitution et le développement du système freudien » (p.14). En outre, ce choix m’a semblé particulièrement intéressant par le caractère familier de son objet : tout le monde a rêvé, rêve et/ou rêvera !

Le livre se compose essentiellement de deux parties, la première plutôt consacrée à la forme des ouvrages freudiens, la seconde davantage au fond. Dans la première, « La méthode de Freud », l’auteur rappelle que l’interprétation des rêves est une pratique aussi vieille que l’humanité, mais dans laquelle Freud a voulu innover. Il a alors mis au point une « méthode de déchiffrage » dont Pommier rappelle, par la citation suivante (p.28), le principe : « La caractéristique de ce procédé est que l’interprétation ne porte pas sur l’ensemble du rêve, mais sur chacun de ses éléments comme si le rêve était un conglomérat où chaque fragment doit être déterminé à part. » [2]
Outre les reproches désormais assez connus que l’on peut faire à Freud (et à tout psychanalyste ?) lorsqu’il mène une séance avec un patient (influence, suggestion) et que l’auteur ne manque pas de signaler, ce dernier en ajoute d’autres, plus inédits semble-t-il, comme par exemple cette remarque : « Freud ne songe même pas (…) à se demander si les associations d’idées qui viennent à l’esprit de ses patients, lorsqu’ils les fait parler sur leurs rêves, n’auraient pas été différentes, voire très différentes, s’il les avait interrogés à un autre moment ? » (p. 31). Citant longuement les parties concernées des ouvrages de Freud, il relève aussi le caractère arbitraire (sinon abracadabrant) des interprétations, comme celui des significations des symboles, leur caractère contradictoire [3]… Si bien qu’en appliquant les méthodes freudiennes « vous avez de bonnes chances de pouvoir proposer une interprétation du rêve qui ne retiendra plus rien du tout du récit originel, si ce n’est parfois un mot très neutre ou un détail insignifiant. » (p.77) L’auteur met en évidence l’aplomb incroyable dont Freud fait preuve pour laisser croire qu’il découvre, là où, simplement, il décrète. Cette première partie se conclut d’ailleurs par cette phrase : « Il feint continuellement d’avoir établi de manière irréfutable ce qu’il a seulement affirmé. » (p.84) [4]

Dans la seconde partie, Pommier montre le peu de crédibilité (euphémisme !) des principales thèses de Freud sur le rêve [5] : « l’essence du rêve est l’accomplissement d’un désir », « le rêve est le gardien du sommeil » ou encore l’affirmation selon laquelle l’analyse des rêves permet toujours de découvrir des souvenirs remontant à l’enfance. Pommier montre que comme « celle de tous les fondateurs de systèmes » , la démarche de Freud « consiste en une perpétuelle fuite en avant qui (le) fait aller toujours plus loin sur le chemin de l’arbitraire et de l’absurde » (p. 164). Il nous convainc en montrant comment chaque hypothèse, si douteuse, de Freud nécessite, pour l’étayer, une autre hypothèse encore et toujours moins convaincante qui, à son tour, va nécessiter, pour l’étayer, etc. (p. 164 et suivantes).

On a beau être habitué à la démarche presque totalement auto-référente de la psychanalyse, on peut encore goûter cette remarque de Pommier à propos de Freud qui semble douter vers la fin de sa vie (1933) de la pertinence de ses propres théories « Une fois de plus, les théories de Freud l’amènent à s’étonner d’un fait dont jamais personne avant lui ne s’était étonné. Bien sûr, il aurait pu se dire que, lorsqu’une hypothèse fait apparaître un problème qui, sans elle, ne se serait jamais posé, il convenait peut-être de se demander si cette hypothèse était bien fondée. Mais Freud n’était pas homme à faire marche arrière. Il s’est toujours comporté comme les philosophes, qui, à l’instar de Pangloss, jugent volontiers qu’il est contraire à leur dignité de reconnaître qu’ils se sont trompés. » (p. 155-156)

Si le zététicien que je suis regrette parfois le ton employé en certaines occasions et en particulier le titre de l’ouvrage [6], il ne peut qu’en recommander vivement la lecture surtout si l’on ajoute que la qualité et la densité de son argumentation se trouve servie par un format raisonnable (moins de 200 pages), le style limpide de l’auteur et sa démarche originale : je ne connais pas tant d’ouvrages qui démontent spécifiquement et avec autant de clarté la théorie freudienne des rêves.

Jean-Louis Racca

Notes :
[1] Auteur en particulier de Assez décodé ! (Roblot, 1978), sur les excès (?) d’une certaine critique littéraire post-moderne. Cet ouvrage reçut le Prix de la Critique de l’Académie Française en 1979. On peut en lire la préface sur le site de l’auteur
[2] Freud, L’interprétation des rêves, PUF, 1967, p. 92.
[3] Ainsi le bois serait un symbole du maternel, du féminin, alors qu’une canne, un parapluie, souvent faits avec du bois, sont des symboles phalliques (p. 53-54).
[4] Dans une note de bas de page située à la fin de cette partie (p. 83), L’auteur se livre à un relevé (non exhaustif) des facéties (?) rhétoriques utilisés par Freud pour asseoir son discours. Ne nous privons pas de la citer intégralement : « Il serait très long de relever toutes les formules qui trahissent le dogmatisme de Freud. En voici seulement un tout petit échantillon : « Nous savons, grâce à notre travail d'interprétation, que nous pouvons découvrir dans les rêves un contenu latent, bien plus significatif que leur contenu manifeste. » (L'Interprétation des rêves, p. 148) ; « Il est clair qu'il s'agit d'une femme qui urine » (ibid., p. 179) ; « On ne saurait douter de l'exactitude de cette interprétation » (ibid., p. 179) ; « Un fait demeure absolument certain : la formation du rêve repose sur une condensation » (ibid., p. 244) ; « Sachons aussi dès maintenant que le déplacement est un fait indubitable » (ibid., p. 267) ; « Personne ne peut méconnaître que toutes les armes et tous les outils sont des symboles du membre viril : charrue, marteau, fusil, revolver, poignard, sabre, etc. » (ibid., p. 306) ; « On sait que dans le rêve l'escalier et l'action de monter l'escalier symbolisent presque toujours le coït » (ibid., p. 318) ; « Le sens sexuel de ce rêve n'est pas douteux » (ibid., p. 332) ; « C'est certainement un bon exemple de cauchemar très commun et incontestablement sexuel » (ibid., p. 496) ; « Il ne peut s'agir là aussi que de sexualité méconnue et repoussée » (ibid., p. 497) ; « Leur signification symbolique est incontestable » (Introduction à la psychanalyse, p. 183) ; « Les escargots et les coquillages sont incontestablement des symboles féminins » (ibid., p. 184) ; « Ce symbole signifie certainement la castration » (ibid., p. 185) ; « Habits, uniformes sont, nous le savons déjà, des symboles destinés à exprimer la nudité, les formes du corps » (ibid., p. 186) ; « Échelle, escalier, rampe, ainsi que l'acte de monter sur une échelle, etc., sont certainement des symboles exprimant les rapports sexuels » (ibid.) ; « La clef qui ouvre est incontestablement un symbole masculin » (ibid., p. 187) ; « Nous pouvons, sans risque de nous tromper, intervertir les situations et admettre que c'est le fils qui interroge » (ibid., p. 232) ; « Nos observations nous ont montré de manière certaine que la force psychique et physique d'un désir est bien plus grande quand il baigne dans l'inconscient que lorsqu'il s'impose à la conscience » (Cinq Leçons sur la psychanalyse, p. 77). ».
[5] Cette partie s’intitule d’ailleurs « Les thèses de Freud ».
[6] Surtout la première moitié de ce titre. Non parce que je la trouve erronée (j’estime manquer encore d’éléments pour me prononcer sur ce point), mais parce qu’elle risque de détourner de la lecture du livre, celles et ceux qui devraient en être les lecteurs « naturels » : grand public, enseignants, lycéens, étudiants, soignants, journalistes, etc. dont la vision de la psychanalyse et de son fondateur reste sans doute très largement positive dans notre pays.

 


AGENDA


 

Conférences

Le 4 février, le cercle de zététique de Toulouse présente une conférence d’Éric Lowen intitulée « Les raisons sociologiques du phénomène sectaire moderne » : « Quelles sont les raisons du développement des sectes en Occident à la fin du 20e siècle ? Phénomène inéluctable ou réversible ? Phénomène ponctuel ou récurrent dans l'histoire humaine ? Quelles relations avec l'évolution des grandes religions ? Quelles mutations sociologiques et civilisationnelles ces phénomènes indiquent-ils ? Mieux comprendre les causes des phénomènes sectaires pour mieux lutter contre eux. »

Les raisons sociologiques du phénomène sectaire moderne
Lundi 4 février 2008 à 20h30
Maison de la philosophie
29, rue de la digue 31300 Toulouse
Tél. : 05.61.42.14.40
Renseignements sur le site du Cercle de zététique de Toulouse
Entrée : 4 euros, gratuit pour les adhérents


Le 24 janvier 2008, le magazine Pour la science et la mairie de Paris proposent une conférence-débat sur le thème « L’homme, résultat d’une longue évolution » avec Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France, et Guillaume Lecointre, zoologiste et systématicien au Muséum d’histoire naturelle. Cette rencontre est ouverte à tous et permettra à chacun de poser, à ces deux spécialistes, ses questions sur ce sujet brûlant.

L’homme, résultat d’une longue évolution
Jeudi 24 janvier 2008 de 18h30 à 20h
Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris
75 000 Paris
Entrée libre


Le lundi 18 février 2008, l’association Aldéran, dans le cadre de l’université populaire de philosophie de Toulouse, organise une conférence intitulée : « Les religions sont-elles des sectes qui ont réussi ? » : « Cette question se pose régulièrement dans la critique des religions. Surtout que l’église catholique se présente depuis les années 80 comme un rempart contre les sectes. Attitude étonnante, c’est l’escroc qui crie au voleur ! En effet, quelle est la différence entre une religion « classique » et une secte ? Une différence de nature ou bien une différence de socialisation ? Le rapprochement religion = secte repose-t-il sur un fondement objectif ou bien seulement sur de l’anti-religionisme « primaire », dans lequel ce slogan a pour but de décrier les religions ? Poser cette question n’a pas pour objectif de nier la réalité sectaire des sectes mais peut-être d’indiquer une dimension structurelle des religions établies, notamment des religions monothéistes. Voilà un tabou qu’il serait temps de faire tomber : peut-être que toutes les religions sont des sectes ? »

Les religions sont-elles des sectes qui ont réussi ?
lundi 18 février 2008 à 20h30
Maison de la philosophie
29, rue de la digue 31300 Toulouse
Tél. : 05.61.42.14.40
Entrée : 4 euros, gratuit pour les adhérents

 


DIVERTISSEMENT



Horoscope
En ce début d’année, les journaux et magazines débordent des prédictions des astrologues, numérologues, tarologues, au milieu desquelles vous avez dû trouver votre horoscope amour-travail-santé pour 2008. Pourtant, vous vous êtes sûrement trompé de ligne puisque votre signe astrologique n’est probablement pas celui que vous pensiez… Une petite vérification avec l’Astronomic zodiac s’impose.
Si comme moi, vous êtes finalement du signe du serpentaire, l’oublié des horoscopes, je vous offre ce sketch de Chevallier et Laspalès qui vous redonnera le sourire : l’astrologue.


Insolite : La photo du mois

Les pareidolies visuelles sont des illusions optiques basées sur notre tendance à identifier des formes, en particulier des visages, dans tout ce que nous percevons.
Elles apparaissent dans les nuages, les taches d’humidité, les reliefs d’écorce, etc. En effet, notre cerveau, face à un stimulus vague ou imprécis, essaie de retrouver dans ce qu’il perçoit (formes, couleurs, ombres, etc.) des éléments qu’il connaît. Les associations qu’il établit sont influencées par nos intérêts, nos désirs, nos espoirs, nos convictions, nos peurs.



ANNONCES

SOS surnaturel
L'observatoire zététique dispose d’une ligne directe, SOS surnaturel. Si vous êtes témoin d'un phénomène paranormal, si vous avez une faculté extraordinaire, si vous avez entendu parler d'histoires étranges et que vous voulez en savoir plus, appelez-nous au : 08.731.731.96.
Les paranormal investigators de l'OZ mèneront l'enquête avec vous.
Vous pouvez également prendre contact avec l'Observatoire zététique par mail. Pour toute question ou remarque écrivez nous à : contact@zetetique.fr

 



Cette newsletter a été préparée par Stanislas Antczak, Géraldine Fabre, Florent Martin, Richard Monvoisin, Farice Neyret et Jean-Louis Racca.