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POZ n°32 Imprimer Envoyer
Mercredi, 13 Février 2008 14:13

 


SOMMAIRE


 

  • Les nouvelles de l’OZ
    Un nouveau conseil d’administration pour l'OZ
    Conférence : « Les médecines alternatives sont-elles subversives ? »
  • Actualités
    Avis de météorite sur la France
    Dieu n'aime pas Hillary Clinton
  • Dossier : Petite introduction au négationnisme du SIDA
  • Enquête : Vidéos de fantômes
  • Agenda
    Le 4 mars : Les médecines alternatives sont-elles crédibles ?
  • Divertissement
    Insolite : la Randi Doll et les tours de magie de Wiseman

 


ÉDITO


 

Demain, c'est la saint Valentin.

Bien loin de considérations niaiseuses (ou au contraire follement romantiques) sur l'amour courtois, ne voulant pas non plus entraîner son lecteur sur le terrain de la moquerie concernant de saintes reliques crâniennes dudit saint (enfin de l'un des saints Valentin supposés avoir existé), l'éditorialiste pugnace doit tout de même tenter d'élever l'esprit du lecteur, si possible en rapport avec la zététique, en prenant la saint Valentin comme prétexte.

Pour cela, le tome « Proverbe et expressions » de son grand Robert est tout indiqué, en particulier la partie « Dictons météorologiques ». Ami lecteur, je te lance donc un défi : mettre en place des protocoles expérimentaux rigoureux pour tester scientifiquement les affirmations suivantes. J'attends donc tes propositions, précises comme il se doit, comportant position (et éventuellement réduction) du problème, avec définition des termes employés, étapes du protocole à mettre en place pour vérifier l'affirmation et, évidemment, détails des traitements statistiques à mettre en oeuvre.

Tu vas voir, c'est pas simple. Certes, il sera souvent facile de montrer que le dicton est erroné. Je te demande donc, ami lecteur, un brin d'indulgence pour ces pauvres dictons et accorde-leur, lorsqu'ils sont un peu trop catégoriques, que leur boulot est de rechercher avant tout l'impact du message et non la prudence du savant. Et puis quelle gueule ça aurait : « S'il pleut aux environs de la saint Médard, il n'est pas impossible qu'il pleuve une quarantaine de jours plus tard », hein, franchement ?

Allons-y. Je mets des étoiles en fonction de la difficulté. Si tu te lances, ami lecteur, sache qu'un proverbe plus dur rapportera plus.

Pour la saint Valentin, l'amandier fleurit
(**, sauf pour nos lecteurs du sud, * ; un peu de discrimination géographique ne fait pas de mal.)

À la saint Valentin, tous les vents sont marins
(**)

À la saint Valentin, tous les vents sont parrains
(****, celui-là j'aimerais bien comprendre.)

Valentin, Séverin, Faustin
Font tout geler sur le chemin

(**, et nous saluons également tous les Séverin et les Faustin qui nous lisent en leur demandant toutefois de ne pas trop la ramener à sans arrêt tout faire geler sur le chemin, non mais sans blague.)

À la saint Valentin,
La pie monte au sapin

(***, sauf pour les propriétaires de sapins ou de pies : ** ; prière de fournir un certificat de non-possession de sapin ou de pie établi par le garde-champêtre si on veut que la troisième étoile soit prise en compte)

À la mi-février
Fait son nid le cujelier

(***, sauf pour les propriétaires de cujeliers : ** ; prière de fournir un certificat de non-possession de cujelier, etc. Pour les indécrottables ignares, le grand Robert prend la peine de préciser que le cujelier est un oiseau aussi appelé « alouette lulu », ce qui ne manque pas de mettre en joie pour la journée.)

À la mi-février
La bonne oie doit couver

(*****, celui-ci c'est mon préféré, je te laisse peser les mots « bonne » et « doit ».)

À la saint Valentin
La sarpe à la main

(****, c'est bien sarpe et pas serpe, même s'il s'agit d'une serpe. Je cite le grand Bob : « C'est ce jour-là qu'au marché on achetait les serpettes neuves, bien aiguisées, à manche rouge. » Cela aidera certainement ceux d'entre toi, ami lecteur, qui veulent se lancer dans la vérification historique de ce beau dicton.)

Voilà. Ah oui, il manque l'enjeu... Disons un abonnement gratuit à la newsletter de l'Observatoire zététique pour un an par étoile gagnée, ça va ?

Stanislas Antczak
éditorialiste en carton


LES NOUVELLES DE L’OZ



Assemblée générale : un nouveau conseil d’administration pour l'OZ

L’assemblée générale annuelle de l’Observatoire zététique a eu lieu le 21 janvier 2008. Malgré la bière et les galettes promises, seuls 17 membres étaient réunis aux Bas Côtés mais 11 autres avaient pensé à leur donner procuration. Parmi les 28 présents et représentés, nous avons donc pu élire notre nouveau conseil d’administration, dont voici la composition :
Stanislas Antczak : Président
Ardéchir Pakfar : Vice-président
Nicolas Vivant : Secrétaire
Éric Déguillaume : Secrétaire adjoint
Nicolas Touzard : Trésorier
Pierre Borgnat : Trésorier-adjoint
Géraldine Fabre et Richard Monvoisin : Administrateurs

Cette assemblée générale a été également l’occasion de faire un bilan de nos activités en 2007. Expérience de radiesthésie, publications d’articles et dossiers, nombreuses conférences à travers la France, interventions diverses dans les médias, cours à l’université de Grenoble et de Lyon, collaborations avec l’ADFI, organisation d’une université d’été… le dynamisme de l’Observatoire zététique n’est plus à démontrer. Malheureusement, comme l’a notifié avec regret Éric Déguillaume, notre président sortant, dans son bilan moral, ce dynamisme repose essentiellement sur l’implication de quelques membres particulièrement actifs. Le nouveau bureau s’efforcera donc de raviver une dynamique de groupe au sein de l’OZ pour cette année 2008 qui s’annonce déjà très riche en projets zététiques. GF.


Conférence à Antigone : « Les médecines alternatives sont-elles subversives ? »
Le mercredi 6 février, Éric Bévillard et Richard Monvoisin étaient invités par l’association Antigone à parler des médecines dites « alternatives ».
Dans la salle, pleine, de ce café-librairie-bibliothèque, ils ont abordé ce sujet sensible sous la forme d’un dialogue entre deux amis. Caricaturant leurs positions, ils se sont fait les représentants d’un « sympathisant » convaincu des bienfaits de ce genre de thérapies, et d’un « opposant » inquiet face à leurs dangers. Entre pièce de théâtre et débat, ils ont ainsi reconstruit ensemble les discussions que nous pouvons tous avoir sur ce sujet. Expérience personnelle et validation subjective, philosophie holistique, bien-être et quête du sens de la maladie ont été confrontés à l’effet placebo, aux biais de raisonnement, à la validité d’allégations irréfutables.
Comme l’a perçu le public, le débat sur les médecines « alternatives » est indissociable de son contexte politique. Le recours aux médecines dites « douces » est en effet aujourd’hui souvent justifié par une contestation et un rejet de la dureté et de la froideur de la médecine scientifique. Mais ne nous trompons-nous pas de combat en simplifiant le problème à cette opposition binaire ? Les médecines douces sont-elles réellement l’unique alternative ?
Reste la liberté de choix de nos thérapies mais elle ne peut véritablement s’exercer que lorsque le patient est correctement informé. L’enjeu est important : il s’agit de notre santé.

La conférence a été intégralement filmée. Elle sera prochainement disponible sur le site de l’Observatoire zététique. GF.

Citations :
« - Les médecines douces ont une approche plus globale du corps. C'est ce que j'apprécie. Par exemple, dans l'osthéopathie : si j'ai mal à un genou, la cause peut être ailleurs.
- Ben oui, mais il se peut que ton problème ne vienne que du genou ! Le médecin n'est pas là pour te faire plaisir. »
« - Plutôt que de se tourner vers des thérapeutes alternatifs écolos certes, un peu New-Age, mais dont la technique est inefficace, (...) pour se soigner, allons voir ce qui marche le mieux ! Mais giflons les médecins qui nous filent de faux rencards. Engueulons les arrogants, ou ceux qui appellent leurs patients par la maladie qu’ils ont ! Faisons grève avec les internes et les infirmiers à l’hosto quand ça gueule sur les services publics, sur les urgences surpeuplées. Réclamons plus d’humanité dans les services hospitaliers ! Faut bien piger que ce manque d’humanité, cette froideur n’est qu’une conséquence du sous-effectif de l’hosto ! »
« - Oui, mais quand je dis « douces », ce sont des médecines qui utilisent les capacités de mon corps à se guérir, ou utilise les bienfaits de la nature, comme les propriétés des plantes dans les fleurs de Bach.
- Je suis très méfiant. D’abord parce qu’utiliser les capacités du corps à s’auto-guérir, c’est bien, mais si ces capacités-là existent. »
« - Rien ne permet de reconnaître une molécule de quelque chose de synthèse et une molécule naturelle. C’est notre esprit qui nous dit que c’est meilleur, parce que naturel = bon = sain. Ce n'est pas si simple. »
« - En fait tu me proposes plutôt que de délaisser la médecine scientifique, que je me la réapproprie avec la démarche zététique.
- Ben oui. Ca me fait toujours la même impression que ces gens qui sont fâchés avec la politique juste à cause des dirigeants de merde qu’on a. »


Des Ovnis dans Pour la Science
Le numéro 364 de février 2008 du magazine Pour la Science consacre une double page aux enquêtes réalisées par David Rossoni, Éric Maillot et Éric Déguillaume sur les Ovnis du CNES. Le résultat des recherches menées par ces trois ufologues sceptiques a été publié dans un ouvrage paru chez Book-e-book en décembre dernier*. Leur investigation, qui faisait suite à la mise en ligne, sur le site du CNES, des archives du GEIPAN (Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés), a mis en évidence d’importantes erreurs méthodologiques, amenant des conclusions beaucoup plus mitigées que celles avancées notamment par Yves Sillard, Jacques Arnoult, François Parmentier et Jacques Patenet dans Phénomènes aérospatiaux non identifiés, un défi à la Science (Le cherche Midi, 2007).
Dans la conclusion de leur article, les trois auteurs enjoignent les membres du GEIPAN à améliorer leur méthodologie d’enquête mais aussi à remplir leur mission d'information (le I de l’acronyme) auprès du grand public, notamment en communicant systématiquement sur les cas élucidés pour ne pas entretenir une croyance en un mystère inexistant. GF.

*Les OVNI du CNES : 30 ans d'études officielles 1977-2007, David Rossoni, Éric Maillot et Éric Déguillaume, Book-e-book (2007).


Quand la zététique rencontre l’art moderne
Le Palais de Tokyo, centre parisien d’Art moderne, organise régulièrement des expositions temporaires mettant à l’honneur des artistes français et européens contemporains. Du 14 février au 27 avril 2008, il accueillera l’exposition Cellar Door de Loris Gréaud. Dans le cadre de cet événement, pour la revue du centre, Palais, le commissaire de l’exposition a souhaité reprendre notre dossier sur l’impression de déjà-vu. En effet, artiste transdisciplinaire, passionné d’architecture et de mécanique quantique, Loris Gréaud serait également fasciné et inspiré par les « failles temporelles ». Cellar Door est donc, selon la présentation de l’exposition, une « proposition artistique inédite : gigantesque organisme généré par une partition distendue dans l’espace et le temps ». L’article qui sera publié dans la revue Palais est une version résumée de notre dossier qui, évoquant brièvement les explications « paranormales » avancées depuis des siècles pour ce phénomène, insiste avant tout sur son étude scientifique. Une version en anglais sera également disponible ; vous la retrouverez donc prochainement sur le site de l’Observatoire zététique. GF.



ACTUALITÉS
Les actus du « paranormal »


 

Avis de météorite sur la France
Le vendredi 25 janvier dernier, vers 18h10, de nombreuses personnes ont pu observer et rapporter un phénomène lumineux fugitif mais spectaculaire, d’abord pris pour un avion en flamme par certains témoins qui ont de ce fait averti les pompiers, puis rapidement identifié comme un météore, notamment de par sa brièveté (une à deux secondes pour la plupart des témoins) et son apparence caractéristique. L’aérolithe a également laissé une traînée de fumée qui a pu être photographiée.
Le ciel clément ayant favorisé l’observation massive de ce phénomène insolite malgré la pénombre, l’information circula rapidement. Le témoignage d’un contrôleur aérien de Bourges, affirmant avoir vu le bolide s’abattre dans le Cher, permit de reconstituer dans la soirée une trajectoire présumée allant de la Provence et la vallée du Rhône jusqu’au Berry. La gendarmerie, aidée de la population locale, entreprit dès le lendemain de rechercher l’éventuelle météorite à l’origine de ce phénomène (celles-ci ne touchent en effet que rarement le sol, se consumant généralement en altitude par suite du frottement causé par leur entrée dans l’atmosphère) dans la commune de Trouy, à 7 km au sud de Bourges, mais sans succès.
Cependant, au bout de quelques jours, l’afflux de témoignages fit apparaître l’incohérence de ce point de chute présumé avec la trajectoire du bolide, telle que rapportée par la plupart des témoins. Le croisement des divers témoignages par des astronomes amateurs aboutit, dès le 28 janvier, à proposer une nouvelle localisation pour une possible chute : quelque part aux confins des départements du Tarn, de l’Aveyron et de l’Hérault, à 350 km de Bourges. Le contrôleur aérien de cette ville s’est en effet vraisemblablement laissé abuser par une erreur perceptive courante tant pour les observations de météores que pour celles d’OVNI : au-delà de quelques dizaines de mètres, l’œil humain ne peut évaluer de manière fiable la distance à laquelle se trouve l’objet observé, si bien que l’estimation est, en fait, donnée au hasard.
Cette localisation allait être affinée et définitivement étayée un peu plus tard par Dominique Caudron, un astronome amateur du nord de la France également connu pour ses travaux sceptiques en ufologie : Caudron fut notamment l’un des précurseurs de « l’hypothèse réductionniste composite » (dite également « psychosociologique »), un modèle explicatif du phénomène OVNI basé sur de nombreuses études de cas et réduisant ceux-ci à une accumulation de causes variées, mais connues de la science.
On peut suivre pratiquement « en temps réel » la progression de l’affaire sur ce fil de discussion du forum Ufo-Logic. On y trouvera de nombreux liens annexes apportant davantage de précisions sur cette enquête qui, si elle concerne un phénomène parfaitement connu, met néanmoins en œuvre les mêmes techniques que celles visant à identifier un OVNI. ED.


Dieu n’aime pas Hillary Clinton

Le mardi 5 février, ont eu lieu aux États-Unis deux événements disjoints : d'une part le Super-Tuesday : 24 états votaient pour sélectionner les candidats à la présidentielle, et d'autre part une tornade meurtrière qui a frappé les états du Sud. Richard Blakeley, du site web Gawker, a eu l'idée de superposer les deux cartes. La coïncidence est très bonne : les états qui ont voté pour Hillary Clinton à la primaire démocrate (en bleu) sont ceux qui sont frappés par la tornade (en rose). Plus encore, même si l'Alabama a voté pour Barack Obama (en marron, en bas à gauche), tout le nord de l'état (région qui a été touchée) a voté Hillary Clinton. Conclusion : Dieu déteste vraiment Mme Clinton.
Bon, avant de critiquer ces fous d'américains, il faut préciser que Gawker est un site New-Yorkais de gauche, à l'humour glacial. Les auteurs du site ne pensent pas sérieusement que le Tout-Puissant s'occupe personnellement des élections au parti démocrate. D'ailleurs, très peu d'américains, même parmi ceux qui disent tout haut que Hillary Clinton est le diable incarné ("she's eeeeevil"), imagineraient une telle chose. En outre, côté républicain, la coïncidence malheureuse colle encore mieux avec le vote pour Michael Huckabee, un pasteur baptiste très prompt à recruter Dieu dans ses discours électoraux. Ce qui obligerait à imaginer que Dieu déteste à la fois Hillary Clinton et Michael Huckabee.
Mais la carte offre aussi un très bel exemple de corrélation lié à une causalité extérieure. Même si le trajet de la tornade est lié au hasard, ses effets (et leur caractère mortel) ne le sont pas : on sait que les tornades sont plus meurtrières dans une zone pauvre que dans une zone riche (parce que les maisons sont moins solides, et parce que on n'installe pas de sirènes d'alerte - elles ne sont pas obligatoires) et plus meurtrières en zone rurale qu'en zone urbaine (parce que les sirènes d'alerte portent moins).
Il faut savoir qu'au sein du parti Démocrate, les partisans des deux candidats se séparent sur des frontières sociales très nettes : les jeunes, les personnes éduquées, les classes supérieures votent pour Barack Obama, les vieux, les personnes moins éduquées et les working class votent pour Hillary Clinton.
Conclusion : les personnes qui habitent dans des comtés ruraux pauvres ont à la fois une forte probabilité d'être frappé par la tornade, et une forte probabilité d'être parmi les électeurs d'Hillary Clinton (et de Michael Huckabee). NH.


On s’en fout
Libération a titré cette semaine : « Année du rat : attention danger. L’année du rat, qui débute ce jeudi sera périlleuse, avertissent les experts en astrologie chinoise et autres maîtres de Feng Shui (géomancie) : tensions internationales, catastrophes naturelles, turbulences boursières. »
Primo, la géomancie, qui est une technique de divination par lancer de cailloux sur une surface plane, est une très mauvaise traduction de Feng shui qui remonte à des traductions chrétiennes qui ont près de mille ans. Secundo, le Feng shui n’a pas grand-chose en commun avec l’astrologie chinoise, si ce n’est son statut de pseudoscience. Enfin, était-ce une si grande prouesse intellectuelle de prévoir des tensions internationales, des catastrophes naturelles et des turbulences boursières pour l’année à venir ? En gros, Libération nous prend du temps de cerveau pour donner du cachet à des théories fausses, et pour strictement rien nous apprendre. Il y a parfois des gifles qui se perdent. RM.


Maharishi, la caravane passe

Nous avions abordé son sujet plusieurs fois (à propos des Beatles, dans la newsletter n°23, dans « Le secret », newsletter n°24, et dans l’article Banana Spliff). Cette fois, Maharishi Mahesh Yogi (MMY), père de la Méditation Transcendantale (MT), vient de tirer sa révérence. Sa pipe s’est cassée le 5 février 2008, à 91 ans. Coïncidence ou synchronicité ? Il est mort le lendemain même de l’envoi dans l’espace par la NASA, depuis une antenne de Madrid, de la chanson des Beatles « Across the universe ».

Les habitants potentiels de l’étoile Polaris, à 431 années-lumière de la Terre, pourront vraisemblablement dans quelques siècles entonner le refrain de la chanson, dédié au maître de Maharishi, le gourou Dev : « Jai guru deva om» (traduit Je te remercie, divin enseignant).
Paradoxalement, la science utilisée pour envoyer cette chanson n’est pas du tout la science védique vantée par les défenseurs de la MT ; ni celle enseignée dans la Maharishi Central University, qui a ouvert ses portes dans le Kansas en 2007 et propose d’enseigner la Connaissance Totale - et accessoirement, des leçons de vol yogique pour la modique somme de 45 000 dollars par an (lire « La conscience, le champ unifié de la loi Naturelle et l’effet Maharishi » de Hagelin)
En tout cas, l’empire financier de MMY vient d’arriver dans les mains de Raja Nader Raam, son successeur. Là encore, bien que depuis 2002 la MT ait diffusé dans quelques villes une nouvelle monnaie, le Raam, la passation s’est faite en dollars bien lourds.
Comme quoi, on propose des théories bizarres, chez les fans de Maharishi, mais on reste pragmatique. RM.

 



En bref

Uri Geller n’aime pas qu’on sache qu’il a triché
Uri Geller débunké maintes fois, cela n’avait pas suffi à réduire à néant l’aura du personnage. Mais avec Youtube, les épisodes où il se fit prendre en fraude resurgirent, en particulier le programme de NOVA intitulé « Secrets of the psychics ». Que fit Geller ? Plutôt que les cuillers, il tordit le cou de ces mises en ligne intempestives en invoquant le copyright sur … 8 secondes d’émission. Temps suffisant pour invoquer le Digital Millenium Copyright Act (DMCA) et faire retirer les émissions. Pourtant, possède-t-il ces huit secondes ? Rien n’est moins sûr, écrivait Kembrew McLeod dans le L.A. Times. Cela mériterait vérification, ne serait-ce que pour défendre la liberté d’expression, car il est bien connu que si les prétentions extraordinaires ont un immense écho médiatique, les baudruches ne se dégonflent que dans la discrétion. RM.

Faibles risques de brûlure
Alors qu’il enregistrait fin janvier les derniers épisodes de son émission « La cauetidienne », le présentateur Sébastien Cauet s’est gravement blessé. En relevant le défi lancé par un spectateur de marcher pieds nus sur des braises, l’animateur s’est brûlé la plante des pieds au deuxième et troisième degré. Pourtant, la marche sur le feu n’a rien d’un exploit ; elle est démystifiée depuis longtemps. Comme l’écrit Henri Broch : «n’importe qui peut marcher sur des braises avec de faibles risques de brûlure. ». Cauet n’a vraisemblablement pas lu ce passage de Devenez sorciers, devenez savants (2002, pages 76-77) dans lequel le zététicien s’empresse de compléter : « « faibles risques de brûlure » ne signifie pas « risques de brûlure faible ».[…] Ce sont les risques qui sont faibles ; si vous vous brûlez, vous vous brûlez bien. ». En l’occurrence, des braises seraient restées collées sous les pieds de Cauet qui aurait marché trop vite sur le tapis de charbons ardents. GF.

 



Le bazar du bizarre

L’origine ovine des crop circles

Cette fois, ça y est : on l’a tient l’explication des crop circles ! Imitant les pingouins, ce sont les moutons qui tournent en rond pour dessiner dans les champs ces figures géométriques qui nous intriguent tant. À moins que les extraterrestres ne communiquent avec eux par l’intermédiaire de ces symboles et que ce photographe, Russell Bird, n’ait finalement que surpris leur réponse…Allez savoir…


Perdu extraterrestre. Grosse récompense.

La chaîne de télévision SciFi a lancé une grande opération publicitaire basée sur la recherche de dix enfants aliens perdus en France. Pour les retrouver, des indices sont communiqués régulièrement sur le site www.findscifi.fr. L’un d’entre eux serait encore caché. L’opération de sauvetage (ou la chasse au trésor) se poursuit donc mais le bébé alien égaré à Lyon a déjà trouvé une famille d’adoption. En revanche, un de ses frères est en vente sur ebay !


Ouverture d’un repas ufologique à Grenoble
Ils existaient déjà dans vingt autres villes françaises, et même au Québec et au Maroc, les repas ufologiques s’implantent aujourd’hui à Grenoble. Ils auront lieu tous les premiers jeudis des mois pairs à la cafétéria Casino du centre commercial Grand’Place. Le prochain se tiendra donc le 3 avril 2008. Ces repas sont un lieu de rencontre et de discussion pour tous les ufologues et curieux du « paranormal ».


DOSSIER
Petite introduction au négationnisme du SIDA


 

Ils sont appelés les « dissidents » du SIDA. Ils forment une vaste frange hétéroclite passant du guérisseur de campagne éthiopien à certains groupuscules barebaker [1], de certains chefs d’état à des humoristes français. Leur point commun : ils mettent en doute, à divers degrés, l’existence du syndrome SIDA, de son virus, le VIH, ou de la corrélation entre les deux. À ce que nous en comprenons, les promoteurs de la thèse « Le sida n’est pas ce que l’on croit » oscillent entre deux extrêmes : la thèse « molle » de certains thérapeutes « alternatifs », et la thèse plus dure, voire ultra, provenant de groupes politiques.

La version molle consiste à dire que le SIDA n’est qu’une petite maladie qu’on a beaucoup montée en épingle. Elle n’est qu’un « rhume » qu’on peut guérir « en trois jours à base d'herbes et grâce à (m)es pouvoirs mystiques » comme l’avait déclaré Yahya Jammeh, président gambien (Voir l’enquête de Nicolas Vivant) ; ou à grands coups d’eau bénite, dixit le père Bahetawi Gebremedhin Demise, de la Maryam Church, à Addis-Abeba (voir l’enquête de Richard Monvoisin) ; voire en se convertissant à l’Islam, tout simplement, ou en se soignant avec de l’hypochlorite de sodium, comme le propose le guinéen conakryka Tahirou Barry (lire la newsletter n°26)

La version dure, elle, est un corollaire presque direct aux discours des milieux conservateurs américains et européens. Aux vieilles chouettes qui hululent à qui mieux mieux que le SIDA est le doigt vengeur de Dieu, le « cancer gay » qui vient punir les populations décadentes et les suppôts de Sodome et Gomorrhe - homosexuels, donc, mais aussi drogués et accessoirement les Noirs -, certains milieux de gauche et d’extrême-gauche y virent une manœuvre de stigmatisation tellement odieuse qu’ils en vinrent à penser que la corrélation Homos/drogués – SIDA avait été fabriquée de toute pièce.

Dès 1984, d’aucuns classent le SIDA dans la catégorie des constructions sociopolitiques comme l’explique la mathématicienne texane Rebecca Culshaw dans Pourquoi j’arrête de croire au VIH ou, selon le sud-africain Casper Schmidt, des « hystéries épidémiques », reproduction inconsciente de conflits sociaux (sic !) [2]. Puis viennent un certain nombre de gens niant que le VIH soit le responsable du SIDA : depuis le fameux docteur Willner (voir Le Dr Willner s’est-il inoculé du sang contaminé ?) jusqu’au biochimiste Peter Duesberg, auteur de Comment on a inventé le virus du SIDA (1996), on parle de AIDS dissident Movement, ou Mouvement dissidents du SIDA. D’autres disent que le VIH ne se transmet pas sexuellement, et que le VIH, de toute façon, n’a jamais pu être isolé - comme la prétendue docteur Eli Papadopulos-Eleopulos, meneuse du fameux Groupe de Perth [3]. Prétendue docteur car, après contre-enquête de John P. Moore, il semble que Eli Papadopulos-Eleopulos n’ait pas de doctorat de médecine mais une simple licence en physique nucléaire de la faculté de Bucarest, Roumanie. En 1995, un groupe appelé Continuum place un encart publicitaire offrant 1000 livres de récompense à qui découvrira un article scientifique établissant qu’on a pu réellement isoler le virus VIH. À cette cohorte se joint le célèbre et controversé prix Nobel de chimie Kary Mullis [4].
On entend également quelques-uns défendre l’idée que ce sont les médicaments antirétroviraux eux-mêmes qui seraient à l’origine du syndrome d’immunodéficience. Chose étrange, une part des revenus de certains d’entre eux comme le Dr Rasnick ou Mathias Rath proviennent de la commercialisation de traitements « alternatifs », aux vitamines, aux herbes ou divers suppléments.

Pourquoi est-il difficile de donner du crédit à ces théories ? D’abord parce que la grande majorité des négateurs n’est pas experte du domaine, et que les rares experts, étrangement, ne publient pas. Le contre-argument avancé est que le milieu spécialiste serait trop à la botte des intérêts industriels, ce qui tient difficilement sur une aussi grande population de chercheurs et sur un sujet aussi massif. Des articles conséquents ont été écrits pour expliquer le succès de tels discours (notamment La négation du VIH à l'ère d'Internet). Une des raisons du succès de certaines de ces thèses est bien sûr leur réception quasi-providentielle par les malades infectés ou par ceux, comme les barebakers, dont les pratiques seraient lourdement remises en cause. Une autre raison est la théorie du complot, qui gangrène des revendications émancipatrices parfois justifiées. Ainsi, en est-il de certains discours antiracistes tombant dans une paranoïa difficile à juguler. À côté des HADers (HIV/AIDS Deniers, ou Négateurs VIH/SIDA), coexiste une forme révisionniste qui ne manque par d'interpeller : d’accord, le SIDA existe, mais, il serait le fruit d’un complot des pays occidentaux contre les pays pauvres, et serait mû par une volonté d’éradication lente d’une certaine population, en l’occurrence la population noire. Une pure invention de destruction, un « génocide pharmacologique ». Cette notion fur grandement popularisée dans les années 2000 par le président Sud-Africain Thabo Mbeki et son ministre de la santé Manto Tshabalala-Msimang. Si Mbeki s’est ensuite rétracté, l’idée a fait son chemin. Elle serait partie d’une enquête de Tristan Mendès-France montrant l’existence du « project Coast », programme militaire bactériologique et chimique secret conduit par le sinistre Docteur Wouter Basson, alias Docteur La mort, en Afrique du Sud contre les opposants à l’Apartheid [5]. Mais bien que Mendès-France précise qu’ « imaginer que Basson et ses sbires soient à l’origine de la pandémie africaine semble peu probable », l’extrapolation fantasmatique joue à plein. En octobre 2004, le prix Nobel de la paix Wangari Maathai reprend l’idée et déclare qu’« en fait, le virus VIH a été crée par un scientifique pour la guerre biologique ». La thèse se fraye ensuite une route jusqu’à la télévision française en décembre 2004, dans le dialogue entre Thierry Ardisson et Dieudonné de l’émission Tout le monde en parle :

Thierry Ardisson : Vous dites que Israël et l'Afrique du Sud ont préparé un programme d'épuration ethnique ensemble...
Dieudonné : Je ne dis pas ensemble. (…) Écoutez, il y a une femme, Wangari Maathai, prix Nobel de la paix, qui déclare que le SIDA est une invention pour anéantir la population noire d'Afrique... lorsque le prix Nobel s'interroge, c'est important, c'est pour ça qu'il faut que l'ONU créé une commission d'enquête indépendante, neutre, pour déterminer d'où vient la maladie.
TA : Mais vous en êtes à penser qu'il y eu un projet pour détruire les Noirs d'Afrique ?
DD : C'est pas moi, c'est elle. Au début, je ne voulais pas y croire c'est trop horrible. Mais vous me parliez du nazisme, la folie humaine peut aller très très loin. C'est pour ça qu'il faut qu'une commission etc.
TA : Mais qui avait intérêt à détruire les Noirs d'Afrique ?
DD : C'est cette commission qui nous le dira. Maintenant c'est peut-être que c'est une paranoïa ultime de Wangari Maathai, mais le fait qu'une femme aussi extraordinaire dise ça etc.
TA : (…) vous soutenez Al-Manar que le gouvernement doit interdire.
DD : Mais c'est un scandale !
TA : Mais enfin, elle a diffusé un feuilleton basé sur le "Protocole des sages de Sion" qui est un faux antisémite tout de même.
DD : Ça c'est juste mais...
TA : ...et puis elle accuse Israël de diffuser le SIDA en Afrique.
DD : On revient sur le sujet. Cette chaîne ne fait que pousser le débat, c'est tout. Mais seulement, comment se fait-il que cette maladie soit apparue ... comme ça ?

Que conclure ? Qu’avant de balancer ce type de salve, une prudence extrême est requise. L’idée d’une conspiration du SIDA rejoint ainsi les thèses de Meyssan, du 9/11 et des images fausses des pas sur la Lune. Tout comme le droit au rêve, le droit à la révolte a pour pendant le droit de vigilance.

RM.

Notes :
[1] Le barebacking, littéralement « chevauchée à cru », désigne la pratique de rapports sexuels non protégés, et par extension un courant polymorphe prônant le culte et la revendication de cette forme de pratique sexuelle, ainsi que le culte du sperme.
[2] Casper Schmidt, The group-Fantasy origins of AIDS, Journal of Psychohistory, summer 1984, ; lire aussi The psychohistorical origins of AIDS, interview de C. Schmidt.
[3] Eli Papadopulos-Eleopulos, Is a western blot proof of HIV infection?, Bio/Technology, June 1993.
[4] Mullis, négateur du réchauffement climatique et féru de parapsychologie, est aussi connu pour avoir conversé avec un raton laveur luminescent lors d’un séjour dans la forêt en Californie. Il le narre dans Dancing naked in the mind field.
[5] T. Mendès-France, Dr la Mort, enquête sur un bio-terrorisme d’état en Afrique du Sud, Favre, 2002.

 


ENQUÊTE
Vidéos de Fantômes


 

Les vidéos de fantômes sont légion sur Internet. Mes enfants (8, 12 et 14 ans), sont à l'âge où l'on aime se faire peur et partagent avec leurs copains ces documents censés « faire peur ». Je me souviens très nettement de cette période où, moi aussi, je racontais des histoires à (ne pas) dormir debout tout en assurant, évidemment, qu'elles étaient toutes authentiques. Les temps ont changé et les enfants trouvent aujourd'hui de quoi effrayer leurs amis en surfant sur la toile. Parfois, ils me mettent au défi de leur prouver qu'un document est bidon. C'est ainsi qu'au fil du temps, je me suis mis à collectionner ces petits films, souvent célèbres, qui peuplent le cybermonde. Le premier film sur lequel je me suis penché faisait partie d'un site intitulé « My son Peter » et j'en avais fait un article sur le site de l'observatoire zététique. Cette fois-ci, c'est à une série d'enquêtes que je vous convie.

La vidéo
La toute première concerne un film souvent décrit comme montrant « une fillette dans un cimetière ». Hors le contexte stressant (ambiance nocturne, caméra infrarouge à l'épaule, cris lointains), l'image impressionnante est censée être celle-ci :

L'explication
En réalité, cette vidéo est extraite d'une émission de divertissement de la télévision mexicaine : Incognito. Le personnage qui se filme est l'animateur de l'émission, Facundo. Il est connu pour être une sorte de Jack Ass à la mexicaine et a multiplié les canulars sur différents sujets. Cette séquence a été diffusée dans le cadre d'une émission réalisée autour de Carlos Trejo, un chasseur de fantômes réputé (et plusieurs fois surpris en train de tricher) que Facundo aime tourner en dérision. Sans qu'il ne l'ait avoué (pour l'instant), il est probable qu'il ait voulu se moquer de son hôte (et faire de la publicité pour son émission) en réalisant ce petit film et en l'intégrant dans son programme.
Les interprétations sur ce que pourrait être cette « chose » qui apparaît dans le film sont nombreuses. Les sceptiques penchent pour un chat (notamment à cause des yeux qui brillent) ou un chien, les crédules ayant tendance à admettre ce que Facundo laisse entendre dans son commentaire : ce serait une fillette.

J'ai jeté un oeil à l'émission dans son ensemble et j'ai été surpris par une scène qui se déroule la même nuit, dans le même cimetière, en présence de Carlos Trejo. Dans cette scène, Facundo a mis son t-shirt sur sa tête et ça donne ça (photo ci-dessous à gauche). Surprise, quand on passe en caméra avec vision de nuit, voici à quoi ressemble l'image (photo ci-dessous à gauche). Notez que les couleurs sont inversées, le t-shirt et les yeux deviennent blancs. Et ils brillent, comme ceux d'un chat.

Étonnant, non ? Vous savez ce que je pense ? Je pense que nous tenons notre fantôme. Facundo (ou un complice de son équipe) est allé s'installer sur une tombe à distance avec son t-shirt sur la tête, a poussé des cris effrayants, et voilà le résultat !

NV.

Cet article a été publié initialement sur le blog zététique. Vous y trouverez également une autre enquête concernant une vidéo de la Dame Blanche.

 


AGENDA


Café scientifique

Le mardi 4 mars 2008, les cafés Science et Citoyens organisent un café scientifique sur le thème « Les médecines « parallèles » sont-elles crédibles ? »
Cette soirée ouverte à tous aura lieu de 18h30 à 20h30 au patio de la Villeneuve Arlequin à Grenoble. Modérés par un animateur, les débats brièvement introduits par les intervenants permettront aux membres du public de questionner ces « spécialistes » sur le sujet délicat des médecines dites « parallèles », « alternatives », « douces » ou même « naturelles ».


Les médecines « parallèles » sont-elles crédibles ?
Mardi 4 mars 2008 de 18h30 à 20h30
Le Patio
38000 Grenoble
Tram A - arrêt : Arlequin
Tél. : 04. 76.22.92.10
Entrée libre
Plus d’infos et plan d'accès sur le site des Café Science et citoyens


Conférences

Cent cinquante ans après la publication de L’Origine des espèces de Charles Darwin, la théorie de l’évolution est l’objet d’un regain de débats et d’attaques menées par les créationnistes, notamment aux États-Unis. Le samedi 16 février, Pascal Picq, paléoanthropologue, et Jacques Arnould, dominicain, docteur en histoire des sciences et en théologie reviennent ensemble sur les positions théologiques et politiques développées autour de la théorie de l’Intelligent Design et les preuves scientifiques appuyant la théorie de l’évolution.

Rencontre-débat Pascal Picq – Jacques Arnould
Samedi 16 février de 15h à 17h
Salle Jean-Painlevé
Médiathèque de la Cité des sciences et de l'industrie
Paris
Métro Porte de la Villette
Accès libre


Le lundi 18 février 2008, l’association Aldéran, dans le cadre de l’université populaire de philosophie de Toulouse, organise une conférence intitulée : « Les religions sont-elles des sectes qui ont réussi ? » :
« Cette question se pose régulièrement dans la critique des religions. Surtout que l’église catholique se présente depuis les années 80 comme un rempart contre les sectes. Attitude étonnante, c’est l’escroc qui crie au voleur ! En effet, quelle est la différence entre une religion « classique » et une secte ? Une différence de nature ou bien une différence de socialisation ? Le rapprochement religion = secte repose-t-il sur un fondement objectif ou bien seulement sur de l’anti-religionisme « primaire », dans lequel ce slogan a pour but de décrier les religions ? Poser cette question n’a pas pour objectif de nier la réalité sectaire des sectes mais peut-être d’indiquer une dimension structurelle des religions établies, notamment des religions monothéistes. Voilà un tabou qu’il serait temps de faire tomber : peut-être que toutes les religions sont des sectes ? »

Les religions sont-elles des sectes qui ont réussi ?
Lundi 18 février 2008 à 20h30
Maison de la philosophie
29, rue de la digue 31300 Toulouse
Tél. : 05.61.42.14.40
Entrée : 4 euros, gratuit pour les adhérents

 


DIVERTISSEMENT


 

La pensée du mois
« Quiconque croit que les lois de la physique sont de simples conventions sociales est invité à essayer de transgresser ces conventions depuis la fenêtre de mon appartement – je vis au vingt-et-unième étage. ». Alan Sokal


Insolite

Il y avait Barbie, il y a maintenant Randi !
James Randi, le magicien américain, plus connu sous le nom de Amazing Randi existe en… poupée. Livrée dans un cercueil avec des menottes, pour les tours d’escapologie, cette version réduite du plus célère représentant du mouvement sceptique est également dotée de trois épingles pour les adeptes de la pensée magique qui voudraient se défouler sur ce « démystificateur » des phénomènes dits paranormaux. La poupée est disponible sur le site de la James Randi Educational Foundation pour la modique somme de 24 euros (frais de port compris)

 

Psychologie et tours de magie

Richard Wiseman est professeur de psychologie à l'Université du Hertfordshire, en Grande-Bretagne. Dans le cadre de ses recherches, il s’est intéressé à différents aspects du « paranormal » comme les maisons hantées mais aussi à certaines perceptions extrasensorielles comme la télépathie, la sensation d’être observée, etc. En baignant dans ce milieu, ce sceptique a développé des talents d’illusionniste dont il nous fait profiter à travers plusieurs vidéos disponibles sur son site. Nos préférées :

 


ANNONCES


SOS surnaturel
L'observatoire zététique dispose d’une ligne directe, SOS surnaturel. Si vous êtes témoin d'un phénomène paranormal, si vous avez une faculté extraordinaire, si vous avez entendu parler d'histoires étranges et que vous voulez en savoir plus, appelez-nous au : 08.731.731.96.
Les paranormal investigators de l'OZ mèneront l'enquête avec vous.
Vous pouvez également prendre contact avec l'Observatoire zététique par mail. Pour toute question ou remarque écrivez nous à : contact@zetetique.fr

 



Cette newsletter a été préparée par Stanislas Antczak, Éric Déguillaume, Géraldine Fabre, Nicolas Holzschuch, Florent Martin, Richard Monvoisin et Nicolas Vivant.