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SUJET: la bête du Gévaudan
   05/01/12 à 05:19 #27228
ded
Contributeur important
Messages: 91
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 Re:la bête du Gévaudan
Dans l'hypothèse où c'était un loup : Est-ce que les victimes étaient plutôt des femmes et des enfants, ou des personnes affaiblies par quelque infirmité?

Un spécialiste de la chasse au loup du au 16° siècle, Jacques du Fouillou, dit que les loups ne mangent jamais ni la tête ni la peau des animaux. Peut-on appliquer ces caractéristiques aux victimes de l'affaire du Gévaudan?


Il semble aussi établi (selon l'encyc. Quillet) que 25% env. des loups anthropophages étaient porteurs de la rage. Entre 1580 et 1840, on a 1600 cas répertoriés de loups s'attaquant mortellement à des personnes, pour les dévorer, selon l'historien et professeur à l'Université de Caen, Jean-Marc Moriceau, qui précise également que parmi ces victimes il y avait beaucoup d'enfants : l'affaire du Gévaudan se situe bien dans cette périod, si je ne me trompe pas.

Un extrait d'archives de la même période que celle du Gévaudan :
Durant l'été 1738, des loups d'une férocité hors du commun infestent les bois dans les environs de Neuville-les-Dames (Ain). Ils viennent d'Italie où, durant les guerres sanglantes qui viennent de s'achever par le traité de Vienne, ils ont développé un goût très prononcé pour la chair humaine prélevée sur les champs de bataille. Mais, une fois les combats terminés, ils ont été chassés par les Piémontais qui craignaient que les meutes ne se sédentarisent chez eux. Une de ces meutes a passé les Alpes pour se terrer en Bresse. En quête de nourriture et en l'absence de charniers, les loups de guerre qui avaient désappris le goût du gibier se sont jetés cette fois… sur la population. Ainsi, de juin à août 1738, ce sont vingt-deux enfants qui ont été tués dans les paroisses de plaine de Neuville-les-Dames, Sulignat, Fleurieux, Saint-Jean-sur-Veyle, l'Abergement et Clémenciat.

Archives de l’Ain


Le pr Moriceau dit également (en résumé) :

"...Le loup est alors partout en France. Sur le plateau de Langres, dans le Jura, en Ile-de-France céréalière, dans le Cher, les vallées de la Loire et du Rhône, dans les Cévennes. Dans le Massif-central, en Bourgogne viticole « où une veuve de vigneron est dévorée dans ses ceps ». Dans le Gâtinais, en Touraine ou dans le Limousin. Seuls, le Sud-Ouest et le pourtour méditerranéen semblent moins atteints. La plaine de Bresse et le bas Dauphiné sont les zones géographiques où les plus grands nombres de décès imputés aux loups sont enregistrés. Mais, notent les historiens, « aucune région n'est épargnée » car le loup montre une remarquable « capacité d'adaptation écologique ». Les hommes, évidemment, se sont ligués contre la bête féroce qui est devenue la bête à abattre. Des battues à l'échelle d'une région sont orchestrées par les préfets. Jérôme Dupasquier cite celle organisée en 1757 en Bresse. « Une ligne de rabatteurs déployés sur 20 kilomètres entre le Revermont et la Saône débusque et pousse tout ce qu'elle trouve vers une ligne de tir qui s'étire de Bourg-en-Bresse à Mâcon. L'enjeu est tel, que les hommes qui ne participent pas à la battue sont menacés de prison ! » Le dernier loup de l'ancienne génération tué dans l'Ain l'a été en 1956, à Injoux-Génissiat, près de Bellegarde, aux portes de la Haute-Savoie. Plus près de nous, depuis la dernière guerre mondiale, une cinquantaine d'attaques de loups sur des humains ont été recensées en Europe où leur population est estimée entre dix et vingt mille individus..."

Voilà le contexte. Il ne serait pas surprenant de voir dans la légende du Gévaudan, une histoire authentique à peine exagérée. Simplement, de tels évènements suscitent forcément des rumeurs et des superstitions propres à la rase-campagne.
 
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   05/01/12 à 18:30 #27249
jeanluc
Nouveau venu
Messages: 13
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 Re:la bête du Gévaudan
Fouillou disait aussi que la simple haleine du loup provoquait des mots terribles aux hommes, je ne sais plus les quels, ma mémoire me lâche. Il était victime des carences de son époque en science naturelles.
Les victimes étaient pratiquement que des enfants et des femmes, le loup attaque toujours les membres les plus faibles d’un troupeau. Il y a eu de très rares attaques sur des hommes, mais presque tous on échappés aux dents de la tueuse.

Pour la rage il faut savoir qu'un loup enragé disparait très rapidement et surtout il n’a pas trop d’appétit et quelque fois ne peut même plus manger. Nos Bêtes étaient en pleine forme et avaient même une compagne avec des louveteaux.

Oui il y a des milliers d’histoires comme ça, un loup qui a gouté la chair humaine semble d’après les experts « de l’époque » et les nombreux témoignages ne plus pouvoir sans passer et de nombreuse personnes « même Fouillou ;0) » nous racontent que des loups écartaient le troupeau de leur chemin pour aller droit sur le pasteur.
Le Gévaudan à l’époque était très superstitieux et très imprégné par la religion, l’intervention d’un évêque qui sortit un mandement expliquant que dieu avait envoyé une Bête pour les punir de leurs péchés n’arrangea pas les choses. Pour eux pour exemple le fait que deux personnes sont tués ou attaqués a une très grande distance l’une de l’autre au même moment ne veut pas dire qu’il y a deux « Bêtes » mais quelle à le pouvoir de d’ubiquité. Etc…
 
Dernière édition: 05/01/12 à 18:36 Par jeanluc.
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