Salut,
Petit jeu pour voir si vous êtes toujours affutés et efficaces après l'UZ :)
Je me suis amusé à faire un petit texte pro-astrologie. A l'époque, je l'ai donné à lire à des collègues profs de physique sans leur dire quoi que ce soit d'autre... Un petit exercice d'esprit critique bien amusant et assez déroutant vu leur tête !
Alors à celles ou ceux qui trouveront et nommeront le plus d'arguments moisis ??! ;)
Allez, promis, une vraie clef du vin qui marche offerte au vainqueur...
Denis
L’ASTROLOGIE : UNE SCIENCE DÉNIGRÉE [1]
Par Peter Brunswick, Philosophe des Sciences, Prix Nobel 1992, Université de Cambridge
Une preuve historique et culturelle
L’astrologie est née, comme l’astronomie, il y a plus de 3000 ans en Mésopotamie, berceau historique des Mathématiques. Depuis, elle entretient une relation complexe avec le monde scientifique qui, voilà 400 ans en France, l’excommunia de l’Académie des Sciences par la volonté d’un seul homme, Colbert [2] , opposant farouche de cette discipline. Pourtant, les premiers astronomes Babyloniens, Sumériens ou encore Chaldéens ainsi que leurs successeurs Grecs ont toujours pratiqué cette science des astres, de la prévision, de l’anticipation. N’est-ce pas là une qualité propre à toutes les disciplines scientifiques : être prédictible, anticiper ?
L’astrologie s’est en permanence appuyée sur des fondements scientifiques : les calculs précis conduits dans l’élaboration d’horoscopes se fondent sur les théories astronomiques contemporaines. Ainsi, la plupart des grands physiciens tels Kepler, Newton, ou Ptolémée proposaient leurs services en tant qu’astronomes mais aussi en tant qu’astrologues.
Même des scientifiques plus « modernes » se sont déclarés en faveur de l’astrologie, tel Einstein : «
L’astrologie est une science en soi illuminatrice. J’ai appris beaucoup grâce à elle, et je lui dois beaucoup. Les connaissances géophysiques mettent en relief le pouvoir des étoiles et des planètes sur le destin terrestre. A son tour, en un certain sens, l’astrologie le renforce. C’est pourquoi c’est une espèce d’élixir de vie pour l’humanité » [3]
De plus, comment expliquer qu’elle imprègne encore et toujours nos sociétés cartésiennes ? Si l’astrologie était une fausse science, qu’elle se trompait toujours, alors, tels les êtres vivants les moins adaptés, une « sélection naturelle » aurait logiquement dû s’opérer. Ainsi, comme beaucoup d’autres théories fantaisistes, cette sélection l’aurait normalement amenée à disparaitre, laissant place aux « vraies » sciences. Or l’histoire nous montre tous les jours le contraire. En effet, le nombre de personnes qui consultent des astrologues est en constante hausse : l’Institut d’Etudes Astrologiques référence plus de 1 500 000 consultations par an en Angleterre et le nombre d’astrologues diplômés ne cesse de croître.
Autant de personnes ne peuvent se tromper en même temps et seuls quelques sceptiques scientistes et bornés en sont convaincus.
Le rejet de la science officielle
Il est de coutume d’entendre des scientifiques dénigrer l’astrologie en affirmant haut et fort qu’il est impossible que cela fonctionne, ou encore que seules les personnes crédules peuvent croire en de telles balivernes. C’est pourtant ces mêmes scientifiques qui ont annoncés avec certitude que le nuage de Tchernobyl allait s’arrêter aux frontières françaises, qu’il n’y avait aucun danger à manger de la « vache folle », que le nucléaire était sans danger, ou encore que le réchauffement climatique n’était que suppositions infondées, etc.
Ce rejet, je dirais même cette peur qu’inspire l’astrologie, se retourne contre la science officielle, la science des élites qui ne souhaitent pas s’abaisser aux pratiques du peuple. Et pourtant, comment nier l’engouement vers la connaissance de soi, vers le bien-être, vers l’envie de comprendre les mystères de l’univers. Et que dire de F. Mitterrand, président de la République Française dans les années 80, qui consulta pendant plusieurs années Mme Teissier pour prendre des décisions engageant l’avenir de la France ?
Tel Galilée qui, en son temps, fut rejeté par l’église, l’astrologie doit aujourd’hui faire face aux attaques sans valeurs de la science dogmatique et figée dans le positivisme du 20ème siècle. Et quand bien même les preuves apportées par les milliers de prévisions accomplies au cours des âges seraient encore insuffisantes, comment rejeter a priori une théorie qui tente d’expliquer et de comprendre le monde ? N’est-ce pas là aussi une qualité propre aux sciences naturelles ?
Des preuves scientifiques
Le débat entre science officielle et astrologues scientifiques concerne généralement les preuves apportées par l’astrologie moderne. Celle-ci a en effet produit tout un corpus de preuves étayées, de travaux scientifiques rigoureux, comme ceux du psychologue Michel Gauquelin qui, dès 1950, publie
L’influence des astres [4]. Dans cet ouvrage, il commence par une analyse critique des travaux de ses prédécesseurs en astrologie statistique Choisnard et Krafft. Les conclusions de ce premier ouvrage de synthèse démontrent que pour un échantillon de personnalités connues pour l’exercice d’une profession donnée, la position des astres dans le ciel se retrouve dans une distribution qui n’est pas due au hasard. Dans ces premières études, des positions statistiquement anormales de Mars ont été relevées chez les sportifs, de Jupiter chez les acteurs et de Saturne chez les scientifiques (‘effet Mars’).
Depuis, une thèse de sociologie a été soutenue à la Sorbonne (Université Paris V) par G. Hanselmann (
Situation épistémologique de l'astrologie à travers l'ambivalence fascination/rejet dans les sociétés postmodernes), thèse qui démontrait pourquoi l’astrologie devait être considérée comme une science digne de ce nom.
Certains défenseurs de la science dogmatique affirment que les explications proposées sont invraisemblables, dénuées de sens et en contradiction avec les lois de la physique actuelle. Mais ne niait-on pas avec le même aplomb la possibilité de voler ou d’envoyer les hommes sur la Lune ? Newton postulant l’existence d’une force s’exerçant à distance et instantanément entre tous les objets, ne fut-il pas soumis à la risée de ces mêmes scientifiques dogmatiques niant le ridicule d’une telle hypothèse ? Inexpliqué ne veut pas dire inexplicable et bien que les théories astrologiques ne rendent pas compte de façon acceptable de l’influence des astres sur nos vies, il est illogique d’affirmer que ce sera toujours le cas. D’ailleurs, l’impossibilité d’une influence des astres sur les Hommes n’a jamais pu être démontrée, au contraire. Il suffit pour cela d’observer le monde : la Lune et le Soleil n’influencent-ils pas les marées ? Le Soleil n’est-il pas responsable des aurores boréales, des saisons, de la vie ? On peut s’apercevoir que les phases de la Lune agissent sur les naissances, qu’elles correspondent au cycle menstruel des femmes, et il est même rapporté qu’elles pourraient agir sur divers autres comportements humains. Par exemple, les statistiques mettent en évidence une influence directe de notre satellite : les soirs de nouvelle Lune, un accroissement significatif du nombre de cambriolages est enregistré. Certes, la façon dont les astres produisent ces effets est encore inconnue. Mais est-ce là un argument en défaveur de l’astrologie ? N’a-t-on pas observé les corps chuter bien avant d’en comprendre la cause réelle ?
L’astrologie repose sur une approche rationnelle des phénomènes astronomiques, se basant essentiellement sur des observations millénaires. Elle rend compte à sa manière du destin des Hommes, destin écrit dans le ciel et dont la traduction est complexe. Ainsi, il reste encore beaucoup de mystères à élucider et l’astrologie est sans aucun doute un moyen efficace pour y parvenir.
Ref :
[1] Article traduit et tiré de la revue internationale
Journal of Scientific Astrology, Vol XXV, p. 245-248, 2007.
[2] Colbert était contrôleur général des finances et n’avait aucune compétence scientifique pour juger de la validité de l’astrologie.
[3] Teissier E., (2001)
L’Homme et les Astres, Fascination et rejet, Ed. Plon, Paris.
[4] Gauquelin M., (1955)
L’influence des astres, Editions du Dauphin, Paris.