Bienvenue, Invité
Merci de vous identifier ou de vous inscrire.    Mot de passe perdu?
signifie que ce forum est verrouillé; pas de nouveaux messages possibles.
Notre poison quotidien signifie que ce forum est verrouillé; pas de nouveaux messages possibles.
(1 lecteur(s)) (1) Invité(s)
Aller en basPage: 123
SUJET: Notre poison quotidien
   28/03/11 à 19:31 #21275
Bobby
Moderateur
Messages: 2847
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
Sexe: Féminin Lieu: Paris Date anniversaire: 01/01
 Re:Notre poison quotidien
waxx écrit:

De plus, on y apprend que les blés bio ont des qualités protéiniques en baisse du fait du manque d'intrants spécifiques (azotés).

Sur le long terme, cela signifie que si on augmente trop les rendements des champs bio, on perd en qualité protéinique du produit final (la quantité naturelle d'azote ne pouvant être augmentée)

Une petite réponse par rapport aux apports azotés :
Assez d’azote ?

En plus d’étudier le rendement, les scientifiques de l’Université du Michigan se sont également intéressés à l’hypothèse répandue selon laquelle il n’y aurait pas suffisamment de sources d’azote non synthétique - compost, fumier et débris végétaux - disponibles dans le monde pour soutenir une agriculture biologique à grande échelle. Par exemple, dans son livre Enriching the Earth : Fritz Haber, Carl Bosh, and the Transformation of World Food Production, Vaclav Smil affirme qu’environ deux tiers de la production alimentaire mondiale dépendent du procédé Haber-Bosch, une technique développée au début du 20ème siècle pour synthétiser des engrais ammoniaqués à partir de combustibles fossiles. (Smil admet avoir largement ignoré la contribution des plantes fixatrices d’azote et être parti du principe que certaines d’entre elles, comme le soja, étaient des consommatrices net d’azote, même s’il fait remarquer lui-même que la moitié en moyenne des engrais appliqués dans le monde se perd et ne profite pas aux plantes.) La plupart des gens qui ne croient pas que l’agriculture biologique puisse nourrir le monde se focalisent sur la quantité de fumier - et donc proportionnellement de pâturage et de têtes de bétails - nécessaire pour produire de l’engrais pour toutes les fermes biologiques de la planète. « Le problème de l’azote est différent selon les régions », affirme Don Lotter, un consultant agricole qui a beaucoup écrit à propos de l’agriculture biologique et de ses besoins en nutriments. « Mais on trouve beaucoup plus d’azote sous forme d’engrais vert que sous forme d’engrais animal. »
En analysant 77 études menées dans les zones tempérées et sous les tropiques, l’équipe du Michigan a conclu qu’une utilisation plus grande des plantes fixatrices d’azote dans les principales régions agricoles pourrait permettre d’obtenir 58 millions de tonnes d’azote de plus que la quantité d’azote synthétique actuellement utilisée chaque année. Des recherches menées à l’Institut Rodale en Pennsylvanie ont montré que le trèfle violet, utilisé comme couvre-sol d’hiver dans une rotation avoine/blé - maïs - soja, sans ajouts d’engrais, permettait d’obtenir un rendement comparable à celui des champs cultivés de manière conventionnelle. Même dans les régions tropicales arides et semi-arides comme en Afrique de l’Est, où les disponibilités en eau sont limitées entre les périodes de culture, on peut utiliser pour fixer l’azote des engrais verts résistants à la sécheresse tels que les pois cajan ou le voandzou. Dans l’Etat de Washington, des cultivateurs de blé biologique ont rivalisé avec la production de leurs voisins non biologiques en utilisant la même rotation de pois fourragers pour obtenir de l’azote. Au Kenya, l’utilisation de légumineuses a permis à des fermiers de doubler ou de tripler leur production de maïs tout en éliminant certaines mauvaises herbes tenaces et en générant plus de fourrage pour les animaux.
Les résultats de l’étude menée par les scientifiques du Michigan permettent de penser qu’il ne sera pas nécessaire de défricher plus de terres pour obtenir suffisamment d’azote de manière naturelle et cela sans même avoir recours aux cultures intercalaires (plusieurs plantes cultivées en même temps dans le même champ), à la rotation entre bétail et cultures annuelles et l’inoculation dans le sol d’azotobacter, d’azospirillum et d’autres bactéries libres fixatrices d’azote.

www.delaplanete.org/L-agriculture-biologique-peut-elle.html

Même les ricains se mettent aux Bio :o)

PS : Je précise que je n'ai rien contre René, sa participation est appréciable, mais question écologie... :p
 
Dernière édition: 28/03/11 à 19:47 Par Bobby.
Retrouvez-nous sur facebook :
www.facebook.com/groups/pseudo.scepticisme/
Le sujet a été verrouillé.
   28/03/11 à 22:02 #21276
waxx
Super contributeur !
Messages: 291
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
 Re:Notre poison quotidien
Bobby écrit:
waxx écrit:

De plus, on y apprend que les blés bio ont des qualités protéiniques en baisse du fait du manque d'intrants spécifiques (azotés).

Sur le long terme, cela signifie que si on augmente trop les rendements des champs bio, on perd en qualité protéinique du produit final (la quantité naturelle d'azote ne pouvant être augmentée)

Une petite réponse par rapport aux apports azotés :
Assez d’azote ?

En plus d’étudier le rendement, les scientifiques de l’Université du Michigan se sont également intéressés à l’hypothèse répandue selon laquelle il n’y aurait pas suffisamment de sources d’azote non synthétique - compost, fumier et débris végétaux - disponibles dans le monde pour soutenir une agriculture biologique à grande échelle. Par exemple, dans son livre Enriching the Earth : Fritz Haber, Carl Bosh, and the Transformation of World Food Production, Vaclav Smil affirme qu’environ deux tiers de la production alimentaire mondiale dépendent du procédé Haber-Bosch, une technique développée au début du 20ème siècle pour synthétiser des engrais ammoniaqués à partir de combustibles fossiles. (Smil admet avoir largement ignoré la contribution des plantes fixatrices d’azote et être parti du principe que certaines d’entre elles, comme le soja, étaient des consommatrices net d’azote, même s’il fait remarquer lui-même que la moitié en moyenne des engrais appliqués dans le monde se perd et ne profite pas aux plantes.) La plupart des gens qui ne croient pas que l’agriculture biologique puisse nourrir le monde se focalisent sur la quantité de fumier - et donc proportionnellement de pâturage et de têtes de bétails - nécessaire pour produire de l’engrais pour toutes les fermes biologiques de la planète. « Le problème de l’azote est différent selon les régions », affirme Don Lotter, un consultant agricole qui a beaucoup écrit à propos de l’agriculture biologique et de ses besoins en nutriments. « Mais on trouve beaucoup plus d’azote sous forme d’engrais vert que sous forme d’engrais animal. »
En analysant 77 études menées dans les zones tempérées et sous les tropiques, l’équipe du Michigan a conclu qu’une utilisation plus grande des plantes fixatrices d’azote dans les principales régions agricoles pourrait permettre d’obtenir 58 millions de tonnes d’azote de plus que la quantité d’azote synthétique actuellement utilisée chaque année. Des recherches menées à l’Institut Rodale en Pennsylvanie ont montré que le trèfle violet, utilisé comme couvre-sol d’hiver dans une rotation avoine/blé - maïs - soja, sans ajouts d’engrais, permettait d’obtenir un rendement comparable à celui des champs cultivés de manière conventionnelle. Même dans les régions tropicales arides et semi-arides comme en Afrique de l’Est, où les disponibilités en eau sont limitées entre les périodes de culture, on peut utiliser pour fixer l’azote des engrais verts résistants à la sécheresse tels que les pois cajan ou le voandzou. Dans l’Etat de Washington, des cultivateurs de blé biologique ont rivalisé avec la production de leurs voisins non biologiques en utilisant la même rotation de pois fourragers pour obtenir de l’azote. Au Kenya, l’utilisation de légumineuses a permis à des fermiers de doubler ou de tripler leur production de maïs tout en éliminant certaines mauvaises herbes tenaces et en générant plus de fourrage pour les animaux.
Les résultats de l’étude menée par les scientifiques du Michigan permettent de penser qu’il ne sera pas nécessaire de défricher plus de terres pour obtenir suffisamment d’azote de manière naturelle et cela sans même avoir recours aux cultures intercalaires (plusieurs plantes cultivées en même temps dans le même champ), à la rotation entre bétail et cultures annuelles et l’inoculation dans le sol d’azotobacter, d’azospirillum et d’autres bactéries libres fixatrices d’azote.

www.delaplanete.org/L-agriculture-biologique-peut-elle.html

Même les ricains se mettent aux Bio :o)

PS : Je précise que je n'ai rien contre René, sa participation est appréciable, mais question écologie... :p


Je vais être pointilleux mais ce texte ne répond pas à ma remarque.

En effet, je faisais remarquer une baisse de la qualité protéinique des plantes récoltés. Or là, je n'ai qu'une réponse en terme de rendements équivalents (ce que je ne nie pas dans des conditions optimales)

Un passage m'a fait un peu tiqué lors de ma lecture du lien fourni :

Les scientifiques ont ensuite lancé deux modèles. Le premier conservateur, dans le sens où il appliquait le taux de rendement des pays développés à la planète entière, autrement dit, selon ce modèle, toutes les fermes, où qu’elles soient, obtiendrait uniquement les rendements les plus faibles des pays développés. Le second appliquait le taux de rendement des pays développés aux pays riches et leur propre taux de rendement aux pays en voie de développement.


Pourquoi comparer le rendement le plus bas d'un côté et (apparament) le rendement moyen de l'autre?
Je suppose que ça permet une démonstration plus marquante mais moins objective.

De toute façon, que ce soit avec du tout-bio ou avec de l'industriel (ou un mélange des 2), on peut nourrir largement la population mondiale à condition de limiter la quantité de produit non-consommé (on jetterait environ 30% de ce que nous achetons sans le consommer dans les pays riches voire plus selon certaines ONG). C'est là qu'est , à mon sens, le vrai défi alimentaire.

Je rejoins estula pour dire qu'en terme gustatif, sanitaire, nutritionnel et environnemental (en particulier la biodiversité) le bio à une image bien éloignée de la réalité.
Gustatif : pas de différence
Sanitaire : d'autres allergies, d'autres maladies viendront (ou plutot reviendront)
Nutritionnel : remarque plus haut
biodiversité : bio ou pas bio, la majorité des agriculteurs cultive la plante qui a le meilleur rendement, et on continuera les croisements de plante comme ça c'est toujours pratiqué (vous avez deja comparé une carotte sauvage avec nos carottes?)

Ce qui m'embete le plus dans ce débat, c'est le côté "si c'est industriel, alors c'est de la merde" alors que si le bio envahit toute la terre, il deviendra aussi une industrie. Il ne faut pas être naif (les fermes bio slovaques qui font 450 ha en moyenne deviendront la norme)
 
Le sujet a été verrouillé.
   28/03/11 à 23:22 #21279
Bobby
Moderateur
Messages: 2847
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
Sexe: Féminin Lieu: Paris Date anniversaire: 01/01
 Re:Notre poison quotidien
waxx écrit:

Je rejoins estula pour dire qu'en terme gustatif, sanitaire, nutritionnel et environnemental (en particulier la biodiversité) le bio à une image bien éloignée de la réalité.
Gustatif : pas de différence
Sanitaire : d'autres allergies, d'autres maladies viendront (ou plutot reviendront)
Nutritionnel : remarque plus haut
biodiversité : bio ou pas bio, la majorité des agriculteurs cultive la plante qui a le meilleur rendement, et on continuera les croisements de plante comme ça c'est toujours pratiqué (vous avez deja comparé une carotte sauvage avec nos carottes?)

Et au niveau environnemental hors biodiversité ? Car les croisements n'ont jamais pollué quoi que ce soit.
 
Retrouvez-nous sur facebook :
www.facebook.com/groups/pseudo.scepticisme/
Le sujet a été verrouillé.
   29/03/11 à 00:17 #21281
estula
Contributeur extraordinaire !
Messages: 752
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
Sexe: Masculin Lieu: Aquitaine Date anniversaire: 19/02
 Re:Notre poison quotidien
Salut Bobby,

Je n'ai pas de haine de l'écologie ni des écologistes mais simplement une horreur du dogmatisme.
Le bio, que tu penses si "mauvais", a nourri l'humanité jusqu'à ce que des industriels avides de pognons s'en mêlent, et on est encore là
Tu plaisantes, là, j'espère ! Les famines du XVIIIème ont conduit à la révolution. Le mildiou en Irlande a fait 1 million de morts de faim, l'espérance de vie fin XIXème, en France était de l'ordre de 40 ans, en grande partie à cause de problèmes d'alimentation, insuffisante en quantité et en qualité (plus l'hygiène, en particulier de l'alimentation).


Dans l’Etat de Washington, des cultivateurs de blé biologique ont rivalisé avec la production de leurs voisins non biologiques en utilisant la même rotation de pois fourragers pour obtenir de l’azote
Ben oui, mais l'année où ils font du pois, pas de blé. Donc rendement 1/2 pour la même surface !

Pour ce qui est des mycotoxines, les risques sont assez semblables pour les deux agricultures puisqu’il s’agit de moisissures qui peuvent se développer lors des opérations de transformation ou de stockage, en aval, si elles sont mal maîtrisées.

Ben oui, mais la labellisation bio interdit l'usage de produits de conservation, d'où le développement de moisissures plus important dans le bio.

Et pour le "bobos (biobios) urbains ignares", comment font les pays pauvres qui ne peuvent pas se payer les engrais ? Ils mangent "bio" par snobisme ?
C'est simple, ils crèvent de faim ! Sans parler de ceux assassinés par la propagande anti-OGM qui a poussé des chefs d'Etat à bloquer l'aide alimentaire sous prétexte qu'elle pouvait contenir des OGM !

Mais l’agriculture biologique est plus sure grâce à ces circuits courts qui ne nécessitent pas de stockages longs et importants.

Profondément débile ! Les circuits courts ne sont pas l'apanage du bio. Rien n'empêche de faire des circuits courts avec de l'agriculture normale (surtout si elle est raisonnée).
Et tu m'expliqueras comment tu nourris la planète (et même seulement la France) sans stocker des céréales !!! Le gars qui a écrit ça est profondément incompétent, ou malhonnête.

@Cajypart
Sinon, personne ne se lancerait dans l'agriculture biologique si ce défi était irréalisable (faut pas les prendre pour des cons, comme tu dis si bien...)
Si, ça s'appelle du marketing. On fait croire que c'est mieux, et la population désinformée se jette là-dessus, croyant bien faire (mais en fait se fait juste entubé).

As-tu remarqué que le bio est plus cher ? Pourquoi ? Et que se passe-t-il quand les fruits et légumes sont plus chers ? Les personnes les plus pauvres en consomment moins. Et souffrent plus d'obésité, et de cancers. Le bio tue !

@Waxx
Ce qui m'embete le plus dans ce débat, c'est le côté "si c'est industriel, alors c'est de la merde" alors que si le bio envahit toute la terre, il deviendra aussi une industrie. Il ne faut pas être naif (les fermes bio slovaques qui font 450 ha en moyenne deviendront la norme)
Entièrement d'accord avec toi. C'est bien l'extrémisme mensonger du discours bio qui est insupportable. La seule voie raisonnable est justement l'agriculture raisonnée, qui est celle pratiquée aujourd'hui par les agriculteurs non endoctrinés.
 
Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent. (André Gide, Journal)
Le sujet a été verrouillé.
   29/03/11 à 00:43 #21282
Cajypart
Super contributeur !
Messages: 310
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
Sexe: Masculin Lieu: France Date anniversaire: 03/06
 Re:Notre poison quotidien
Je ne comprend pas votre discours...
Il est complètement à coté de la plaque!
A coté des enjeux agricoles, économiques et scientifique d'aujourd'hui et demain...
Pour ceux qui n'ont jamais entendu parler d'épuisement des sols et de pédogénèse:
L'épuisement des sols: l'enjeu du XXIème siècle, par Daniel Nahon.
www.sites.univ-rennes2.fr/webtv/appel_film.php?lienFilm=341

Faudrait aussi se renseigner sur la microbiologie des sols:
www.dijon.inra.fr/les_recherches/unites_..._l_environnement_mse
 
Dernière édition: 29/03/11 à 00:48 Par Cajypart.Raison: erreur de lien
Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont forcément raison.
Le sujet a été verrouillé.
   29/03/11 à 12:25 #21292
waxx
Super contributeur !
Messages: 291
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
 Re:Notre poison quotidien
Bobby écrit:
waxx écrit:

Je rejoins estula pour dire qu'en terme gustatif, sanitaire, nutritionnel et environnemental (en particulier la biodiversité) le bio à une image bien éloignée de la réalité.
Gustatif : pas de différence
Sanitaire : d'autres allergies, d'autres maladies viendront (ou plutot reviendront)
Nutritionnel : remarque plus haut
biodiversité : bio ou pas bio, la majorité des agriculteurs cultive la plante qui a le meilleur rendement, et on continuera les croisements de plante comme ça c'est toujours pratiqué (vous avez deja comparé une carotte sauvage avec nos carottes?)

Et au niveau environnemental hors biodiversité ? Car les croisements n'ont jamais pollué quoi que ce soit.


Si on considère qu'apporter une nouvelle plante dans un biotope c'est le polluer alors toutes les plantes cultivées polluent car elles modifient leur biotope. Sinon je ne vois pas en quoi les plantes utilisées dans l'agriculture industrielle polluent (à moins qu'on parle OGM, mais toute l'agriculture industrielle n'est pas faite avec des OGM)
Mais la vrai source de pollution reste la surconsommation d'intrants et la bouillie bordelaise ça pollue aussi.
 
Le sujet a été verrouillé.
   29/03/11 à 12:47 #21293
waxx
Super contributeur !
Messages: 291
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
 Re:Notre poison quotidien
Cajypart écrit:
Je ne comprend pas votre discours...
Il est complètement à coté de la plaque!
A coté des enjeux agricoles, économiques et scientifique d'aujourd'hui et demain...
Pour ceux qui n'ont jamais entendu parler d'épuisement des sols et de pédogénèse:
L'épuisement des sols: l'enjeu du XXIème siècle, par Daniel Nahon.
www.sites.univ-rennes2.fr/webtv/appel_film.php?lienFilm=341

Faudrait aussi se renseigner sur la microbiologie des sols:
www.dijon.inra.fr/les_recherches/unites_..._l_environnement_mse


L'agriculture raisonnée et l'agriculture durable ont intégré et répondent à ces problématiques. (ce n'est pas pareil et il ne faut pas confondre agriculture durable et bio)

Les sols ont été épuisés par des mauvais usages ou des surexploitations. On peut très bien faire un mauvais usage d'un sol et l'appauvrir en pratiquant de la culture bio, parfois on ne maitrise pas tous les parametres d'un sol (l'exemple des eucalyptus australiens dans le premier lien par ex)

Ce n'est pas parce qu'on trouve que le bio est une fausse bonne idée, qu'on veut détruire notre planète.
 
Le sujet a été verrouillé.
   29/03/11 à 21:15 #21316
Bobby
Moderateur
Messages: 2847
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
Sexe: Féminin Lieu: Paris Date anniversaire: 01/01
 Re:Notre poison quotidien
Salut René.

estula écrit:
Salut Bobby,

Je n'ai pas de haine de l'écologie ni des écologistes mais simplement une horreur du dogmatisme.
Le bio, que tu penses si "mauvais", a nourri l'humanité jusqu'à ce que des industriels avides de pognons s'en mêlent, et on est encore là
Tu plaisantes, là, j'espère ! Les famines du XVIIIème ont conduit à la révolution. Le mildiou en Irlande a fait 1 million de morts de faim, l'espérance de vie fin XIXème, en France était de l'ordre de 40 ans, en grande partie à cause de problèmes d'alimentation, insuffisante en quantité et en qualité (plus l'hygiène, en particulier de l'alimentation).

Je peux te répondre à propos des famines qui ont conduit à la révolution, car j'ai eu la chance de participer à une conférence d'Emmanuel Le Roy Ladurie dans ma ville, et ces famines sont liées au climat.

www.constructif.fr/Article_43_76_575/Le_..._de_l_historien.html

Je n'ai pas le temps d'approfondir le reste...

Pour ce qui est des mycotoxines, les risques sont assez semblables pour les deux agricultures puisqu’il s’agit de moisissures qui peuvent se développer lors des opérations de transformation ou de stockage, en aval, si elles sont mal maîtrisées.

Ben oui, mais la labellisation bio interdit l'usage de produits de conservation, d'où le développement de moisissures plus important dans le bio.

D'où les circuits courts et une attention accrue sur la qualité de récolte et de stockage.

Et pour le "bobos (biobios) urbains ignares", comment font les pays pauvres qui ne peuvent pas se payer les engrais ? Ils mangent "bio" par snobisme ?
C'est simple, ils crèvent de faim ! Sans parler de ceux assassinés par la propagande anti-OGM qui a poussé des chefs d'Etat à bloquer l'aide alimentaire sous prétexte qu'elle pouvait contenir des OGM !

Ils ne crèvent pas d'intoxication alors ?
Comment cultiver des OGM alors qu'il faut utiliser des engrais spécifiques hors de prix !? Tu crois que Monsanto filent leurs produits gratuitement ?

Mais l’agriculture biologique est plus sure grâce à ces circuits courts qui ne nécessitent pas de stockages longs et importants.

Profondément débile ! Les circuits courts ne sont pas l'apanage du bio. Rien n'empêche de faire des circuits courts avec de l'agriculture normale (surtout si elle est raisonnée).
Et tu m'expliqueras comment tu nourris la planète (et même seulement la France) sans stocker des céréales !!! Le gars qui a écrit ça est profondément incompétent, ou malhonnête.

Circuits courts ne veut pas dire à flux tendu... Les temps de stockage peuvent rester viables sans les garder des années. Et ça pousse à consommer les produits locaux, non ?

++
 
Retrouvez-nous sur facebook :
www.facebook.com/groups/pseudo.scepticisme/
Le sujet a été verrouillé.
   29/03/11 à 21:16 #21317
Bobby
Moderateur
Messages: 2847
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
Sexe: Féminin Lieu: Paris Date anniversaire: 01/01
 Re:Notre poison quotidien
waxx écrit:
[quote]Bobby écrit:
waxx écrit:
Si on considère qu'apporter une nouvelle plante dans un biotope c'est le polluer alors toutes les plantes cultivées polluent car elles modifient leur biotope. Sinon je ne vois pas en quoi les plantes utilisées dans l'agriculture industrielle polluent (à moins qu'on parle OGM, mais toute l'agriculture industrielle n'est pas faite avec des OGM)
Mais la vrai source de pollution reste la surconsommation d'intrants et la bouillie bordelaise ça pollue aussi.

Je parlais de pollution chimique.
 
Retrouvez-nous sur facebook :
www.facebook.com/groups/pseudo.scepticisme/
Le sujet a été verrouillé.
   30/03/11 à 00:04 #21323
estula
Contributeur extraordinaire !
Messages: 752
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
Sexe: Masculin Lieu: Aquitaine Date anniversaire: 19/02
 Re:Notre poison quotidien
Salut Bobby,

Je peux te répondre à propos des famines qui ont conduit à la révolution, car j'ai eu la chance de participer à une conférence d'Emmanuel Le Roy Ladurie dans ma ville, et ces famines sont liées au climat
Bien sûr, mauvais climat, en agriculture bio, c'est récolte foutue, et donc famine. Merci d'abonder dans mon sens !
Par exemple, sur le pinard (je connais un peu dans ma région...) pas mal de viticulteurs en bio ont eu deux années de suite sans récolte, à cause d'une météo pourrie. Le président de leur syndicat disait dans un interview à Sud Ouest (désolé je n'ai pas accès aux archives) qu'il comprenait ceux qui abandonnaient la filière bio, car on ne peut pas survivre avec deux années sans récolte ! Imagines deux années sans blé !!!

D'où les circuits courts et une attention accrue sur la qualité de récolte et de stockage.
Ah bon, les circuits courts te permettent de récolter ton blé en hiver ? Pour le blé, le stockage est obligatoire et en moyenne c'est 6 mois !
Et je rappelle que l'essentielle de la nourriture humaine ce sont les céréales (pas chez nous évidemment...quoique).

Comment cultiver des OGM alors qu'il faut utiliser des engrais spécifiques hors de prix !? Tu crois que Monsanto filent leurs produits gratuitement ?
Ah bon, elle sort d'où celle là ? De la propagande des Khmers verts ?
Pour ton info, le principal OGM cultivé est du round-up ready, et le round-up, c'est du glyphosate, molécule hors brevet depuis plusieurs années. Tous les groupes phyto en produisent !
Quant aux autres, les Bt, il s'agit de variétés insecticides, je ne vois pas le rapport avec des engrais.

@Caypart
Pour ceux qui n'ont jamais entendu parler d'épuisement des sols
Eh bien, si justement, l'épuisement des sols c'est l'apanage de l'agriculture bio. Sans intrants le sol s'épuise rapidement et la qualité nutritionnelle de la récolte, outre son rendement, deviennent minables !
 
Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent. (André Gide, Journal)
Le sujet a été verrouillé.
Revenir en hautPage: 123
Modérateur: Bobby, Jerem
Développé par KunenaObtenir les derniers messages directement sur votre PC - Version française:SFK