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Etat actuel des connaissances sur l'effet placebo signifie que ce forum est verrouillé; pas de nouveaux messages possibles.
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SUJET: Etat actuel des connaissances sur l'effet placebo
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   03/08/13 à 20:24 #39184
Jerem
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 Etat actuel des connaissances sur l'effet placebo
Salut à tous,
J'ai tenté de faire une synthèse de ce qui pouvait être dit sur le sujet
Pour cela, je m'inspire surtout d'un article de Jean Brissonet et de deux autres sources plus mineures. Le tout est cité en fin de page.

1) Introduction et historique

D'après Jean Brissonet, Le concept d'effet placebo remonte à 1955-1960 et est à attribuer à un certain Haas qui aurait étudié de nombreuses études existantes et évaluaerait cet effet à 30%. Le chiffre aurait été validé par la suite par d'autres recherches. Depuis, ce chiffre a été souvent considéré comme la différence entre l'effet total observé et l'effet inhérent au médicament lui même. Brissonet fait remarquer que c'est donc une relation de causalité qui est supposée (alors que, selon lui, c'est une corrélation).
Il précise que, depuis, peu d'études ont étudié le placebo et qu'il a été utilisé abondament dans la litérature jusqu'à kienle et Kiene le remettent en question en 1997, suivi par d'autres.

« Les fausses impressions d’effets placebo peuvent être produites de différentes manières ». Ils citent de nombreux exemples parmi lesquels : « L’amélioration spontanée », « la fluctuation des symptômes », « la régression à la moyenne », « la prise d’un traitement supplémentaire », « un biais dans l’échelle d’évaluation », « des réponses de politesse » et bien d’autres encore. Et ils constatent : « Ces facteurs sont encore fréquents dans la littérature moderne sur le placebo ».

Suites à ces remises en question, les scientifiques ont répertoriés tout ce qui pouvait influencer l'effet d'un médicament et qui serait autre que l'effet des produit qu'il contient.

Ils ont répertoriés, testés et validés différents effets :

2) des effets et biais de mesure

"l'effet Hawthorne : la modification des comportements naturels de sujets d’étude en raison de leur participation à cette dernière peut entraîner une surévaluation des effets du traitement, en particulier dans le groupe contrôle."

"La régression à la moyenne : l’inclusion de patients avec des valeurs très élevées ou très basses à l’entrée dans une étude donne l’illusion que la variabilité statistique des mesures ultérieures est une amélioration sous traitement."

" Le paradoxe de Simpson : lorsque des facteurs déterminants (in)connus (« confounders ») influencent les données, le résultat global d’une étude (de cas témoins) peut être complètement modifié par des analyses de sous-groupes."

"Le phénomène de Will Rogers : l’accroissement des possibilités diagnostiques ou l’augmentation artificielle de la prévalence d’une maladie peut améliorer le pronostic d’un patient sans que ses paramètres de mesure aient subi un quelconque changement."

Extrait de : « Quatre effets, phénomènes et paradoxes de la médecine. Leur signification et leurs racines historiques », Peter Kleist. Forum Med Suisse 2006 ;6 :1023–1027
www.medicalforum.ch/pdf/pdf_f/2006/2006-46/2006-46-194.pdf

Kienle Et Kiene concluent :

"une autre erreur de jugement est le manque de clarté du concept de placebo lui-même ". Ils concluent sans ambages « que la littérature, relative à l’ampleur et la fréquence de l’effet placebo, n’est pas fondée et largement surestimée, si elle n’est pas entièrement fausse ». Ils posent enfin la question de savoir sil’existence du soi-disant effet placebo « n’est pas en effet lui-même engrande partie, ou totalement, illusoire ».

3) L'effet contextuel

Il a été proposé la chose suivante : l'effet placebo serait ce qui reste a expliquer quand on a déjà l'effet du médicament + les effets cités plus haut....Il reste alors un certain % d'effet qui est inexpliqué
plusieurs chercheurs (Di Blasi et al., 2003, Miller et Kaptchuk, 2008) proposent d'utiliser le terme d'effet contextuel au lieu de celui de placebo.
Ils pensent que cet effet contextuel contient plusieurs éléments... Voici ceux qui ont déjà été testé et validés actuellement :

Le rituel thérapeutique : les résultats sont différents selon la voie d’administration, le goût, le nom, le prix, la couleur, etc.

Les conditions environnementales : personnalité et croyances du patient, attitude de son entourage, lieu où se réalisent des soins, attention de l’équipe soignante, etc.
la relation patient/praticien.

Le conditionnement (au plus on repète un traitement qui semble efficace au plus on y croit...)

Les suggestions (prédire un bon diagnostique, donner une certitude de guérison,...)

Le lien entre effet contextuel et opioïdes endogènes (les substances émises par le cerveau lors de l'utilisation de différentes méthodes psychologiques de gestion de la douleur comme, par exemple, l'hypnose) ainsi que les liens entre effet contextuel et Dopamine (je ne rentre pas ici dans les détails car je n'ai pas le niveau pour les comprendre). On trouve également une augmentation de la sérotonine lors de l'utilsation d'un placebo contre la dépression...

Jean Brissonet conclut son article de la manière suivante : "Alors ! Placebo es-tu là ? L’objet placebo est là et bien là ! Il sera encore longtemps irremplaçable dans la réalisation des incontournables études cliniques contrôlées.
L’effet du placebo, lui, est inexistant. Quant à l’effet « dit » placebo, si son existence est incontestable, quoique limitée, il conviendrait plutôt de le nommer simplement « effet contextuel », afin de mieux faire comprendre sa vraie nature et d’en faire disparaître la connotation magique."

J'ai aussi trouvé dans d'autres articles les informations suivantes :

Au moins un gène est déterminant dans la réponse aux placébos, selon wikipédia

"Le gène en cause est le gène COMT (pour Catéchol-O-méthyltransférase). Il avait déjà été repéré dans le traitement de la douleur et de nombreuses affections (maladie de Parkinson) ainsi que dans le « comportement de confirmation de nouvelles informations selon nos croyances »20 ;
L’activation de ce gène modifie la production de dopamine (un neurotransmetteur qui est aussi une neurohormone, impliqué dans les circuits neuronaux de la récompense et de la douleur), semble-t-il via le contrôle d'un enzyme (Catéchol-O-méthyltransferase21). La dopamine participe aux voies neuronales impliquées dans l’anticipation (qui est en jeu dans l’effet placebo20).
Ce gène COMT conditionne ainsi l'ampleur de la réponse au placebo pour chaque individu ; certaines variantes de ce gène comprennent 2 copies de l’allèle « méthionine» (Met), 2 copies de l'allèle «valine» (Val), ou 1 copie de chaque. Le cortex préfrontal des personnes disposant de ces formes de ce gène semble produire 3 à 4 fois plus de dopamine que chez les porteurs de la forme simple du gène22. Or, le cortex préfrontal est la zone du cerveau associée à la cognition, à l'expression de la personnalité, à la prise de décision et au comportement social20. Cette découverte renforce l’importance du rôle de la dopamine dans le cerveau"

Après quelques recherches, il semble que l'effet placebo aie été découvert bien plus tot que ce qui est évoqué par Brissonet :

La première utilisation expérimentale documentée d'un placebo date de 180010 : autour de 1795-1796, le médecin américain Elisha Perkins (en) invente les « tracteurs de Perkins », baguettes métalliques brevetées (car prétendument faites en un alliage original doté de pouvoirs de guérison) censées soulager toutes sortes de maladies (rhumatisme, maux de tête) en les passant sur les nerfs du corps atteints d'inflammations. Alors que Perkins présente ses baguettes à Londres, le médecin épidémiologiste John Haygarth (en) répète les expériences de Perkins sur des malades avec des baguettes métalliques et des baguettes en bois : il obtient des résultats identiques (quatre des cinq malades déclarent aller beaucoup mieux) avec les deux types de baguettes. Haygarth dévoile ainsi la supercherie et décrit l'effet placebo dans un ouvrage en 1800 qu'il sous-intitule De la curieuse influence de l'imagination sur les fonctions du corps humain11

Voila
en guise de conclusion, je dirai donc qu'il y a pas mal d'éléments explicables et expliqués dans l'effet placebo et qu'il serait bénéfique pour la science de les utiliser à la place de cette notion floue et creuse à laquelle ce sujet est consacré. Ce qui est écrit plus haut permet déjà d'avoir une compréhension importante du phénomène

Ce sujet est essentiellement une synthèse de l'article de Jean Brissonet
ddata.over-blog.com/xxxyyy/4/01/72/86/Placebo.pdf

dans une moindre mesure, quelques informations viennent aussi de la page wikipédia
fr.wikipedia.org/wiki/Effet_placebo

et également d'une critique de l'effet placebo écrite par Philippe Pignarre
www.recalcitrance.com/placebo.htm

Jérémy Royaux
 
Dernière édition: 07/10/15 à 00:15 Par Jerem.
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   05/08/13 à 11:32 #39201
Pandora
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 Re:Etat actuel des connaissances sur l'effet placebo
[double post ! =( ]
 
Dernière édition: 05/08/13 à 11:37 Par Pandora.
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   05/08/13 à 11:36 #39202
Pandora
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 Re:Etat actuel des connaissances sur l'effet placebo
Salut Jerem ! Merci pour ce résumé !

Je n'ai pas grand chose à dire sur l'historique...
Par contre quelque chose me fait sourire, un grand classique de science :

plusieurs chercheurs (Di Blasi et al., 2003, Miller et Kaptchuk, 2008) proposent d'utiliser le terme d'effet contextuel au lieu de celui de placebo.

Changer le nom de terme qui sont utilisés depuis des décennies pour rendre les choses "plus claires" est un truc que les scientifiques adorent, histoire de semer un peu plus de confusion =)

Bon blague à part...

Dopamine (je ne rentre pas ici dans les détails car je n'ai pas le niveau pour les comprendre).

La dopamine rend "heureux" pour faire simple. Ca paraît logique qu'elle puisse être impliquée dans l'effet placébo... heu contextuel... du coup.

Le gène en cause est le gène COMT (pour Catéchol-O-méthyltransférase). Il avait déjà été repéré dans le traitement de la douleur et de nombreuses affections (maladie de Parkinson) ainsi que dans le « comportement de confirmation de nouvelles informations selon nos croyances »20 ;
L’activation de ce gène modifie la production de dopamine (un neurotransmetteur qui est aussi une neurohormone, impliqué dans les circuits neuronaux de la récompense et de la douleur), semble-t-il via le contrôle d'un enzyme (Catéchol-O-méthyltransferase21). La dopamine participe aux voies neuronales impliquées dans l’anticipation (qui est en jeu dans l’effet placebo20).
Ce gène COMT conditionne ainsi l'ampleur de la réponse au placebo pour chaque individu ; certaines variantes de ce gène comprennent 2 copies de l’allèle « méthionine» (Met), 2 copies de l'allèle «valine» (Val), ou 1 copie de chaque. Le cortex préfrontal des personnes disposant de ces formes de ce gène semble produire 3 à 4 fois plus de dopamine que chez les porteurs de la forme simple du gène22. Or, le cortex préfrontal est la zone du cerveau associée à la cognition, à l'expression de la personnalité, à la prise de décision et au comportement social20. Cette découverte renforce l’importance du rôle de la dopamine dans le cerveau


Cette partie me rappelle quelques trucs.

La COMT est impliquées dans la dégradation de plusieurs Catécholamines, la mutation met/met diminue sa stabilité, elle est donc moins efficace et il y a plus de dopamine dans le cortex. Ce qui est intéressant c'est que d'autres études ont montrées que si l'on traite des personnes avec cette mutation avec des inhibiteurs de la COMT, on obtient un phénotype inverse à ce qui est attendu ! Ils sont moins sensible à l'effet Placébo ! Cela a été remarqué chez les patients atteints de Parkinson, qui déjà en déficit de dopamine, vont êtres traités avec de la Tolcapone qui limite l'efficacité de la COMT. Mais également dans d'autres types de pathologie plus liées à la "dépression". Il semble donc y avoir une sorte de seuil limite, un niveau ou les personnes sont plus sensibles à l'effet et si il est dépassé on perd cet effet.

De manière un peu ambigu les personnes ayant la mutation met/met de la COMT semblent plus sensibles à la douleur... Surprenant si l'on imagine que l'effet placébo est plus fort chez ces personnes. Il est clair que l'effet doit être complexe.

D'autres gène ont pu êtres liés à l'effet placébo, dépendant du métabolisme de la sérotonie cette fois ci. Ceci uniquement pour certaines pathologies, cela suggère que l'effet placébo pourrait être activé de manière différente, ce qui ne simplifie pas les choses.

www.jneurosci.org/content/28/49/i.full edit : lien vers l'étude qui ne s'était pas affiché !

en guise de conclusion, je dirai donc qu'il y a pas mal d'éléments explicables et expliqués dans l'effet placebo et qu'il serait bénéfique pour la science de les utiliser à la place de cette notion floue et creuse à laquelle ce sujet est consacré. Ce qui est écrit plus haut permet déjà d'avoir une compréhension importante du phénomène

Disons que c'est un raccourci un peu rapide, après il doit être difficile de différencier "l'effet Hawthorne" de "La régression à la moyenne" ou de "l'effet placébo/contextuel", et que cela n'importe pas forcément le résultats des études concernées, tout dépends de ce qu'elles cherche à mettre en évidence. Je pense qu'il est clair que la génétique/épigénétique à son mot à dire là dedans, et qu'il est fort probable, comme pour de nombreuses pathologie, qu'elle soit impliquée à 100% dans la sensibilité à cet effet.
 
Dernière édition: 05/08/13 à 11:43 Par Pandora.
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   05/08/13 à 11:42 #39204
Jerem
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 Re:Etat actuel des connaissances sur l'effet placebo
je ne commenterai pas sur la partie neuropsychologique mais merci pour tes commentaires

Concernant le remplacement de placebo par effet de contexte, c'est un détail effectivement
Ce qui est surtout important, c'est que toute une série d'effets plus précis ont été détaillés et testés puis validés par la recherche

Quand on met bout à bout tous ces effets cités dans l'article, on a déjà fameusement plus de précision sur ce qui se passe qu'en disant "c'est l'effet placebo"
 
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   05/08/13 à 18:10 #39219
Pandora
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 Re:Etat actuel des connaissances sur l'effet placebo
J'ajoute un joli article sur l'effet Placébo, et plus généralement sur la relation patient/médecin (en remontant aux origines les plus anciennes), ce qui traite aussi de l'effet Nocébo (l'appréhension du mal), de l'expression de la douleur, etc... Bon ça fait une bonne quinzaine de page et c'est en anglais, mais ça reste très clair et pas "hard science". Si vous avez du temps devant vous... =)

physrev.physiology.org/content/93/3/1207.full
 
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   05/08/13 à 20:37 #39223
Jerem
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 Etat des connaissances sur l'effet placebo: Jérémy Royaux
merci Pandora
je lirai quand j'ai le temps

Jérémy Royaux
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Dernière édition: 07/10/15 à 00:15 Par Jerem.
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   28/08/13 à 05:43 #39562
Abdu
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 Re:Etat actuel des connaissances sur l'effet placebo
Il y a tout de même une question importante à se poser.

Si cet effet permet de soigner.
Bien qu'il soit basé sur un mensonge, ne faut-il pas l'utiliser ?
 
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   28/08/13 à 07:05 #39563
yquemener
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 Re:Etat actuel des connaissances sur l'effet placebo
Au delà des opinions sur les bienfaits d'entretenir une croyance irrationnelle, il y a quand même un principe de médecin à rappeler : on ne peut imposer un traitement à un patient sans son consentement libre et éclairé. C'est un principe dont s'affranchissent les dentistes chaque fois qu'ils disent "vous sentirez rien" et les toubib quand ils prescrivent de l'aspirine à un hypocondriaque, mais ça reste un principe important.

Les médecins ne sont pas (et de ceux que je connais, ne veulent pas être) une élite chargée de décider de ce qui est bon pour chacun en nous maintenant dans l'ignorance pour des raisons d'efficacité. Si un patient a plus confiance dans les passes magnétiques que dans la médecine classique, c'est son problème, pas celui du médecin!

On pourrait dire qu'un médecin est une sorte de technicien chargé de nous aider à résoudre comme on le souhaite les problèmes de notre corps. Son travail ne va pas plus loin.

Note que j'ai déjà vu un médecin prescrire un placebo tout en respectant ce principe. À quelqu'un qui ne connaissait pas l'homéopathie et avait des problèmes d'angoisses (donc principalement psychologiques) : "Je peux vous prescrire de l'homéopathie. C'est des remèdes à base de plantes. C'est très léger mais ça marche assez bien contre l'angoisse. C'est des médicaments très surs, sans effets secondaires." Techniquement, tout était vrai, je l'ai trouvé très habile.
 
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   28/08/13 à 09:01 #39565
Pandora
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 Re:Etat actuel des connaissances sur l'effet placebo
Salut !

Si cet effet permet de soigner.
Bien qu'il soit basé sur un mensonge, ne faut-il pas l'utiliser ?


Il ne faut pas perdre de vu que l'effet placébo est basé sur l'acte médical (qui lui peut-être fondé sur une croyance comme l'homéopathie) et pas sur un mensonge. C'est le fait d'être prit en charge qui compte, les "vrais" médicament génèrent également l'effet placébo, c'est pour cela que toutes les études pharmacologiques utilisent un placébo comme contrôle, car il fait parti intrinsèque du traitement.

On pourrait dire qu'un médecin est une sorte de technicien chargé de nous aider à résoudre comme on le souhaite les problèmes de notre corps. Son travail ne va pas plus loin.

Et là je suis d'accord, si le médecin estime que des médicaments chimiques capable de modifier l'organisme et donc de provoquer éventuellement des désagréments peuvent être évités, pourquoi pas.
 
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   28/08/13 à 09:16 #39567
Abdu
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 Re:Etat actuel des connaissances sur l'effet placebo
Il y a donc bien un conflit si un médecin ne doit pas cacher la vérité ou éventuellement mentir quand bien même ce serait l'intérêt de la santé du patient.
 
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Modérateur: Bobby, Jerem
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