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5 à 8000 molécules différentes en France , est-ce assez ? -:) signifie que ce forum est verrouillé; pas de nouveaux messages possibles.
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SUJET: 5 à 8000 molécules différentes en France , est-ce assez ? -:)
   30/06/11 à 09:29 #24810
Dizangremel
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 5 à 8000 molécules différentes en France , est-ce assez ? -:)
Salut. Trop c'est trop !

Tiré de Impact-Santé .fr :

"Le Pr Bernard BEGAUD, pharmaco-épidémiologiste (Inserm, université Bordeaux), nous livre son analyse éclairée des mesures majeures du projet de réforme du système du médicament, tel que le ministre de la Santé l’a présenté le 23 juin.

Avant même de présenter les grands axes de sa réforme du médicament, Xavier Bertrand a déclaré « il y a trop de médicaments en France et trop de consommation ». Qu’en pensez-vous ?

Il y a 5 000 à 8 000 molécules différentes en France, correspondant à quelque 12 000 présentations différentes. Si nous ne sommes pas tout à fait les « champions » dans ce domaine, nous sommes dans le « top ten » des pays dans lequel il y a le plus de formes pharmaceutiques disponibles ! Nous sommes aussi de très gros consommateurs, cette consommation ayant longtemps été favorisée par des prix des médicaments plus bas qu’ailleurs. Il y a certes eu une petite diminution du nombre des molécules, en raison de retraits, disparitions… Mais cette baisse a été rattrapée par une augmentation des prix, de sorte que l’enveloppe monte toujours. C’est vrai : la France était un « pays de cocagne », où l’on a très longtemps prescrit sans arrière-pensée économique. On voit couramment en France, par exemple, des personnes âgées traitées par 15 molécules différentes – ce qu’on ne verrait pas du tout en Grande-Bretagne ! Il faudra changer les mentalités, ou bien obliger les prescripteurs, par des déremboursements, à se concentrer sur les molécules de base.

Quels sont les effets pervers de ce trop grand nombre de médicaments ?

Cette surabondance de produits peut aboutir à une surconsommation. De plus, elle complexifie la gestion des stocks et rend les remboursements très compliqués. Surtout, elle pose des problèmes de connaissance, de sécurité et de surveillance. Les médecins ne peuvent connaître les 5 000 à 8 000 à médicaments sur le marché. Même un pharmacologue ne connaît pas plus de 1000 médicaments différents, sur le plan de ses propriétés chimiques et pharmacologiques et de ses indications !

Et sur le plan économique ?

Ce nombre pléthorique de médicaments coûte plus cher à la collectivité. Pour faire face à la forte compétition, les firmes pharmaceutiques font davantage de promotion. Cela tend à augmenter les prescriptions, dans des indications pas toujours justifiées. Prenons l’exemple des psychotropes. Comme le marché classique des psychotiques est saturé – on ne va pas « inventer des fous » ! – les firmes vont chercher à ouvrir le marché. Les troubles bipolaires sont très bien équilibrés par le lithium, qui reste le produit de référence absolu – il n’est pas dangereux à condition d’être bien surveillé. Mais un laboratoire a vu là un marché pour un anti-psychotique, alors qu’il n’y avait pas de réel besoin. Certains patients atteints de troubles bipolaires qui étaient sous lithium ont vu ce traitement arrêté. A la place, ils ont été mis sous ce nouveau produit, pas plus efficace, beaucoup plus cher et qui peut être plus dangereux, en raison de ses effets métaboliques. D’où un coût supérieur pour l’Assurance maladie…

Quel serait, selon vous, le nombre de médicaments que l’on devrait garder ?

Globalement, je pense qu’on pourrait diviser au moins par deux, voire par trois le nombre de produits pharmaceutiques sur le marché. Dans chaque classe thérapeutique, il y a beaucoup trop de molécules. Prenons cette fois-ci l’exemple des anti-inflammatoires : cette classe compte 22 produits différents, mais on pourrait se contenter de 3 à 4 molécules. On en garderait deux à coup sûr : l’indometacine, produit très actif en dépit de ses effets secondaires, et l’ibuprofène, avec un très bon rapport bénéfices/risques. Les autres produits se tiennent à peu près : on parviendrait sans doute à les classer, mais il y aurait des contestations ! Deux ou trois sont nettement plus toxiques, avec un rapport bénéfices/risques moins bon : il faudrait les virer !

La collectivité ne prendra plus en charge les médicaments dont le SMR est insuffisant, a aussi déclaré Xavier Bertrand. Mais n’était-ce pas déjà censé être le cas ?

En théorie, oui. Mais pas toujours en pratique ! Il y a eu des exceptions qui ne doivent plus se produire. Le Mediator a été remboursé à 65% pendant 20 ans et jusqu’à la fin ! De nombreux produits plus utiles n’étaient remboursés qu’à 35%. En réalité, Xavier Bertrand fait ainsi passer un message politique à la Commission de transparence et au CEPS en disant : « il faut serrer la vis ! ». On assiste vraiment à la fin d’un monde. Rappelons que le SMR et l’AMSR sont déterminés par la Commission de transparence, aujourd’hui logée par la HAS. Le SMR sert normalement de critère au CEPS pour décider du remboursement ou non, et l’ASMR à fixer le prix.

Autre mesure prévue : peser sur l’Europe pour que les AMM européennes soient désormais accordées, quand cela est possible, en évaluant le nouveau produit par rapport à ce qui existe déjà. Qu’en pensez-vous ?

C’est une solution pour éviter la prolifération des produits similaires (« me too ») qui n’apportent rien ! Car si l’on avait appliqué la « clause du besoin », en n’autorisant des produits qu’en cas de réels besoins, on n’aurait pas eu autant de « me too » sur le marché ! Autrement dit, si l’on avait été plus sévères en disant « nous ne voulons pas des copies », cela aurait dynamisé la recherche de nouveaux produits. In fine, cela aurait été bénéfique pour les laboratoires eux-mêmes ! Au lieu de quoi, on s’est endormis en autorisant ces copies. Cette démarche française auprès de l’Europe a des chances d’être entendue. Il y a une phase de rejet qui dépasse très largement nos frontières. Le British Medical Journal (BMJ) a récemment qualifié l’EMEA de « passoire » ! Le Mediator est un épiphénomène d’un mal beaucoup plus profond. Il y a eu trop d’abus de la part de l’industrie pharmaceutique, trop de permissivité des agences, trop de conflits d’intérêt

Sur le plan de la pharmacovigilance, le ministre a souligné la possibilité de notification directe des effets indésirables par les patients…

C’était déjà possible. Mais avec le numéro vert inscrit sur les boîtes de médicaments, la réforme va tenter de renforcer cette source de notification par les patients. Aux Etats-Unis, une part très importante des notifications de la FDA provient de plaintes issues des patients. En France, cette part est totalement mineure, de l’ordre de 1%. Les malades sont évidemment les mieux placés pour savoir ce qui leur arrive, même si le médecin est indispensable pour décrire un effet indésirable très compliqué.

Dans son rapport récent, l’Igas propose de mettre les Centres Régionaux de Pharmacovigilance (CRP) dans les ARS, ou de mettre en place un numéro unique renvoyant à un grand Centre national. Y êtes-vous favorable ?

Non ! C’est le seul point des propositions du rapport de l’Igas que je désapprouve, même si Xavier Bertrand n’a pas tranché sur ce point. Ce serait un retour en arrière pour les CRP, que nos voisins ont copié. Certes, les CRP ne sont pas encore assez ouverts aux médecins généralistes ou aux patients, mais ils offrent une proximité, une médicalisation possible.

Concernant la délicate question de l’expertise, la réforme prévoit un renforcement des capacités d’expertise interne des agences sanitaires…

S’il y a une réforme majeure absolue, c’est bien celle-là ! Je me suis battu pour le renforcement de l’expertise interne des agences sanitaires. Celles-ci ont aujourd’hui des capacités d’expertise interne très faibles. Face à la « dictature des experts » amenés par l’industrie, les agences ne peuvent aujourd’hui lutter à armes égales. Il faut que les agences recrutent tout de suite plusieurs dizaines d’experts de très haut niveau. Cela va certes coûter cher. La mise en place d’une expertise interne musclée des agences équivaudrait à 0,5% de l’enveloppe remboursée par l’Assurance maladie pour les médicaments. Mais ces experts de haut niveau vont générer des économies !

Quel type d’experts faudrait-il recruter au sein des agences ?

Il faudrait selon moi faire appel à des experts internes rompus à la méthodologie des essais cliniques et aux études de pharmaco-épidémiologie. Cela n’empêchera pas les agences de faire aussi appel à des experts externes de différentes spécialités, en cardiologie, rhumatologie, cancérologie, dont les liens d’intérêt sont par ailleurs connus…

Quid de la rémunération de ces experts ?

Ce qui est scandaleux en France, c’est que les experts externes auprès des agences sanitaires, qui consacrent parfois jusqu’à un quart de leur temps de travail à l’expertise, ne touchent absolument rien ! D’où ma démission de l’Afssaps en 2000. Si l’on veut des experts disponibles pour ces agences, qui ne soient pas aussi des « agents doubles » travaillant pour des firmes, il faut les rétribuer en conséquence, sur une base tarifaire fixée. Payer ces experts, c’est la seule façon de les rendre indépendants ! Pour les experts auprès des industriels, il existe des tarifs internationaux. J’ai milité pour un groupe de travail regroupant des représentants du LEEM, des experts et des agences sanitaires pour déterminer la base d’une juste rémunération, et pour que cette base soit publique. Il faut aussi distinguer les rémunérations touchées à titre personnel, des fonds touchés pour le compte d’un service ou d’une unité de recherche.

Quid du statut de ces experts ?

Les PU-PH n’ont le droit d’exercer une activité libérale déclarée que dans un cadre très strict. Le gouvernement Fillon a récemment introduit le statut d’auto-entrepreneur. Certains PU-PH ont pris ce statut d’auto-entrepreneur, qui limité à 30 000 euros par an les fonds touchés à titre libéral. Avec la déclaration publique d’intérêts (DPI) obligatoire, on risque d’avoir des surprises ! Certains PU-PH, en effet, touchent aujourd’hui beaucoup plus, à titre personnel, que ce que la loi leur permet. Certains d’entre eux, salariés de la fonction publique, se font de véritables fortunes, et c’est absolument scandaleux. Tous les experts ne sont pas corrompus, ça ne touche peut-être que 10% à 20% d’entre eux. Mais cette réforme assainira ces pratiques, et c’est une très bonne chose. "
 
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   30/06/11 à 13:55 #24819
sananda
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 Re:5 à 8000 molécules différentes en France , est-ce assez ? -:)
On voit couramment en France, par exemple, des personnes âgées traitées par 15 molécules différentes – ce qu’on ne verrait pas du tout en Grande-Bretagne ! Il faudra changer les mentalités, ou bien obliger les prescripteurs, par des déremboursements, à se concentrer sur les molécules de base.
Effectivement, dans certains pays – et j’ai une bonne expérience de l’Allemagne – les médecins sont très réticents à prescrire des médicaments. Mais cela provient également du fait, qu’ils sont sanctionnés financièrement, dès lors qu’ils dépassent leurs quottas.
Cela peut se retourner contre le patient, qui pourrait vraiment en avoir besoin. On constate souvent, que les médecins prescrivent largement plus en début de trimestre.
C’est l’effet pervers inverse !

Faut souligner, par la même occasion, que l’industrie pharma se rattrape par les prix pratiqués. Il ne faut pas s’étonner, qu’un médicament coute trois fois plus cher en Allemagne qu’en France.

Autre mesure prévue : peser sur l’Europe pour que les AMM européennes soient désormais accordées, quand cela est possible, en évaluant le nouveau produit par rapport à ce qui existe déjà. Qu’en pensez-vous ?
Tout cela va dans le bon sens. Si on exige à l’industrie pharma de prouver, qu’un nouveau médicament est réellement plus efficace, le nombre de médocs et de molécules sur le marché diminuerait. Par la même occasion, on ne pourrait plus soutirer un prix exorbitant pour une molécule pseudo nouvelle, qui est sur le point de devenir un générique.
 
"Heureux les ignorants car s'ils cherchent ils trouveront. Quant à ceux qui croient tout savoir, en ne cherchant plus, ils se complaisent dans leur ignorance"
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   30/06/11 à 22:26 #24840
estula
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 Re:5 à 8000 molécules différentes en France , est-ce assez ? -:)
Salut,

Au delà des points soulevés par Bernard Begaud, je pense que l'un des points non évoqués est celui des visiteurs médicaux. Le système même des visiteurs médicaux est un incitateur énorme à prescrire.
Je crois que ça a été évoqué soit dans le rapport de l'IGAS, soit dans les propos du ministre. Mais je suis, hélas, persuadé que rien ne sera fait pour supprimer cette pratique, tant elle est à la base des revenus des laboratoires. Et quand on sait que ces labo consacrent plus d'argent au marketing qu'à la recherche, on peut se poser des questions !

René
 
Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent. (André Gide, Journal)
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   01/07/11 à 09:48 #24859
Poulpeman
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 Re:5 à 8000 molécules différentes en France , est-ce assez ? -:)
Salut à tous,

Globalement je suis d'accord avec Estula : il faudrait surtout viser l'excès de marketing effectué par les firmes.
D'un autre côté, c'est une question de mentalité : les médecins ont la prescription facile en France. On peut agir là dessus aussi.
Par contre, je crois qu'il faut bien séparer "nombre de médicaments sur le marché" et "forte consommation". Je pense que les deux sont en fait assez peu liés.

Dizangremel écrit:

Globalement, je pense qu’on pourrait diviser au moins par deux, voire par trois le nombre de produits pharmaceutiques sur le marché. Dans chaque classe thérapeutique, il y a beaucoup trop de molécules. Prenons cette fois-ci l’exemple des anti-inflammatoires : cette classe compte 22 produits différents, mais on pourrait se contenter de 3 à 4 molécules.

Je ne pense pas. Je crois au contraire qu’avoir un grand nombre de médicaments est une bonne chose. Pour reprendre ton exemple des anti-inflammatoires, ça permet d’ajuster la puissance du traitement ou de limiter les effets secondaires. Vu que chaque patient répond différemment à une molécule donnée, en cas de mauvaise tolérance d’un médicament, on peut facilement en proposer un autre qui sera peut-être mieux toléré, ou encore un autre, etc.
On pourrait sûrement limiter un peu le nombre de médicaments, mais on prend le risque de perdre un certain confort thérapeutique.

Amha, si on veut réduire la consommation de médicaments en France, il faut avant tout sensibiliser les prescripteurs à la faible utilité et aux risques de certaines prescriptions, et limiter substantiellement le matraquage marketing de l’industrie pharmaceutique.

Poulpeman
 
Si Dieu existait, il faudrait s'en débarrasser. (Michel Bakounine)
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   01/07/11 à 10:59 #24861
sananda
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 Re:5 à 8000 molécules différentes en France , est-ce assez ? -:)
Je ne pense pas. Je crois au contraire qu’avoir un grand nombre de médicaments est une bonne chose. Pour reprendre ton exemple des anti-inflammatoires, ça permet d’ajuster la puissance du traitement ou de limiter les effets secondaires. Vu que chaque patient répond différemment à une molécule donnée, en cas de mauvaise tolérance d’un médicament, on peut facilement en proposer un autre qui sera peut-être mieux toléré, ou encore un autre, etc.
Sur le principe, vous avez raison. Mais faudrait pas que les molécules d'un même groupe fassent double emploi.
 
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   02/07/11 à 15:28 #24876
ecolosceptique
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 Re:5 à 8000 molécules différentes en France , est-ce assez ? -:)
Autant de véhicule différents, est-ce raisonnable ?
3 ou 4 devraient suffire. Blancs ou clairs, les autres, moins visibles, sont plus risqués et donc nous coutent plus chères.
Et autant de 2 roues ? Idem.
Et autant de téléphones portables,de banques,d'ordinateurs, de télévisions, etc ....?

Il faut simplifier tout ça.
 
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   03/07/11 à 09:39 #24879
estula
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 Re:5 à 8000 molécules différentes en France , est-ce assez ? -:)
Salut,

Comme au bon vieux temps du communisme : un modèle de voiture (réservé aux huiles du parti), un modèle de vélo (pour le peuple), et le téléphone, c'est subversif, donc niet !
Pas belle la vie ?
 
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   03/07/11 à 15:44 #24883
ecolosceptique
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 Re:5 à 8000 molécules différentes en France , est-ce assez ? -:)
On s'est compris.
 
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