M51M51 écrit:
Je crains de briser le consensus concernant ce papier de M Deguillaume que je trouve pour ma part orienté et fort peu objectif sur la problématique OVNI et l’hypothèse extraterrestre. Je ne sais pas si l’auteur prendra connaissance de ces critiques mais je sens que je ne vais pas m’attirer beaucoup d’amis ici. Qu’importe, le principe de ce forum n’est-il pas d’échanger des points de vue ?
Félicitations ! Vous êtes le premier, à ma connaissance, à citer mon papier sans vous contenter de faire une sorte de "psychanalyse" sur mes prétendues "frustrations" de croyant repenti. L'ufologie française progresse.
Le problème ne se pose pas en terme de croyance mais il s’agit plutôt de savoir si nos systèmes de croyances ( je généralise volontairement car il me semble que nous sommes tous englués dans ceux-ci. Une porte de sortie ne consisterait-elle pas à en prendre conscience ?) sont aptes à penser l’inconnu et/ou l’altérité.
Tout ceci n'est valable que si l'on part du principe que le phénomène ovni est inconnu ou autre. C'est donc déjà formuler une conclusion avant d'avoir examiner les faits. Partant de là , il me sera difficile de ne pas trouver l'ensemble de votre discours aussi partisan que vous trouvez le mien. Rassurez-vous, le monde est assez grand pour nous deux.
Dois-je considérer ceci comme un argument d’autorité en suivant la logique « Nemrodienne »?
Je ne sais pas vraiment ce qu'est la logique "nemrodienne". Je sais en revanche que Nemrod34 est un bouc émissaire commode pour la prétendue "communauté ufologique" française.
Tout ce que j'écris, c'est que j'ai fait un peu de méthodologie scientifique et d'épistémologie dans mon cursus. Pas d'argument d'autorité ici, juste l'explication d'une prise de conscience de ma part.
En quoi la méthode que vous utilisez vous permet-elle d’être certain de cheminer vers la vérité et de ne pas être victime finalement d’un dogme teinté de « scientificité » si je peux employer ce néologisme ?
Cette méthode est certainement imparfaite, mais c'est la meilleure que nous avons. Sauf pour les post-modernes - mais c'est parce que, vous comprenez, pour, il y a plusieurs vérités pour une même chose.
Parfois dans les messages les plus à l’ouest on retrouve d’étranges affirmations qui font sens. Un exemple donné en annexe 1 qui est, après analyse, moins pitreries qu’il n’y parait au premier abord. Nos visiteurs auraient-ils le sens de l’humour ?
Je l'ai toujours dit : la frontière entre la profondeur et la vacuité est plus floue qu'il n'y paraît.
Est-ce un gage de vérité ou simplement la mesure de la conformité avec vos opinions et votre système de croyances ?
Oh, moi qui croyait échapper à la psychanalyse, finalement, on y revient...
de la méthode scientifique que constitue la zététique
Merci de m’indiquer les publications scientifiques décrivant cette nouvelle méthode d’appréhender le monde. A ma connaissance la zététique n’est pas breveté « science » et j’aurai tendance à dire qu’elle est plutôt à la science ce que le Mac Donald est à la gastronomie.
Qu'est-ce que je devrais dire des gens qui se payent le culot de faire des citations tronquées pour leur donner un tout autre sens que celui qu'elles ont à l'origine ? Eh bien, que c'est un peu le Kentucky Fried Chicken de l'argumentaire : c'est un peu comme le MacDo, mais en plus dégueulasse.
En l'occurrence, ma phrase complète était "L'ufologie étant un domaine vaste et complexe, l'outil de vulgarisation de la méthode scientifique que constitue la zététique y trouvera un terrain d'essai pour le moins stimulant."
En d'autres termes, j'y parle de la zététique comme outil de vulgarisation de la méthode scientifique, pas comme d'une méthode scientifique. C'est très différent.
Alors la prochaine fois que vous essayez de trtavestir le discours que vous voulez critiquer pour le faire plus facilement (argument de l'homme de paille ou "strawman"), essayez de le faire plus intelligemment : ne vous y livrez pas sous le nez de l'auteur ! Parce que figurez-vous que contrairement à ce que vous pensez, il est suffisamment intelligent pour se rappeler de ce qu'il a écrit.
Diffusé en France à partir de la fin des années 1970, le « modèle réductionniste composite » s’avère fort pertinent dans cette optique,
Une méthodologie zète !
Deux choses. Non, en fait, trois.
1. Je ne sais pas ce qu'est une "méthodologie zète".
2. Le modèle réductionniste composite n'est pas une méthodologie mais... un modèle, comme son nom l'indique.
3. Il est fort probable que lorsqu'il a écrit
Et si les ovnis n'existaient pas ? en 1977, Michel Monnerie ne savait pas ce qu'étaient ces "zètes" que vous semblez tant aimer.
Plutôt que d’essayer de déterminer le vrai du faux avec une méthode partisane, ne serait-il pas plutôt pertinent de considérer l’ensemble de ces phénomènes comme l’expression d’un inconnu qui se trouve au-delà de nos systèmes de croyances.
Comme je vous l'ai dit, c'est déjà se prononcer a priori sur la nature de ces phénomènes, en postulant d'office qu'ils reflètent un inconnu - et donc en éliminant arbitrairement la possibilité qu'il puisse s'agit d'un ensemble de phénomènes connus mal interprétés.
Alors après, vous pouvez invoquer toutes les grilles de lecture que vous voudrez, ça ne changera rien au fait que vous n'envisagez pas toutes les possibilités.
Vous qui avez fait des études d’histoire, vous devriez savoir qu’il y a un exemple réel à cette affaire et elle s’appelle le « black swan » , l’équivalent pour les anglo-saxons de notre dicton « quand les poules auront des dents », comme par exemple « quand les poules auront des dents, les extraterrestres visiteront la planète Terre. »
Ce dicton du 17 ième siècle était basé sur le présupposé que tous les cygnes étaient blancs, présupposé basé sur l’observation et la sagesse populaire. Dans ce contexte, un cygne noir était quelque chose d’impossible et ne pouvait pas exister. Et bien il se trouve que durant le XVIII siècle on trouva, dans l’ouest de l’Australie, de vrais cygnes noirs !
Là , vous vous tirez une balle dans le pied. Je ne dis pas qu'il est impossible que les corbeaux blancs existent - tout comme je ne dis pas qu'il est impossible que nous soyons visités par des extraterrestres se manifestant par le biais des ovnis. Je dis simplemernt qu cela demande à être prouvé, et qu'à l'heure actuelle ce n'est pas le cas. Si cela l'était d'ailleurs, nous ne serions pas en train d'en débattre à deux heures et demie du matin sur un obscur forum Internet.
Le problème, c'est que votre contre-exemple n'en est pas un, puisque preuve a été apportée de l'existence de ces cygnes noirs - alors que pour les ovnis, on attend toujours. C'est comme ça que fonctionne la science : elle se révise en fonction des éléments à disposition. En contrepartie, elle ne se révisera pas parce que le premier internaute venu à arbitrairement décidé que le phénomène ovni était un "inconnu" qu'on ne devait pas chercher à expliquer autrement que par l'extraordinaire.
Le jour où il sera démontré que les ovnis sont l'oeuvre d'une intelligence extraterrestre, je changerai d'avis à leur sujet. C'est aussi simple que ça. Pour l'heure, tout ce que j'ai vu de la question m'incite à penser le contraire. Qu'est-ce que j'y peux ?
En gros, Nassin utilise cet affaire de Black Swan pour expliquer l’existence et l’occurrence d’évènements rares, très difficiles à prévoir, ayant un impact majeur sur le monde et qui sont au-delà de nos référentiels.
Comme je l'ai écrit dans mon article, tout est possible. Mais ce qui est possible n'est pas prouvé d'office. Ce qui s'est produit pour le cygne noir se produira peut-être pour les ovnis.
Ou pas.
Cela me fait penser au pari pascalien dans un autre domaine. Il est certain qu’avec ce type de raisonnement, on ne va pas bien loin. Il serait à mon sens plus judicieux de formuler ainsi :
Soit l’ensemble (cadre de discernement), fini ou non représentant les réponses possibles à la question « les corbeaux blancs existent-ils ? ». La vraie réponse à cette question se trouve t’elle appartenir à cet ensemble (hypothèse d’un monde fermé) ou en dehors de celui-ci (monde ouvert) ?
Une autre approche que je trouve particulièrement pertinente est celle du philosophe Jean-Luc Marion et son récent ouvrage sur les certitudes négatives.
J'ai toujours préféré le pragmatisme à la philosophie. Chacun son truc. Il y a les trucs qu'on imagine, et les trucs qu'on vérifie. J'ai opté pour les seconds.
Après, le philosophe que vous citez ne fait qu'enfoncer une porte ouverte : il démontre qu'il est impossible de prouver une inexistence (certitude négative). Ainsi, je ne peux dire que "les extraterrestres n'existent pas jusqu'à preuve du contraire". Preuve du contraire viendra un jour. Peut-être. Ou pas.
Eh bien, au cas où cela vous aurait échappé, je ne dis pas autre chose.
Comme vous vous intéressez à l’épistémologie, je vous suggère de prendre connaissance du livre de Mme Miora Mugur-Schächter sur l’infra mécanique quantique. Vous découvrirez notamment que cette affaire de reproductibilité est un trompe l’œil épistémologique !
Merci du conseil. Je me rends compte que j'ai commis une erreur sémantique dans mon texte : j'aurais parler de vérifiabilité plutôt que de réfutabilité. Enfin, peu importe. Il y aura toujours quelqu'un à qui le fait d'envisager des explications prosaïques déplaira.
Peut-être, mais ce ne sont pas les seules à faire appel à des hypothèses très coûteuses. Passez en revue la théorie des cordes ou celles du big bang et vous découvrirez des hypothèses qui sont dignes de la croyance au père Noël ou à Santa Claus et qui mériteraient un bon coup de rasoir d’Occam ! Cela ne peut donc pas constituer un argument pertinent.
Ce pourrait être une remarque intéressante... si vous ne mélangiez pas théorie scientifique et hypothèse scientifique (indice : le big bang et la théorie des cordes ne sont pas dans la même catégorie - et encore, j'ai doute pour le big bang, mais je ne suis pas physicien).
De ce principe en découle un autre : « une affirmation extraordinaire requiert une preuve extraordinaire ».
Pure logique zète qui n’a rien de scientifique !
Logique tout court. J'explique cela dans mon texte - mais curieusement, vous n'en faites pas mention.
Pour paraphraser ce que j'écrivais plus haut -
bis repetita placent aussi - les connaissances scientifiques se révisent, mais seulement si elles ont une bonne raison de le faire. Et plus grosse et la révision, plus grosses devront être les raisons.
[quote][quote]Prenons l’exemple de la « photo surprise » de Bar-sur-Loup (Alpes-Maritimes), prise en 2006 :[/quote}
Et l’OVNI de Trifouilly-les-oies ? Vous n’avez pas un exemple plus pertinent[/quote]
Non, celui de Bar-sur-Loup est très bien, je vous remercie.
Oserais-je écrire que je reconnais là une tendance courante chez l'ufologue, celui de recourir à la saturation - c'est-à -dire d'accabler le contradicteur de plus de cas (qui peuvent être plus inintéressants les uns que les autres, peu importe) qu'il ne pourra en vérifier ? Ca aide à oublier la banalité de ceux qu'on peut vérifier, et ça permet d'entretenir l'envie d'y croire - vous savez, ce truc dont je me suis débarrassé.
ce ne sont pourtant pas les cas qui manquent :
www.anakinovni.org/
Vu le site, c'était du second degré, je suppose ?
Mais il n’y a pas que le terme OVNI qui est dans ce cas et je vous invite à vous interroger sur la plupart des termes que vous employez et par exemple de les vérifier/contrôler avec un dictionnaire du siècle dernier. Le problème c’est que nous ne sommes pas forcément conscients de ces évolutions.
Mais figurez-vous que je le fais plus souvent que vous ne l'imaginez. Je l'ai fait avec "scepticisme" et "zététique", notamment. C'est à cette occasion que j'ai découvert combien ces mots avaient été calomniés - je n'écrirai pas par qui, vous vous reconnaîtrez bien tout seul.
A propos de cet organisme et pour économiser l’argent du contribuable, je proposerais la solution indiquée en annexe 2.
Soit vous avez un grand sens de l'humour - quoiqu'un peu éculé dans un contexte ufologique - soit vous êtes assez mal renseigné sur le GEIPAN et les opinions qui y sont professées. Vous devriez lire
Les OVNI du CNES de David Rossoni, Eric Maillot et moi-même.
Vous n’avez pas plus alambiqué comme définition?
J'avais plus simple, mais un ufologue m'a fait remarquer un jour que c'était trop restrictif. Faudrait savoir.
Certes, les noms provoquent des inférences et cela est valable non seulement pour le mot OVNI, mais pour toutes les désignations. La problématique ne vient pas tant du nom ou de l’étiquette que l’on colle (la carte n’est pas le territoire) mais bien plutôt dans la disposition d’esprit avec laquelle on va aborder cette étude. Pourquoi ne pas appeler cet OVNI un « étant » dont l’« être » échappe à nos représentations actuelles.
Désolé, je ne goûte guère le vocabulaire post-moderne. Je fais partie de ces gens qui appellent un ballon un "ballon", et non un "référentiel sphérique".
Ne faut-il pas passer tout le dossier UFO à la moulinette de la théorie de l’évidence ou du modèle mathématique des indications développé par Kohlas et Monney ? Cela permettrait certainement de sortir de cette ornière de la croyance et de ce placebo « sociopsychologique ».
Exemple intéressant, mais qui ne s'applique pas à ce que j'écris dans mon texte - où le degré de probabilité des diverses hypothèses envisageables pour expliquer le phénomène ovni se base sur des connaissances objectives, et non sur un arbitraire subjective.
Au passage : je supporte beaucoup plus d'incertitudes que vos citations (c'est toujours classe de citer Kant, mais ça ne rend pas plus pertinent ce qu'on raconte) ne le laissent entendre. La preuve : j'estime que les extraterrestres n'existent pas jusqu'à preuve du contraire. On peut difficilement faire moins sûr !
Si seulement cette méthode était utilisée au pied de la lettre par toutes les personnes qui s’intéressent au sujet OVNI, y compris les zètes, cela provoquerait peut-être un changement de paradigme…
Mais pourquoi vouloir changer de paradigme ici ? Cela n'équivaut-il pas à changer les règles du jeu parce que le résultat de la partie ne nous convient pas ? Pourquoi n'êtes-vous pas capable simplement d'envisager (je ne dis pas accepter) que le phénomène ovni puisse ne rien recéler d'exotique ou de nouveau ? C'est si difficile ?
Alors la limite du tétraèdre lorsque la taille tend vers 0 converge-t-elle vers le point d’interrogation d’un inconnu qui refuse à s’expliquer par une telle mascarade ou le point d’exclamation de la démonstration de la démarche zète du « circulez, il n’y à rien à voir ? » En poussant votre raisonnement à l’absurde on pourrait s’interroger sur l’objectivité de l’enquêteur et de construire un tétraèdre de la « vérité » ou de la probité où l’un des axes serait l’aspect physiologique, psychologique de l’enquêteur, un autre son environnement psychosocial, un autre sa façon de mener l’enquête et un quatrième les instruments utilisés pour mener celle-ci.
C'est souvent intéressant à faire en ufologie, en effet. La façon dont les enquêteurs projettent leurs attentes (d'extraterrestres) sur les témoins et leurs récits est fréquemment des plus édifiantes.
Quoi qu'il en soit, l'objet de cette méthodologie est justement de débarrasser aussi l'enquêteur de sa propre subjectivité, en lui donnant... eh bien, justement, une méthodologie que la plupart des ufologues n'ont pas. Je n'y peux rien si vous ne l'avez pas compris - ce que votre remarque suivante semble démontrer clairement.
Je vous laisse devinez la signification lorsque la taille du tétraèdre tend vers la nullité.
Quand le tétraèdre tend vers la "nullité" (petite taille), c'est que l'on se rapproche de la réalité objective observée par le témoin.
Mais bon, vous allez me dire que c'est de l'humour.
Affirmation gratuite. Vous semblez complètement passer à la trappe la compétence métier. Les témoignages n’ont pas tous la même valeur sous cet angle.
Mon affirmation n'est pas gratuite. À vous lire, on jurerait qu'il n'y a jamais d'accident aérien à cause d'erreurs humaines. Un pilote est certes formé à estimer les tailles et les distances... mais c'est à partir d'objet qu'il connaît. Cela ne peut donc s'appliquer, par définition, à un ovni.
…ou un astronaute confirmé que l’objet qu’il a aperçu était en fait un étage largué du lanceur qui l’a mis en orbite.
Tant qu'à faire, vous pouvez leur demander ce qu'ils ont pensé initialement des "lucioles", ces mystérieuses lumières qu'ils n'arrivaient pas à identifier, avant de finir par s'apercevoir qu'il s'agissait de cristaux de glace.
En appliquant votre principe à la lettre, il n’y aurait plus de science.
Vous faites erreur, et pas qu'un peu. Quand Tombaugh a découvert Pluton, certains n'ont pas manqué de vouloir vérifier ce qu'il disait. Et là , miracle : ils ont tous vu Pluton, parce que Pluton est là , dans le ciel.
Alors qu'avec les ovnis, quand on veut vérifier, soit on ne peut pas, soit il n'y a rien d'intéressant.
Et en quoi ce rapprochement permettrait-il de décider qu’il s’agit d’une méprise et que cette méprise est l’explication du phénomène ? Je vois plus là une démarche visant à « rassurer » l’enquêteur qu’à vraiment se pencher de façon rationnelle sur l’enquête d’un inconnu. Si cette piste n’est pas à négliger, elle ne doit pas constituer l’explication tarte à la crème que l’on colle sur chaque phénomène bizarre au même titre que la planète vénus, les gaz des marais, l’étage de la fusée machin, le météore, etc.
Non, mais elle doit être vérifiée. Et si elle est étayée et colle aux faits, il n'y a pas besoin de chercher plus loin. Si une autre explication prétend rendre compte du phénomène rapporté, il devra en toute logique être étayé en conséquence.
Il n'y a pas ici d'explication "tarte à la crème", mais juste une hypothèse validée par la vérification des faits - suffisamment en regard de sa plausibilité antérieure.
Parler ainsi des explications prosaïques aux observations d'ovnis, c'est afficher un souverain mépris envers les rares enquêteurs sérieux du milieu ufologique. C'est accessoirement, se boucher les oreilles en chantant "lalalalala ! j'entends pas !" pour mieux continuer à croire à "l'inconnu".
Mais alors pourquoi finalement y a t’il a si peu de cas s’il y avait tant de stimuli ufogènes ?
Ce n'est pas ce que prétend généralement la littérature ufologique. À l'en croire, il y aurait des millions de cas de par le monde. Là encore, faudrait savoir.
Lisons l’argumentation de ce sceptique cité en référence :
We live in the age of space. Is it not natural that beings from outer space should exhibit an interest in us? But, when we consider that these beings -- if indeed they are beings -- have been bugging us for centuries, why should one not have landed and shown himself to the President of the United States, to a member of the National Academy of Sciences, or at least to some member of Congress?
Résumons l’argumentation, parce que les extraterrestres n’ont pas encore atterri à la maison blanche, ils ne peuvent exister. Une logique implacable…
Logique qui n'est pas la mienne. Citer une phrase de quelqu'un n'est pas endosser toute son oeuvre, que je sache.
En le prenant au mot on pourrait se demander alors ce qu’il s’est réellement passé les 19-20 juillet et 26-27 juillet 1952.
en.wikipedia.org/wiki/1952_Washington_D.C._UFO_incident
Sans doute des inversions de température…
Cela se pourrait. Au moins un des pilotes impliqués a reconnu lui-même s'être trompé sur ce qu'il a observé (tout expert infaillible que, dans votre logique, il était censé être - un peu comme le pilote qui a observé des ovnis à l'île d'Yeu récemment, et a admis l'explication "lantene thaïlandaise" comme correspondant à ce qu'il avait vu). L'examen détaillé des apparentes corrélations radar-visuel a révélé qu'elles n'en étaient pas. Lisez
Face aux soucoupes volantes de Ruppelt. De surcroît, comment se fait-il que ces cas si "impressionnants" aient tous eu lieu à une époque où le radar était une technologie relativement nouvelle, et qu'il n'y en a plus maintenant, où le radar est bien mieux maîtrisé ? Bonne question, hein. Mais peut-être que la réponse vous effraierait quelque peu.
Et donc pour ces cas on fait quoi ? On les met au frigo en disant que l’on n’arrive pas à les expliquer parce qu’il manque des données ou les élimine t’on dès le départ pour éviter d’être embêté? En science un seul exemple suffit pour démentir une théorie
Un cas "inexpliqué" n'est pas suffisant pour invalider le modèle réductionniste composite. Prétendre le contraire, c'est juste jouer de l'argument d'ignorance : "on ne sait pas, donc c'est extraterrestre". Non. Il peut y avoir beaucoup d'autres causes possibles à cette absence d'explications.
Que ça vous plaise ou non, un cas inexploitable ne prouvera jamais rien si on ne peut pas le vérifier par manque de données. C'est d'ailleurs très gênant pour les ufologues, ce genre de cas sans grand intérêt, parce qu'il y en a beaucoup. Ce n'est pas un hasard si dan son livre
Phénomènes aérospatiaux non identifiés, un défi à la science, Yves Sillard s'efforce de s'en débarrasser en les excluant du corpus.
et dans ce cadre je souhaiterais vivement avoir votre opinion et l’application de vos théories sur le cas de l’hexaréacteur Boeing RB-47H Stratojet "Lacy 17" où le 17 juillet 1957 pendant plus de 2 heures au cours d’un déplacement de plus de 1200 km, des observations visuelles directes répétées d’un phénomène par 3 personnes qualifiées dans le cockpit, pilotes et navigateur expérimentés plusieurs détections radar, au sol et dans l’avion, plusieurs mesures en radiogoniométrie de 2 systèmes ELINT gérés par 3 officiers qualifiés dans la soute et détection de micro-ondes pulsées d’une fréquence de 2,995 GHz à 3 GHz, avec une largeur d'impulsion de 2,0 microsecondes et une fréquence de répétition d'impulsion de 600 Hz.
Je n'ai pas coutume d'avoir une opinion sur ce que je ne connais pas. Néanmoins, plusieurs choses sentent l'esbrouffe et me poussent à passer mon chemin :
- votre abus manifeste de
techno babble. C'est bien pour impressionner le profane, mais moi, ça me laisse froid. Qu'est-ce que vous espérez ? Rendre le contenu du cas plus impressionnant ? C'est sûr que si je dis "trois humains dans un avion ont rapporté des signaux non identifiés sur leurs écrans radar", ça en jette un peu moins.
- c'est aux USA. Comme c'est commode ! Pour nous autres internautes français, vérifier va être un peu plus délicat. Pourquoi on n'a rien, nous, en France ? On pue ? Ou est-ce juste parce que l'extraterrestre est plus vert ailleurs, comme le dit Eric Maillot ?
- le pompon : ça a 53 ans ! Même avec la meilleure volonté du monde, là c'est sûr, on ne vérifiera rien du tout. Et puis comme c'est curieux : un cas radar-visuel qui se passe à peine 20 ans après l'apparition des premiers radars opérationnels. Pourquoi il n'y en a plus maintenant ?
- la répétition
ad nauseam : vous avez expliqué un cas, vils sceptiques ? Qu'à cela ne tienne ,: au lieu de me poser des questions, je vais continuer à vous en envoyer d'autres, plus que vous ne pourrez en étudier - parce qu'étudier un cas sérieusement est plus long que de dénicher un "inexpliqué" chez le premier webufologue venu.
Alors je vais vous dire mon opinion sur "votre" cas : je ne sais pas.
Ne criez pas victoire trop vite. Il faut plus qu'un résidu marginal "d'inexpliqués" (sur lesquels, d'ailleurs, les ufologues sont infoutus d'arriver à un consensus - plutôt curieux ça) pour mettre en défaut le modèle réductionniste composite. Ceux qui ont pris la peine de lire Monnerie et d'autres "zètes", comme vous le dites avec mépris (et ignorance, accessoirement), et surtout de faire l'effort de le comprendre, le savent bien. Car les "inexpliqués", c'est l'arbre qui cache la forêt : une immense majorité de cas expliqués, dont les caractéristiques ne sont pas différentes des "inexpliqués".
Or, comme on l’a vu, la plausibilité antérieure (ou vraisemblance) de l’hypothèse extraterrestre est faible : elle remet en cause nombre de nos connaissances actuelles sur l’univers et fait intervenir beaucoup d’inconnues et de conditions dans sa formulation.
Cela c’est votre point de vue et vous êtes loin de l’avoir démontré.
Non non, c'est un fait. Lire mon article plus attentivement.
Une théorie produite par des zètes ! Cela confère t’il à cette théorie un quelconque degré de validité pour déterminer la vérité ? Ou comment nier les observables ! C’est peu convainquant.
Comme je l'ai déjà écrit, Monnerie écrit en 1977. Je ne suis même pas sûr qu'il ait déjà entendu le mot "zététique" à cette époque.
Aussi lui préfère-t-on parfois un autre nom, celui de « modèle réductionniste composite ». Il est en effet plus adéquat sémantiquement :
Encore une invention zète. Décidément, ne faudrait-il pas diversifier les sources pour donner un peu de crédibilité à vos propos ? L’autoréférencement n’est pas un gage de vérité.
Ce serait difficile : avec vous, tous ceux qui défendent une explication prosaïque au phénomène ovni sont des "zètes".
Je vous engage fermement à appliquer ces belles paroles et à commencer par vous interroger sur le système de croyances zète.
Amen ! J'aimerais pouvoir vous dire qu'on ne me l'a jamais faite. Mais franchement, vous manquez d'originalité.
Au lieu d'essayer de passer pour un esprit éclairé en renvoyant dos à dos sceptiques et croyants (illusion de laquelle je suis revenu il y a plusieurs années maintenant), amenez plutôt des preuves sérieuses que le phénomène ovni relève d'une cause originale et exotique, qu'on en finisse. Et pas avec un résidu "d'inexpliqués" vermoulus, invérifiables, et donc à l'intérêt scientifique quasi nul.
Ce qui effarant, c’est que, englué dans votre doctrine, vous ne considérez même pas l’hypothèse HET comme une hypothèse de travail même si elle semble exotique. Elle est mise de côté sous prétexte que sa plausibilité est très faible !
Je ne la mets pas de côté. Je la mets à sa place, c'est-à -dire vers le bas de la pile. Ni plus ni moins. C'est très différent.
Cela en dit long sur votre ouverture d’esprit et sur la garantie qu’offre la démarche zététique dans la recherche de la vérité.
Commencez par envisager qu'il puisse ne rien avoir d'original derrière le phénomène ovni, et après seulement, vous viendrez me donner des leçons d'ouverture d'esprit. J'envisage toutes les possibilités - simplement, toutes les possibilités ne sont pas égales.
Contrairement à ce que vous inférez, cette hypothèse n’est pas antinomique avec la démarche scientifique
Ce n'est pas l'hypothèse extraterrestre en tant que telle qui pose problème, mais sa formulation par les ufologues - formulation qui n'est pas vérifiable.
Eric Déguillaume.