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La nécessité du hasard - Pour résumer : l'essentiel à retenir Imprimer Envoyer
Écrit par Florent TOURNUS   
Dimanche, 06 Avril 2008 01:00
Index de l'article
La nécessité du hasard
Qu'est-ce qu'une série aléatoire ?
Nous sommes de mauvais générateurs aléatoires
Le principe d'un test
Pourquoi utiliser un tirage au sort ?
Répondre par hasard, oui, mais comment ?
Tous les tirages au sort ne se valent pas
Une probabilité de réussite, conditionnelle
Une ou plusieurs expériences ?
Martingale ? Vous avez dit martingale ?
Tirage aléatoire sans contrainte
Un tirage peut-il nuire à l'expression d'un phénomène ?
Mauvais tirage et échec de test
Une situation dissymétrique
Pour résumer : l'essentiel à retenir
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Pour résumer : l'essentiel à retenir


  • Avec un vrai générateur aléatoire, toutes les issues possibles ont la même probabilité d'être tirées au sort, et le résultat est imprévisible.

  • L'être humain ne sait pas choisir réellement au hasard (en particulier, toutes les réponses possibles ne sont pas choisies aussi fréquemment quand les individus répondent « au pif »).

  • Pour trancher entre l'hypothèse du hasard et une hypothèse « extraordinaire », il faut pouvoir dire quels seraient les résultats obtenus par hasard lors d'une expérience.

  • Utiliser une bonne randomisation (tirage au sort) permet : de disposer d'un modèle précis pour comparer les résultats d'une expérience à ceux attendus « par hasard » ; de rendre la réussite « par hasard » à un test plus difficile.

  • La probabilité critique, notée p, mesure à quel point il est probable (ou « extraordinaire », lorsque p est très petit) d'obtenir un résultat comme celui qui est observé lors d'une expérience. En pratique, on fixe un seuil (généralement 5 % en parapsychologie) en dessous duquel on rejette l'hypothèse du hasard pour expliquer les résultats.

  • Il faut être vigilant lors de la détermination de la probabilité critique p : le modèle de « réponse au hasard » n'est pas forcément adapté à la situation (un individu ne répond jamais réellement au hasard). Par ailleurs, il existe parfois des « stratégies » de réponse par hasard (qui peuvent être suivies inconsciemment) augmentant la probabilité de réussir un test.

  • Tous les tirages de la « bonne réponse » lors d'un test ne se valent pas : la valeur de la « bonne réponse » modifie la probabilité de réussir le test « par hasard » et la probabilité critique est une probabilité conditionnelle.

  • Utiliser plusieurs fois le même tirage aléatoire pour des expériences distinctes peut introduire un biais.

  • Lorsque la « bonne réponse » d'une expérience est déterminée par tirage au sort « sans contrainte » (par opposition à des arrangements ou des combinaisons vérifiant certaines propriétés), toutes les « stratégies » de réponse par hasard sont équivalentes. Avec une bonne randomisation, il n'y a pas de « martingale ».

  • La randomisation (ou l'absence de randomisation) lors d'une expérience ne change rien du point de vue d'un « sujet psi » possédant une capacité « extraordinaire » : pour une « bonne réponse » donnée, il n'est pas possible de savoir si elle provient d'un tirage au sort ou d'un choix humain.

  • Un « mauvais » tirage au sort peut expliquer un résultat qui semble « extraordinaire », mais ne peut être invoqué pour expliquer l'échec d'un « sujet psi » censé posséder une capacité « extraordinaire » (ou alors, il faut revoir sa prétention).

  • L'hypothèse du hasard et l'hypothèse « extraordinaire » concurrente ne sont pas traitées à égalité : on privilégie toujours la première lorsque les résultats sont conformes au hasard. Ceci traduit le principe d'économie en sciences.