Page principale Divertissement Chroniques zétético-musicales n°07 : Greydon Square, le Carl Sagan noir
Chroniques zétético-musicales n°07 : Greydon Square, le Carl Sagan noir Imprimer Envoyer
Écrit par Richard MONVOISIN   

 

Cet article est paru dans notre newsletter n°39 en septembre 2008.

 

Vous prenez un orphelin californien, Ellie Collins, vous lui faîtes faire la guerre en Irak de 2004, vous le ramenez écœuré, vous lui faîtes tellement étudier la mécanique quantique à la fac qu’il en abandonne sa foi en Dieu, et hop, vous obtenez Greydon Square, le premier rappeur athéiste rationaliste militant. Et c’est très bon.

 

 

To battle me you need to reason clearly
Now I'm not sayin fear me
But at least be versed in punctuated equilibrium theory
Grand unified fields, quantum mechanics and dark planets
With logic that's sharper than a blade of d'Artagnan's
To destroy arguments of creationists who cant stand it
Then they try and hit me with the wager
Who? Pascal's wager. Who? Pascal's wager.
Now that's a fool's bet
And against the intelligent it's useless
Really ? You bet ?

Traduction :
Pour me combattre, il te faut raisonner clairement
je ne dis pas de me craindre
mais au moins soit versé dans la théorie de l'équilibre ponctué,
des grands champs unifiés, la mécanique quantique et les planètes noires.
Avec une logique plus aiguisée que la lame de d’Artagnan
Pour détruire les arguments des créationnistes qui ne le supportent pas
Alors ils essayent de m’atteindre avec le pari
Qui ? Le Pari de Pascal*. Qui ? Le Pari de Pascal.
C’est vraiment un pari stupide
Et devant l’intelligence c’est inutile
Vraiment ? Tu paries ?

Voir l’extrait de son Album The Compton effect (2007).

Vous pourrez l’écouter dans l’épisode 82 du podcast Skepticality ou le regarder à l’œuvre dans ce petit contest de l’an passé, lors duquel il porte un T-shirt The Black Carl Sagan pour lequel je serai prêt à devenir noir.

*« Pesons le gain et la perte, en prenant choix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter. », Pensées, Blaise Pascal (1670).

Richard Monvoisin