Radiesthésie : un article méconnu de Bovis Imprimer
Écrit par Nicolas Vivant   
Jeudi, 15 Mars 2012 12:16

Les passionnés de radiesthésie ou de géobiologie ont forcément entendu parler de Bovis et de sa fameuse "échelle". Pour beaucoup, il s'agit d'un étalon bien utile quand il s'agit de mesurer le "taux vibratoire" d'un objet, d'un lieu ou d'une personne. Mais que sait-on de Bovis, de l'origine de sa découverte et des prises de position qui furent les siennes ?

Bizarrement, on connait peu de choses sur ce personnage dont le nom et l'invention ont fait le tour du monde au point qu'on parle dorénavant d'"Unité Bovis" (souvent simplifiée en "UB"). Une fois n'est pas coutume, Wikipedia semble ne pas être le site le mieux informé et c'est sur esowatch.com qu'on trouvera l'information la plus complète. Première chose notable : il semblerait que Jacques Bovis, personnage contemporain et petit-fils du célèbre radiesthésiste, soit à l'origine de la renommée de son ancêtre. Si tout le monde semble à peu près d'accord sur ses dates de naissance et de décès (il serait né en 1871 et décédé en 1947), un doute subsiste sur son véritable prénom. Est-ce Antoine ? Anton ? Alfred ? André  ?

Aucun article en ligne ne nous permet de lever le mystère. En cherchant un peu sur Bovis (la radiesthésie était le thème de la dernière réunion mensuelle de l'observatoire zététique), j'ai réalisé que le seul document authentique émanant de lui et qu'on peut consulter en ligne a été publié par le journal sceptique américain "The Skeptic". Il s'agit d'un fichier PDF en français que vous pouvez consulter ici et qui est une transcription des propos tenus par Bovis lors du Congrès International de Radiotellurie de Nice, en 1935. Signé "A. Bovis", il ne permet pas d'en apprendre beaucoup plus sur son prénom mais on découvre comment il s'est fait une opinion sur les pyramides égyptiennes et les propriétés particulière qu'il prétend avoir découvert.

Article de A. BovisEn fouinant sur le net, et notamment sur le site de la Bibliothèque Nationale de France, j'ai mis à jour une autre publication de Bovis. Il s'agit d'un article écrit en avril 1935 et qui a été publié par la revue "L'astrosophie". Rien de nouveau pour ce qui concerne le prénom, le papier est signé "A. Bovis". L'intérêt de cette petite publication réside dans la présentation qu'il fait de son "biomètre" (le cadran qui servira de base à l'établissement de la fameuse "échelle"), dans un aveu qu'il fait que "sa conception sort un peu des données scientifiques connues" et dans la pratique qu'il décrit : sur la base des deux articles connus, et contrairement à la façon dont la radiesthésie est généralement pratiquée aujourd'hui, Bovis commençait par orienter géographiquement son cadran. Muni d'une boussole, il repérait d'abord le nord magnétique avant de disposer son "biomètre" et d'entamer sa série de mesures. On y apprend également qu'il présidait la "Société de Radiesthésie de la Côte d'Azur". D'autres considérations, plus techniques, intéresseront peut-être les praticiens aguerris.

Je n'ai trouvé de référence à cet article nulle part sur internet. Si un site a pris la peine de mettre en ligne tous les exemplaires de la revue "l'Astrosophie", l'écrit de Bovis semble ne pas avoir été particulièrement remarqué. C'est d'autant plus étonnant que les traces laissées par A. Bovis sont rares. L'article en question est consultable directement en suivant ce lien. Puisse-t-il être utile à quelqu'un.