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Barreurs de feu, coupeurs de feu, panseurs de secret Imprimer Envoyer
Écrit par Nicolas Vivant   
Mercredi, 21 Décembre 2005 16:28

Réponse faite sur notre liste de discussion à une question fréquente et pour laquelle on trouve bien peu d'informations en ligne :

FeuAP : Qu'est-ce c'est que le fait de "BARRER UNE BRÛLURE" ???

NV : C'est le fait de faire appel à un praticien qui, par une action qui peut être variable, va "traiter" une brûlure à distance. Certaines pratiques sont proches du magnétisme (passes à une dizaine de centimètres de la brûlure), d'autres sont de l'ordre du "secret" (formules secrètes qui se transmettent et qui permettent de "traiter" à distance), par téléphone notamment.

AP : Le père d'un collègue pratique cette sorte de ... pratique et me dit que cette pratique est courante, ancestrale, reconnue, parfaitement maitrisée, et pratiquée dans les centres de grands brûlés.

NV : Pas faux, mais largement exagéré. C'est une pratique courante, c'est vrai. Je sais qu'il existe au moins un service d'urgences (celui de l'hopital de Thonon-les-Bains) qui fait régulièrement appel à des barreurs de feu pour une action par téléphone. D'autres le font-ils ? Difficile à dire... à chaque reportage sur le sujet je fais le pari qu'on va parler de l'hopital de Thonon et je gagne. J'en déduis qu'ils ne doivent pas être si nombreux que cela.

AP : Quelqu'un aurait-il des références, explications zet, informations concernant la guérison miraculeuse de brûlures cutanées par la prononciation de phrases clefs et fonctionnant même au téléphone ?

Que revendiquent les barreurs de feu ? Quels sont les faits qui sont mis en avant par les patients ?

Principalement deux choses:
- disparition de la douleur (souvent en 15 minutes)
- disparition de toute trace après une semaine et absence de cicatrice.

Je ne doute pas que, très souvent, c'est effectivement ce qui se produit. Tu parles de guérison miraculeuse, comme la plupart des gens. Mais c'est l'ignorance de ce qu'est vraiment une brûlure qui est à l'origine de cette étonnement. Les brûlures sont classées en 4 catégories : 1er degré, 2ème degré superficiel, 2ème degré profond et 3ème degré. Tu trouveras, dans les liens à la fin de ce mail, les paramètres qui permettent de faire la classification.

La douleur

Une chose à savoir : plus la brûlure est sérieuse, moins elle est douloureuse. Une plaie très profonde peut n'être pas douloureuse du tout, parce que les récepteurs sensitifs sont détruits. Une brûlure du 1er degré est très douloureuse. Une brûlure de type 2ème degré superficiel aussi... cette douleur disparait fréquemment, et d'elle-même, dans l'heure (notamment si on a le réflexe, fréquent, de la mettre sous l'eau).

La cicatrisation

Les brûlures du 1er degré et 2ème degré superficiel ne laissent pas de cicatrices. Il ne subsiste, dans la plupart des cas, aucune trace après une période d'une semaine à 10 jours.

Le traitement

La recommendation pour une brûlure du 1er et 2ème degré est la suivante (on parle de la règle des trois 15) : 15 minutes sous une eau à 15 degré avec un angle de 15 degrés environ par rapport au filet d'eau. Les guérisons spontanées, même dans le cas de brûlure du 2ème degré, sont courantes.

Conclusion

Les faits allégués n'ont rien de particulièrement étonnants. Pour autant, comment ne pas être impressionné quand, après 5 minutes de prières, la douleur finit par s'estomper ? Et qui sait que, dans le cas des brûlures, on a d'autant moins de chance d'avoir une cicatrice que la douleur est forte ? Qui accepterait sans se révolter de s'entendre dire : "Ne vous inquiétez pas, madame. Votre fils a une brûlure du 2ème degré, on va attendre une petite heure et ça va passer" ? La prise en compte du patient, dans ses aspects psychologiques autant que physiologiques, passe parfois par le recours à ce type de pratique. Une fois de plus, pas grand chose de condamnable. Le service est gratuit, il est parfois proposé et jamais imposé, et la plupart des gens sont satisfaits.

Notre rôle est simplement de nous interroger sur les raisons de cette satisfaction. Pour que chacun puisse faire le choix de sa prise en charge, en connaissance de cause.

 

Commentaires  

 
+3 # Thiebault 02-11-2015 22:41
Par cet article, l'auteur cherche à relativiser l'effet produit par l'action d'un barreur de feu.

Il nous explique que les brûlures des deux premières catégories sont les plus douloureuses mais que la douleur s'estomperait d'elle-même, sans aucune action.

Il nous explique qu'il est possible de stopper la douleur en passant la zone brûlée sous un jet d'eau pendant 15 minutes.

Oui mais quid de ceux dont la douleur a été soulagée endéans le quart d'heure sans avoir passé la zone brûlée un quart d'heure sous l'eau ?

Je me souviens avoir été brûlé à la main, au 2e degré superficiel. J'avais 5 ou 6 ans, brûlure à la paume de la main après avoir touché un fer à repasser. Je suis heureux de savoir que la douleur a passé après un quart d'heure et que le sentiment que j'ai éprouvé pendant plusieurs jours n'était que le fruit de mon imagination.

Cet article manque de consistant dans sa façon de questionner la pratique des barreurs de feu.
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-6 # Thiebault 02-11-2015 22:50
C'est ça, la zététique ? Pondre des erreurs, voire des mensonges, dans le seul but de nier des évènements surnaturels ?

Je cite l'auteur de cet article fantasque : "Les brûlures du 1er degré et 2ème degré superficiel ne laissent pas de cicatrices. Il ne subsiste, dans la plupart des cas, aucune trace après une période d'une semaine à 10 jours."

Je cite maintenant un site spécialisé (www.brulures.be/.../fr) : "2e degré superficiel: à partir des nombreux éléments épithéliaux qui subsistent encore, il se produit une réépithélisatio n spontanée, la guérison étant obtenue dans les deux à trois semaines."

Pour avoir eu une telle blessure, je peux confirmer ce délai de deux à trois semaines.

Pour ce qui est de la douleur qui disparaîtrait endéans l'heure, je renvoie l'auteur à ses études. Qu'il évite d'écrire sur un sujet qu'il méconnaît totalement, avec pour seule intention de se donner le sentiment de réfléchir. Son article est d'une nullité rarissime.
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